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vendredi 17 janvier 2014

Communiqué de presse : F. Hollande a écrit la feuille de route des élus locaux : « Tout pour le Medef » !

Le Mans, le jeudi 16 janvier 2014,

F. Hollande a écrit la feuille de route des élus locaux : « Tout pour le Medef » !

Désormais, François Hollande ne cache plus la ligne sociale-libérale qu’il fait sienne depuis des mois (Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi, Crédit Impôt Recherche,…).

La feuille de route pour les futurs élus municipaux, départementaux et régionaux, est claire : une austérité de 35 Mds sur les collectivités et la Sécurité Sociale au bénéfice des entreprises.

Les cotisations familiales des entreprises seront donc supprimées à l’horizon 2017.

C’est un bouleversement significatif qui va mettre dans l’insécurité le budget de la Caisse Nationale d’Allocation Familiale et des CAF départementales.

Cette décision aura un impact important sur les politiques des collectivités. Elle freinera le développement des établissements publics d’accueil de la petite enfance (crèches, halte-garderie, etc.), rendra donc plus difficile la conciliation vie familiale-professionnelle, et par conséquent creusera les inégalités hommes-femmes. Par exemple, la CAF de la Sarthe contribue de façon sensible au fonctionnement des communes (Ville du Mans : 5,8 millions d’euros/an, soit environ 10 points d’impôt)

C’est aussi toute la politique du logement qui va s’en trouver impactée car quid des allocations logement et du Fonds de Solidarité Logement (FSL) qui contribuent à l’équilibre économiques des bailleurs sociaux. Au moment où il faut faire face à la difficulté sociale et à la transition énergétique, c’est l’horizon d’une écologie sociale qui est gommée avec ce choix.

Par ailleurs, les centres sociaux qui servent d’accès aux droits des plus modestes dans les quartiers se verront fragilisés dans leurs financements.

Enfin, la réforme des rythmes scolaires et les politiques éducatives seront elles aussi dans l’œil du cyclone libéral.

Et pourtant, une politique de lutte contre le chômage et de développement de l’emploi passe par une politique ambitieuse donnant les moyens aux collectivités territoriales, investisseurs publics à hauteur de 70 % dans les territoires, de mener à bien la transition écologique, notamment dans le logement.

A contrario, François Hollande enfonce encore un peu plus les collectivités territoriales.

Patrice PERDEREAU
Elu Progressiste Ville du Mans - Le Mans Métropole

vendredi 10 janvier 2014

Communiqué de presse des élus progressistes

Nous avons décidé de quitter le Parti de Gauche pour protester contre l’exclusion de notre camarade François Edom. A notre sens, ces méthodes expéditives sont dépassées pour régler des divergences politiques. Nous étions nous-mêmes parcourus par des interrogations semblables concernant la stratégie municipale très rigide de notre parti, ne laissant aucune place à l’appréciation locale. Suite à notre départ, Jean-Claude Boulard, tête de liste Le Mans Pour Tous, nous a proposé de rejoindre sa liste dans les termes encore rappelés dans la presse locale le samedi 4 janvier. Après quelques échanges, nous déclinons cette offre. Nous préférons en rester au vote en faveur de l’autonomie des militants de notre parti. Enfin, s’adressant seulement aux élus sortants, cette offre n’était pas de nature à favoriser le renouvellement de notre sensibilité politique. Malgré les incertitudes qui pésent sur le Front de Gauche, nous demeurons néanmoins attachés à la démarche de construction d’un Front de Gauche antilibéral et écologiste. Mais, nous le voulons ouvert et rassembleur au cœur de la gauche et, donc ouvert à des majorités de gauche alternatives au social-libéralisme actuel. Notre groupe avec la vingtaine de militants qui le composent continuera de s’investir et d’agir sous d’autres formes que l’action municipale en faveur d’une gauche de transformation sociale et écologiste.

Patrice PERDEREAU Maryse BERGER Chantal HERSEMEULE

vendredi 15 novembre 2013

Intervention de Maryse BERGER sur les centres municipaux de santé

Conseil Municipal du jeudi 14 novembre 2013

Intervention sur un centre municipal de santé dans le cadre du vote du Contrat local de santé.

" Monsieur le Maire, mes chers collègues,

Dans le domaine de la santé, les communes sont dans une situation paradoxale : elles n'ont que peu de compétences « officielles » en matière de santé, essentiellement des prérogatives relevant de l'hygiène, et comme employeur, de médecine et d'hygiène du travail pour le personnel communal; pourtant, elles sont en première ligne, en tant que niveau de collectivité le plus proche de ses concitoyens, devant les difficultés actuelles d'accès aux soins dits de premier recours.

Ces difficultés sont de plusieurs ordres :

- D'abord, la démographie médicale des généralistes est en chute libre. C'est vrai dans la Sarthe et au Mans, où l'âge moyen des médecins est élevé, autour de 56 ans. Et ceux qui partent en retraite éprouvent une vraie difficulté à trouver leur remplaçant. Ainsi, sur les 117 généralistes exerçant dans notre ville, la perspective à 5 ans, c'est la diminution d'un tiers, ce qui nous ramènerait au chiffre tout à fait insuffisant de 77 généralistes pour 150 000 habitants. Cela représente une densité de 51 médecins pour 100 000 habitants à comparer par exemple avec les chiffres actuels de Loire Atlantique autour de 110.

- De plus, les mentalités évoluent, et les jeunes médecins, qui sont en grand nombre des femmes,( 80% d'étudiantes dans les facultés de médecine de Nantes et Angers) ne veulent plus travailler comme leurs aînés. C'est une étude récente de l'Ordre des médecins qui le montre: ils ou plutôt elles souhaitent majoritairement travailler en équipe, et être salarié(e)s, dans des structures où ils (elles) sont déchargé(e)s des tâches administratives et où ils (elles) peuvent véritablement exercer la médecine à temps plein.

- A tout cela s'ajoute qu'avec l'aggravation de la crise, beaucoup de gens pour des raisons économiques, renoncent aux soins, ou vont directement aux urgences de l'hôpital pour des situations ne relevant justement pas de l'urgence, encombrant un service où les soignants sont déjà soumis à une forte pression.

Bref, tous les élus sont très conscients de ces difficultés et un groupe de travail de la majorité municipale, mené par Martin Combe et moi-même travaille depuis plus d'un an à essayer de trouver des solutions. Je regrette de ne voir qu'un petit paragraphe incomplet, concernant la proposition particulièrement étudiée, d'un centre municipal de santé. Un tel centre présente de nombreux avantages. Non seulement les médecins y sont salariés, mais la pratique du tiers-payant y est obligatoire, ce qui est très important pour les patients. Quand ces derniers franchissent la porte d'un centre de santé, ils sont assurés de s'acquitter au plus du ticket modérateur pour régler leur consultation (6,90 euros) et de bénéficier de la gratuité s'ils ont une mutuelle. Aujourd'hui, ces centres municipaux se développent (plus de 70 projets en France), et c'est légitime puisqu'un rapport de l'Inspection Générale des Affaires Sociales de juillet dernier en souligne toute la pertinence. Les inspecteurs reconnaissent que les centres ont -je cite- « une réelle utilité sanitaire et sociale...répondent aux préoccupations financières d'accès aux soins...accueillent des populations plus précaires ...et répondent aux attentes d'une bonne partie des jeunes professionnels. » Je rappelle qu'en Sarthe deux communes, qui ne parvenaient pas à attirer des libéraux, ont déjà choisi avec succès cette option, les communes de La Ferté-Bernard et de Connéré. D'ailleurs les maires ont participé en octobre dernier au congrès de la Fédération Nationale des Centres de Santé et le maire de Connéré y a reçu un prix. Cette distinction récompense la création de son centre qui répond aux attentes d'une politique de santé nouvelle et exigeante. Il me paraitrait légitime que Le Mans suive leur exemple, d'autant que la ministre de la santé Marisol Touraine, présente à l'ouverture du Congrès a bien souligné que les centres de santé « occupaient une place qui doit être confortée et renforcée ».

Je propose donc au conseil d 'adopter le principe de création d'un centre municipal de santé qui pourrait entrer en cohérence avec les actions de prévention et d'éducation à la santé développées dans le contrat local de santé adopté par le Conseil Municipal. Ces deux volets, prévention et éducation à la santé font en effet partie des missions obligatoires des centres de santé."

Maryse BERGER

Intervention de Patrice PERDEREAU lors du Débat d'Orientations Budgétaires 2014 pour la Ville du Mans

Conseil municipal du jeudi 14 novembre 2013

Intervention lors du Débat d'Orientations Budgétaires 2014

" Monsieur le Maire, mes chers collègues,

Si le rapport d’orientations budgétaires qui nous est fourni ce soir montre que notre collectivité a réalisé des investissements conséquents, et a donc soutenu l’emploi local et maintenu un haut niveau de service public, il montre aussi qu’il est fort à craindre que notre capacité d’action se complique dans les prochaines années.

Au stade actuel de l’examen de la Loi de Finances 2014, la baisse des dotations de l’Etat est importante et qualifiée de « recul historique » par vous-même Monsieur le Maire, engendrerait pour la Ville du Mans une perte de recettes évaluée à 1,255 M d’euros, soit un peu plus de 2 points d’impôt. Il ne s’agit ni plus ni moins d’une politique d’austéritaire voulue par la Commission européenne et menée en direction des collectivités territoriales, alors que leur dette pèse pour moins de 10 % de la dette publique, et qu’elles représentent plus de 70 % de l’investissement public dans les territoires, et ont donc par la même un rôle capital pour maintenir l’activité économique, la développer et engager la planification écologique.

A cette politique d’austérité s’ajoute la hausse de la TVA, impôt le plus injuste socialement, qui impactera le budget des ménages, dès le 1er janvier 2014, mais aussi celui de notre collectivité sur ses dépenses de fonctionnement (énergie), aux alentours de 200 000 euros.

Dans le cadre de cette mandature, notre majorité avait fait le choix de recourir modérément à la hausse de l’impôt local, située au niveau de l’inflation, afin de réaliser des équipements structurants pour notre ville et c’est une bonne chose. Seulement, depuis 2010 et la suppression de la taxe professionnelle par Sarkozy, les recettes fiscales des collectivités ont été modifiées, entrainant un transfert massif de l’impôt local (TH et foncier bâti) vers les ménages, sur qui repose désormais 74 % du produit local de l’impôt.

Je vous signale au passage que la suppression de la TP n’a pas inversé la courbe du chômage en Sarthe ! Et il en sera de même avec les 20 Mds d’euros de cadeaux offerts par François Hollande aux entreprises, au titre du Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi ?! Ce sont ces mêmes 20 Mds qu’il faut trouver auprès des ménages et des collectivités territoriales !!

C’est dans ce contexte que nous aurons à mettre en place une réforme des rythmes scolaires qui générera une dépense nette d’1,5 M d’euros. Je ne reviens pas sur le principe de cette réforme que je considère comme nécessaire puisqu’elle se soucie du rythme biologique de l’enfant même si le décret Peillon me provoque des inquiétudes concernant l’avenir de l’école républicaine.

C’est évoqué dans le document mais je l’avais dit lors du précédent Conseil municipal qui a abordé les enjeux de la réforme des rythmes scolaires, on aurait pu dans le document développer un peu plus l’ambition éducative de la collectivité et son intention d’améliorer et professionnaliser encore plus le métier d’animateur car avec cette réforme, le temps périscolaire dépassera le temps scolaire. Nous basculons dans une autre époque et nous n’en parlons pas ou peu.

Il aurait certainement fallu aussi prendre un site scolaire et montrer que la question des locaux est essentielle et que l’école doit être de plus en plus pensée comme une cité éducative.

Une école aurait pu être prise en exemple comme l’école Camille Claudel car il y aura certainement des sommes supplémentaires à consacrer à l’adaptation des locaux des écoles pour stocker les équipements nécessaires aux activités périscolaires, ou bien à la mise à disposition d’espaces de travail pour les responsables des activités.

Mes chers collègues, vous l’avez compris, le groupe des élus Progressistes-Parti de Gauche souhaite conserver, malgré le contexte difficile à venir, un haut niveau de services rendus à la population mancelle. Et je termine en l’exemple des travaux de la mutualisation de la nouvelle Cuisine centrale qui dégageront 580 000 euros d’économie en termes de fonctionnement.

Là aussi, j’aurais souhaité que cette somme soit fléchée vers le développement de l’utilisation de produits d’origine « bio » labellisés pour la fabrication des repas scolaires et vers la construction d’une filière maraichère bio.

Nous avons des pépinières d’entreprises, des ateliers relai pour l’industrie et le tertiaire, pourquoi pas une ou plusieurs ferme-pépinière collective et participer à ce projet stratégique qu’est la transition écologique de nos sociétés productivistes.

Voilà, mes chers collègues, les quelques réflexions que je tenais à faire à l’occasion de ce débat d’orientations budgétaires."

Patrice PERDEREAU

jeudi 3 octobre 2013

Entretien du Maine Libre avec Maryse BERGER sur le règlement local de publicité

Quelles sont les règles aujourd'hui en matière d'affichage publicitaire ?

La Ville du Mans a adopté en 1985, un règlement local de publicité qui régit l'affichage sur le territoire. Les communes ne sont pas obligées d'adopter un règlement local et peuvent tout à fait appliquer la réglementation nationale. C'est d'ailleurs le cas de bon nombre de communes de la communauté urbaine de Le Mans Métropole.

Pourquoi la municipalité veut-elle modifier la réglementation ?

Nous avons été incités à entamer cette modification par le collectif Anti pub 72, qui s'inquiétait de l'arrivée de nouvelles formes de publicité avec affichage numérique. Ce collectif nous a invités à participer à l'une de leur réunion l'an dernier. A l'issue de rendez-vous, j'ai proposé au maire de se pencher sur la question. Nous avons reçu plusieurs fois le collectif et nous nous sommes engager à lancer cette Procédure.

Quels vont être les axes de travail ?

Evidemment, en 2013, il y a tout un tas de formes de publicité qui n'existaient pas en 1985, à commencer par les panneaux lumineux à affichage numérique. Ce sont des données que nous allons devoir prendre en compte. Nous allons également devoir nous conformer au Grenelle II de juillet 2010 qui modifie complètement la réglementation nationale.

Enfin, ce nouveau réglement aura également pour objectif de préserver le paysage urbain pour enforcer la qualité du cadre de vie manceau. Cela veut dire également préserver le patrimoine naturel pour la candidature de la Cité Plantagenêt au patrimoine mondial de l'humanité.

Combien de temps va prendre cette démarche ?

La procédure est très lourde. Elle est équivalente à un plan local d'urbanisme. Il y a des étapes et des délais incompressibles à respecter. De plus, ce règlement local de publicité est une démarche municipale qui doit nécessairement être votée au niveau communautaire. Les quatorze communes de Le Mans Métropole sont donc concernées.

Quelles sont les étapes à suivre ?

Nous allons tout d'abord réaliser un état des lieux de la publicité sur le territoire. Où sont les panneaux, quelles sont leurs dimensions, à quelle distance sont-ils placés les uns des autres ? Ensuite, nous devrons réaliser une enquête publique auprès des habitants. Les annonceurs vont également être consultés. Il va donc falloir compter deux ou trois bonnes années avant que le nouveau règlement soit définitivement adopté.

 

mardi 1 octobre 2013

ValorPôle 72, un centre de tri nouvelle génération

Le traitement des déchets implique de se battre sur plusieurs fronts comme le fait Claude Picault, en charge de la propreté sur l’agglomération mancelle.

Avec le nouveau tri sélectif mise en place avec succès à la fin de l’année 2012, ce sont de nouvelles habitudes que chaque concitoyen a pris en mettant dans des bacs verts le papier, le carton, le plastique, et les emballages métalliques. Cette petite révolution de la collecte sélective s’appelle la collecte en mélange (mono-flux pour les professionnels).

Une fois effectuée, en amont, la collecte en mélange suppose que le tri en bout de chaîne soit techniquement possible et efficace. Ca l’est ! Constitué par l’alliance des sociétés Passenaud et Sita, le nouveau centre de tri ValorPôle 72 répond à cette exigence. Il a récemment, le 13 septembre dernier, été inauguré après un an d’exploitation et 22 000 tonnes de déchets. Ce centre est parmi les plus modernes de France actuellement.

Par semaine, ce sont entre 300 à 400 tonnes de déchets produits par presque 310 000 sarthois. Le Mans Métropole en partenariat avec sept autres communautés de communes a permis ce démarrage. Une vingtaine de salariés actuellement procède au tri des derniers déchets que machines, souffleries, trieuses optiques n’ont pu détecter.

ValorPôle 72 ne fonctionne pas encore à plein régime puisque l’usine a été conçue pour une capacité de 45 000 tonnes de déchets par an. Mais d’autres collectivités locales pourraient être intéressées par cet équipement dont l’utilisation est facturée aujourd’hui 115 € la tonne à Le Mans Métropole, prix en deçà de la moyenne nationale.

Fort heureusement, l’argument financier ne se joue pas au détriment d’une valorisation optimale des déchets qui sont acheminés après tri vers des filières de recyclage pour être transformés.

lundi 30 septembre 2013

Une nouvelle Nuit des chercheurs réussie

Une nouvelle fois, je n’ai pas été déçu et ma curiosité en a eu plein la mirette lors de la nouvelle Nuit des chercheurs. C’était la 4ème édition ce vendredi au Carré Plantagenêt.

Tout d'abord, le lieu est très sympa et il a aussi permis de montrer pour la première fois les travaux de recherche réalisés sur nos collections archéologiques. Dès l’entrée, les organisateurs ont donné le ton de la vulgarisation intelligente, à portée de tous, en invitant le journal de Spirou à croquer les travaux du laboratoire d’acoustique de l’Université.

Tout était nouveau et très pédagogique.

Les chercheurs de l’Université du Maine ont vraiment réussi ce rendez-vous avec les profanes pour exposer leurs travaux et les enjeux concrets pour notre quotidien qu'ils représentent.

Pas moins de 600 personnes se sont déplacées et ont assisté à plusieurs animations, expositions et projections télévisuelles.

L’intérêt populaire pour cet évènement ne cesse de se confirmer d’année en année, les visiteurs appréciant la vulgarisation des travaux menés ainsi que la dimension ludique qui est proposée.

Cette Nuit des chercheurs a de nouveau été un succès qui à n’en pas douter continuera de l'être dans les années à venir, la passerelle étant créée entre les laboratoires scientifiques et les néophytes.

C’est un rendez-vous essentiel pour développer le goût de la science et entretenir le débat sur ses finalités au sein de la société. Un moment hautement citoyen.

Bravo…

Hébergement social d'urgence : que le gouvernement honore ses promesses de campagnes !

Le candidat Hollande avait promis dans sa proposition 22 la construction de 2,5 millions de logements intermédiaires, sociaux et étudiants, dont 150 000 logements « très sociaux » pour lutter contre la spéculation sur les loyers.

Car la réalité est incontestable, la crise du logement, qui est d’abord une crise locative, touche les familles les plus modestes (familles monoparentales et familles nombreuses).

Le projet de loi Duflot II n’est pas assez ambitieux, l’Etat continuant à diminuer ses aides à la construction de logements sociaux. Les associations qui œuvrent localement pour des solutions d’hébergement d’urgence en font malheureusement les frais au quotidien.

Dans notre ville, l’association Tarmac et le 115, dont les missions sont de régler les problèmes urgents d’hébergement, ont récemment tiré la sonnette d’alarme sur les difficultés auxquelles elles sont confrontées : suppression de moyens financiers et manque de solutions d’hébergement. Les demandes d’hébergement en urgence ayant augmenté de 30 % depuis 2012.

Bon nombre de personnes, de familles en demande d’asile, se retrouvent dans des situations de souffrance inacceptables, et ce malgré le dévouement des travailleurs sociaux.

Pourtant, à la vue du taux de logements inoccupés, des solutions existent, et l’Etat, via la Préfecture de la Sarthe, peut engager des conventions de partenariat avec les bailleurs afin de dédier des logements à l’hébergement d’urgence.

De manière plus générale, l’Etat doit assumer ses responsabilités en consacrant les moyens nécessaires à la résolution de situations familiales dramatiques et le Gouvernement honorer ses promesses en engageant une véritable campagne de construction de logements sociaux par un financement via la Caisse et des Dépôts et Consignation.

 

vendredi 27 septembre 2013

Institut du Risque et de l’Assurance : nouvel outil de valorisation de l’Université du Maine

Le tout nouveau bâtiment du département de mathématiques inauguré vendredi 13 septembre est non seulement une construction d’une superficie de 2 000 m2 répondant aux normes écologiques et environnementales mais il est surtout le lieu qui va abriter en son sein l’Institut du Risque et de l’Assurance (IRA). 

L’Institut du Risque et de l’Assurance est le résultat d’une coopération et d’une volonté commune aux mathématiciens, juristes et économistes de travailler ensemble. Cette collaboration sera tangible dans les offres de formation et les activités de recherche et d’innovation. 

L’Université du Maine démontre au travers de ce projet innovant sa capacité à s’inscrire dans le monde professionnel et à répondre à ses attentes.  

Avec l’institut européen d’acoustique (Le Mans Acoustique), l’Institut du Risque et de l’Assurance vient illustrer la stratégie de notre université qui structure ses laboratoires de recherche autour de thématiques pluridisciplinaires. Dans les tuyaux : l’institut d’Informatique des matériaux et des Sciences de l’Homme. 

Avec l’IRA, l’enjeu, pour l’Université du Maine, est d’accroître en ce domaine son attractivité en proposant un cursus qui puisse drainer des étudiants et des enseignants-chercheurs bien au delà du bassin local et au delà de nos frontières. La présence des MMA sur notre territoire n’est bien sûr pas sans compter dans ce projet. 

La concrétisation de ce projet tout comme d’autres initiatives (les journées Santé Territoire et Recherche …) est la preuve que l’Université du Maine a pris la mesure des enjeux actuels qui lui imposent adaptation et rayonnement.

« La Flambée se consume »

L’annonce des fermetures du foyer l’Etape et du lieu d’accueil La Flambée, les difficultés rencontrées par le 115 et le SIAO (service intégré d’accueil et d’orientation) ne sont dernièrement pas passées inaperçues.

Le personnel du 115, pourtant aguerri et formé à traiter des situations d’urgence et de détresse, a eu le courage d’alerter publiquement mi-septembre de son quotidien de plus en plus difficile car confronté à des restrictions budgétaires et à des exigences administratives.

La presse a fait écho de la situation des différents dispositifs d’accueil et d’hébergement d’urgence malmenés dont les missions sont remises en cause.

Jeudi 26 septembre, un certain nombre de personnes, des associations, les syndicats ont manifesté devant le bar « La Flambée », rue des ponts neufs pour dénoncer un durcissement des conditions d’accès et un appauvrissement des moyens financiers pour l’hébergement d’urgence.

Thierry Samain, délégué CGT, a eu raison de souligner qu’au travers de ce rassemblement « il s’agit de sensibiliser la population qui a de quoi vivre, à l’abandon des populations qui n’ont rien ».

Car, en vérité, nous sommes nombreux à méconnaître le travail de ces structures. Encore plus nombreux sommes nous à ne pas avoir conscience (ou à ne pas vouloir voir) que ces structures viennent en aide à des hommes, des femmes, des enfants, parfois des bébés.

Personne n’est à l’abri un jour de connaître les mêmes difficultés sociales. Face à la montée de la pauvreté et la précarité, la solidarité ne doit pas être un vain mot. Il est urgent de protester contre cette remise en cause sous-jacente de notre système de prise en charge collective.

L’état et les collectivités locales doivent poursuivre leurs interventions afin de garantir un niveau de solidarité qui puisse protéger les plus vulnérables. Avec d'autant plus d'urgence à l’approche de l’hiver !

vendredi 20 septembre 2013

Un million d’euros parce qu’ils les valent bien !

Nouvel épisode de la saga, bien plus qu’estivale, sur le devenir du Mans FC, où le sportif a été amplement relégué derrière l’institutionnel, le juridique et le judiciaire, le Conseil municipal avait à se prononcer sur une ultime démarche de notre collectivité pour « rassurer et convaincre » le Comité National Olympique du Sport Français (CNOSF) du soutien de notre collectivité, et peut être la Fédération Française de Football (FFF), si tant est qu’on puisse convaincre une Fédération obtuse !

 

Deux délibérations étaient donc à l’ordre du jour : la première sur l’attribution d’une subvention d’un million d’euros au centre de formation du club, et la seconde autorisant notre Maire à engager des négociations avec Le Mans Stadium sur le loyer à verser pour le MMArena.

Extrait de l'intervention de Patrice:

"Je suis bien conscient du fait qu’il faut qu’il y ait un club résident dans le stade, qui maintenant est là, et donc un club professionnel. J’ai bien compris qu’il est donc important que le Mans FC soit en National et puisse conserver son centre de formation...

J’ai bien compris aussi que nous avons là l’occasion de donner à la FFF et à la Ligue de Football Professionnel une bonne leçon de règles de droit car ce petit monde a appris depuis longtemps à vivre hors du droit, l'émission de France 2 cash investigation l’a encore bien montré il y a quelques jours...

Je ne m’opposerai donc pas aux délibérations.

Ceci étant dit, je ne peux m’empêcher de considérer le montant de la subvention ! En effet, un million d’euros revient à consacrer à chaque joueur en formation 17 000 euros.

La collectivité fait beaucoup en direction des étudiants, mais jamais un million d’euros n’ont été consacrés à quelques dizaines d’étudiants !"

C’est pourquoi je me suis abstenu sur le vote de l’attribution ce cette subvention. Le retour sur investissement porté en direction d’un étudiant est décidemment bien subjectif…

Patrice PERDEREAU

Presque 30 ans que les élus n’avaient pas débattu de publicité sur l’espace public !

Heureusement, jeudi 19 septembre, le conseil municipal a voté à l’unanimité une délibération engageant la Ville du Mans dans une procédure d’élaboration d’un nouveau Règlement Local de Publicité.

Notre collègue Maryse Berger a présenté ce dossier qui lui tient à cœur. Elle a travaillé en relation étroite avec le collectif « Stop Pub » et les nombreux citoyens excédés par cette pollution visuelle qui prolifère et repose sur l’idée d’une société de consommation sans limite. L’intervention citoyenne et la concertation ont permis d’aboutir à cette délibération.

Il est vrai qu’à plusieurs titres, iI était temps d’élaborer un nouveau Règlement Local de Publicité :

Tout d’abord, pour se conformer à la nouvelle réglementation entrée en vigueur depuis la loi Engagement National pour l’Environnement (ENE) du 12 juillet 2010 (le « Grenelle 2 »). Cette loi impose des contraintes plus fermes sur la densité des panneaux, leur espacement ou leur taille.

Ensuite, il apparaît urgent de modifier le règlement en vigueur datant de 1985 afin qu’il tienne compte à la fois des évolutions du territoire communal et des nouveaux modes d’expression (écrans vidéos, bâches, etc …).

Redéfinir au travers d’un RLP des restrictions et des priorités afin que la publicité respecte notre environnement et ne défigure pas notre ville représente un enjeu majeur, d’autant que Le Mans est candidate à l’inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO. Certes, la cité Plantagenêt est interdite de panneaux de même que certaines entrées de ville comme la route de Laval. Mais ne doit-on pas élargir l’interdiction à d’autres entrées de ville ?

A titre d’exemple, Maryse Berger a évoqué celle de Béner, entièrement réaménagée par la collectivité et réussie sur le plan de l’esthétique et de la sécurité. Pourtant elle est complètement gâchée par la jungle des panneaux publicitaires qui ont poussé sur le domaine public et surtout sur le domaine privé.

Dans les 6 mois à venir, il y aura donc beaucoup de travail en perspective pour réaliser l’inventaire de tous les panneaux et de toutes les enseignes !

jeudi 19 septembre 2013

Et si le Crédit Impôt Recherche servait vraiment à soutenir l’enseignement supérieur et la recherche publics

Ce mardi 17 septembre, le Président de l’Université du Maine a tenu une conférence de presse pour faire le point sur la prochaine année universitaire.

Malgré le gel des crédits de l’Etat, la situation financière de l’Université du Maine reste plutôt bonne car elle dispose encore de fonds de roulement. Mais depuis la loi relative aux Libertés et aux Responsabilités des Universités (LRU), elle ne cesse d’y puiser pour boucler son budget.

Alors l’avenir est moins radieux, nous dit l’équipe présidentielle, car l’Université du Maine n’aura bientôt plus à disposition ce fonds de roulement. En effet, la LRU du gouvernement Sarkozy et  les Responsabilités et Compétence Elargies (RCE) rendront la situation critique en 2016.

En terme d’effectifs, l’Université du Maine est sous dotée de 160 postes (corps enseignants et corps des agents techniques) et fonctionnent essentiellement en recrutant des enseignants contractuels, en tant que vacataires, qui sont rémunérés à l’équivalent SMIC.

Ce contexte austéritaire défavorable n’empêche pourtant pas de voir les effectifs étudiants de l’Université augmenté cette année, et ce depuis 2007. L’Université du Maine développe davantage ses formations d’enseignements supérieurs, en médecine et en langues étrangères notamment, et poursuit ses efforts d’investissements dans les locaux abritant le département de maths et l’institut du risque et de l’assurance (IRA), ainsi que le Centre de l’International et des Langues (CIEL). Le classement de l’Université du Maine s’est amélioré, passant au 11ème rang des villes moyennes.

Mais ces résultats sont le fait d’une gestion prudente et maîtrisée propre à la direction de l’Université du Maine !

Et si l’Etat soutenait mieux l’enseignement supérieur et la recherche publics ! Nous pouvons donner une piste très radicale qui consiste par exemple en une remise à plat totale de la niche fiscale que constitue le Crédit Impôt Recherche (CIR).

Les 5 Mds d’euros dépensés en 2011 par l’Etat, via ce dispositif CIR, auraient donné une belle bouffée d’oxygène aux universités, plutôt que de rentrer dans les caisses des entreprises qui, selon un rapport de la Cour des Comptes, l’ont utilisé comme un outil d’optimisation fiscale frauduleux.

lundi 16 septembre 2013

Sortir la finance de la vie communale !

Le capitalisme financier, non content d'asservir les Etats, s'est attaqué aux communes ! Les multinationales, les spéculateurs, les promoteurs sont autant de vautours qui rôdent autour des mairies, siphonnent les finances communales et détournent les services publics à leur profit ! Comment ? Avec le concours de l'Etat qui impose l'austérité aux collectivités, ils les poussent à se financer sur le marché, à faire appel aux agences de notation qui détiennent des pouvoirs hors normes. Les collectivités sont alors contraintes à des « réformes structurelles » pour trouver grâce aux yeux des capitalistes! Délégations de service public, partenariats public-privés, sociétés publiques locales. Tout y passe ! Ces trois modes de gestion, toujours plus répandus, assurent des mannes financières énormes aux multinationales, qui surfacturent les prestations, ne réalisent pas les investissements attendus et gèrent dans la plus grande opacité ! Et c'est nous qui les payons, à cause d'élus pourris acquis aux principes du capitalisme financier !

Il faut chasser ces charognards ! La puissance publique doit revenir au centre de l'économie ! Il faut réhabiliter le service public, garant de l'intérêt général et de l'égalité des citoyens ! Rétablissons, développons des services publics communaux pour les crèches, la petite enfance, les centres de santé, la restauration collective, les déchets, les pompes funèbres ! Instaurons des régies publiques de l'eau, des transports, de l'énergie ! Ce sont des mesures sociales, car nous baisserons les prix, démocratiques, car nous promouvrons l'implication citoyenne, et écologiques, parce que notre gestion sera soucieuse de l'environnement. Comment les financer? Le service est payé au prix coûtant par les usagers, et des taxes sur les sociétés peuvent aider. Puisqu'il n'existe pas d'entreprises prospères sans service public, il faut qu'elles participent au Bien commun. Maîtriser le foncier est aussi une urgence pour éviter la folle spéculation et l'explosion des inégalités. Enfin, l'hégémonie du capitalisme est culturelle. Attaquons ses moyens de propagande en créant des zones sans publicité !

La gestion municipale est éminemment politique. C'est un enjeu national ! Il faut donc pousser les parlementaires, le gouvernement et les associations d'élus à engager des réformes essentielles en termes de dotations, de fiscalité locale, de prêts à taux zéro. C'est une question de vie ou de mort pour les communes !

jeudi 12 septembre 2013

Municipales: le front de gauche en hausse

Un sondage de l’institut CSA est paru à propos des élections municipales, qui place le Front de Gauche à 10%. Ce résultat est encourageant. Bien sûr, nous n’avons guère confiance dans ce genre de thermomètre. Mais nous connaissons leur impact sur le moral des militants. En outre, il nous donne en hausse par rapport au sondage précédent. Encore une bonne nouvelle ! Pendant ce temps, l’UMP et le PS sont donnés en recul. Tout va bien ? Non bien sûr. Loin de là.

Immédiatement, les médias officiels répandent les fumigènes. Pour eux, l’événement du sondage ce serait la « poussée » du Front National. Pourtant, le FN est donné à 16%. C’est beaucoup, certes. Mais où est la percée ? Rappelons que Marine Le Pen a recueilli 17,9% des voix à la présidentielle. Avec les 16% que lui donne cet institut, son parti serait donc en recul.

L’événement de ce sondage, c’est le haut niveau du Front de Gauche. Le total des intentions de vote pour les partis de gauche est extrêmement faible. A peine 42% ! Dans ce naufrage annoncé, la seule lueur d’espoir, c’est le Front de Gauche qui est donné sans perte, presque au niveau de l’élection présidentielle. 

C’est vraiment remarquable. Car le Front de Gauche est handicapé. Plombé et souffrant d'une certaine confusion entretenue par les médias.

Or, les élections municipales se dérouleront dans un océan d’abstention. François Hollande sème la résignation dans tout le pays. Et la compétition de ses barrons locaux n’est pas faite pour mobiliser le peuple. De notre côté, pour mobiliser les nôtres, il faudrait de la clarté car le clivage peut mobiliser. C’est une des leçons que nous avons tirées de la campagne présidentielle et des législatives qui ont suivi.   

Les municipales doivent essayer de ne pas être une juxtaposition de querelles locales, mais un chemin national passant partout dans chaque localité, avec un programme d'opposition à l'austérité et au productivisme, car ce sont des élections politiques. Ce sera l'objectif des "Vendredis du Front de Gauche" qui vont commencer cette semaine et pendant tout le mois d'octobre.

mercredi 11 septembre 2013

Retraites : le premier avertissement de la rue !

Malgré des médias nationaux qui n’ont cessé de minorer l’ampleur des manifestations, la première journée de mobilisation contre la réforme injuste des retraites a bien été un succès : 400 000 personnes en France et plus de 4000 personnes au Mans.

Syndicalistes, membres de parti politique de gauche, jeunes et anciens, hommes et femmes, ont manifesté contre cette réforme qui n’est pas de gauche puisqu’elle ne va pas dans le sens du progrès pour tous, mais profite bien au patronat.

Ce sont 2,6 Mds de cadeaux sur les retraites qui arrivent après les 20 Mds offerts sur la compétitivité !!

C’est inouï pour un gouvernement de gauche sur un dossier aussi emblématique que celui des retraites…

Cette réforme porte un coup fatal à tous les français qui ont moins de 40 ans. En effet, avec l’allongement de la durée de cotisation à 43 ans, il est impossible de bénéficier d’une retraite à taux plein terminer sa carrière professionnelle à 70 ans, surtout quand le marché impose des études longues aux futurs travailleurs.

Qui peut imaginer un professeur tenir ses classes à 68 ans ?!!! Qui peut imaginer des professionnels de la santé administrer des soins aux patients à 68 ans ?!! Ces deux exemples suffisent à démontrer l’absurdité de cette réforme !

Et on comprend bien que le gouvernement Ayrault s’inscrit dans les pas des gouvernements Fillon et entend ainsi poursuivre la libéralisation du régime des retraites via un système de capitalisation individuelle… ce qui n’est pas tolérable dans une société riche comme la nôtre !

Non la réforme du gouvernement Ayrault n’est pas bonne !

Non la réforme du gouvernement Ayrault n’est pas une réforme de gauche !

Cette journée du mardi 10 septembre n’était que le début de mobilisations bien plus amples à venir dans les semaines prochaines, où nous continuerons à montrer notre détermination à combattre une réforme injuste imposée par Bruxelles.

Elle entérine la réforme Sarkozy alors que Jean-Marc Ayrault, alors Président du groupe PS à l’Assemblée Nationale, et François Hollande, député de Corrèze, employaient les mots les plus durs contre cette réforme, pendant que leurs camardes défilaient dans les cortèges comme notre collègue Marietta Karamanli au Mans.

samedi 7 septembre 2013

S’opposer au Medef, et pas le « cajoler » !


La réforme que le gouvernement veut faire voter au Parlement n’a rien de « juste» ou d’ « équilibrée ». 

Le patronat n’aura pas à verser un euro de plus. Jean-Marc Ayrault l’avait déjà annoncé au Medef le 27 août et Pierre Moscovici l’a confirmé lors de l’Université d’été du Medef : la hausse de la part patronale des cotisations retraites sera entièrement compensée par une baisse des cotisations de la branche famille et la baisse du « coût du travail » continuera. 

La réforme reposera donc uniquement sur le dos des salariés. Non seulement ils se voient infliger un allongement de la durée de cotisation mais ils devront payer pour compenser la baisse des cotisations patronales de la branche famille et assumer le coût des mesures prises en faveur de la pénibilité du travail que le patronat n’aura pas à prendre en charge puisque le « cout du travail » va continuer à baisser. 

Le recul de l’âge légal de la retraite de 60 à 62 ans est entériné par le projet actuel et met fin à la retraite à 60 ans de F. Mitterrand. L’allongement de la durée de cotisation prolonge les mesures prises par la droite en 2003. La droite avait allongé cette durée de 40 à 41,5 annuités (6 trimestres) entre 2003 et 2019 (16 ans). Le gouvernement veut aujourd’hui allonger cette durée de 41,5 à 43 annuités (6 trimestres) entre 2020 et 2035 (15 ans). Les salariés n’auront donc aucun répit : la durée de cotisation n’aura pas cessé d’augmenter entre 2003 et 2035.

Des millions de salariés s’étaient pourtant mobilisés en 2003 et 2010 contre l’allongement de la durée de cotisation et contre le recul de l’âge de la retraite et le Parti Socialiste leur avait donné le sentiment de les soutenir.

François Hollande dit avoir fait de la jeunesse une priorité de son quinquennat. Pourtant, ce sont les jeunes qui apparaissent comme les grands perdants des propositions actuelles de réforme. 43 ans de cotisation : c’est, comme le dit le syndicat étudiant UNEF, une absurdité pour une génération qui ne trouve toujours pas d’emploi. 

Le risque est grand que les jeunes perdent toute confiance dans le système de retraite par répartition, et que ceux qui en ont les moyens se tournent vers les illusoires retraites par capitalisation. C’est bien l’objectif recherché par le Medef et la droite. C’est tout notre système de protection sociale (santé, retraites, famille) qui est donc menacé. 

 

lundi 2 septembre 2013

Pour plus de reconnaissance des femmes dans le sport

Toutes les villes de France ont un stade, un gymnase ou une piscine qui porte le nom du baron Pierre de Coubertin, reconnu comme le créateur du sport moderne.

Malgré cela, Monsieur de Coubertin refusait aux femmes l'accès aux stades ainsi qu’aux installations sportives, car il ne souhaitait pas que les femmes s'exhibent, ni qu'elles cultivent leurs capacités physiques.

De fait, les femmes ont dû s'organiser et créer des sections féminines de sport parallèlement aux sections masculines.Ces clubs féminins ont dû leur essor à Alice Milliat qui fit en sorte que les femmes soient reconnues pour leur performance,et que le sport féminin trouve sa place aux Jeux Olympiques et dans toutes les sociétés sportives de l'époque.

En procédant à l’attribution du nom d’Alice Milliat au nouveau dojo qui a été inauguré ce samedi 31 août, la Ville du Mans rend ainsi hommage au rôle prépondérant qu’a joué cette femme dans la construction du sport féminin.

Pour le sport féminin d’aujourd’hui, la MMArena va accueillir deux évènements importants en fin d’année.

Le 7 septembre, à la suite de la journée Sport en fête, qui fera aussi la promotion du football féminin  pour tous les âges, l’équipe de foot féminine du Mans FC jouera contre l'équipe de Saint-Maur, dans le cadre du championnat de France de D2.

Le jeudi 28 novembre, l'équipe de France, jouera contre la Bulgarie dans le cadre de la qualification pour la Coupe du Monde 2015.

Le sport féminin n’est pas le casino des sportifs en pantoufle, ni le panthéon de sportives capricieuses, mais bien le modèle nécessaire aux adolescentes et aux femmes qui veulent juste éprouver leurs capacités physiques dans des activités exigeantes et ludiques.

Pour les femmes aussi, le sport donne la santé et une bonne confiance en soi. Tout le monde y gagne…

 

Chantal Hersemeule

Conseillère municipale, déléguée aux Droits des Femmes

vendredi 30 août 2013

Communiqué de presse au sujet de la réforme des retraites concernant les femmes

Communiqué de presse Parti de Gauche 72

Le Mans, le vendredi 30 août 2013

Retraites : Nouvelle cure d'austérité pour les femmes

 

Les femmes étaient déjà les premières victimes des politiques d’austérité menées par le gouvernement actuel. Temps partiels imposés, CDD, bas salaires... Et voilà que le gouvernement enfonce le clou avec son projet de réforme des retraites.

Jean-Marc Ayrault a beau jeu de souligner les inégalités dont sont victimes les femmes, sa réponse n’est pas à la hauteur du constat. Il propose en effet d’augmenter la cotisation, sur 4 trimestres par an, à l’ensemble des femmes à temps partiel pour leur permettre de percevoir une retraire équivalente au SMIC !

Pourtant nul besoin d'être sorti de l'ENA pour savoir que l’allongement de la durée de cotisation va lourdement pénaliser les femmes ayant eu des carrières interrompues. La mesure compensatoire proposée par le gouvernement, compensation journalière des congés maternels dans le calcul des retraites, ne concerne en moyenne que 16 ou 32 semaines sur plus de 2000 semaines d’activités au total ! De qui se moque-t-on ?

Une fois de plus, le premier ministre passe à côté de l'urgence : ce dont ont besoin les précaires, femmes comme hommes, c'est d'une réelle volonté politique de lutter contre le travail précaire, de supprimer le temps partiel contraint. Pour nous, la retraite doit être à 60 ans à taux plein, équivalente au SMIC pour toutes et tous…

A l'appel des syndicats, un mouvement de grève est dores et déjà annoncé le mardi 10 septembre dans les villes françaises.

Soyons nombreux et nombreuses à manifester notre désaccord envers cette réforme injuste !

 

Chantal HERSEMEULE

jeudi 29 août 2013

Communiqué de presse du PG 72 au sujet de la réforme des retraites

Communiqué de presse - Parti de Gauche 72

 

 Le Mans, le jeudi 29 août 2013

 

               Le gouvernement Hollande entérine et accroit la réforme Sarkozy

 

La réforme des retraites annoncée par Jean-Marc Ayrault fait froid dans le dos. Elle obéit aux injonctions de Bruxelles et dément les prévisions optimistes de François Hollande sur la reprise : les déficits annoncés en 2020 tablent sur le même niveau d’emploi qu’aujourd’hui !

La retraite à 60 ans est définitivement enterrée. L’extension de la durée de cotisation va se poursuivre pour atteindre 43 ans en 2035. Il s’agit d’une triste première pour un gouvernement « de gauche ». Les cotisations salariales vont augmenter dès 2014 et réduire davantage le pouvoir d’achat des français-es.

L’augmentation des cotisations patronales et les efforts du patronat pourraient  être une bonne nouvelle à première vue, mais c’est en fait un trompe l’œil : Ayrault a annoncé une diminution des cotisations patronales finançant la politique familiale. Ce que donne le patronat d’une main, il va donc le récupérer de l’autre alors que le patronat a déjà bénéficié d’un cadeau fiscal de 20 milliards d’euros sans contrepartie l’année dernière. Le Medef peut se réjouir !

La création du compte pénibilité ne résout rien et est un dangereux écran de fumée : il introduit l’idée d’une retraite à point, individualisée, qui va à l’encontre du salaire socialisé créé par le Conseil national de la Résistance. Les annonces en faveur des chômeurs et des travailleurs à temps partiel sont largement insuffisantes car la politique du gouvernement va créer toujours plus de chômage après avoir fragilisé les CDI avec l’Accord National Interprofessionnel (ANI).

Le Parti de Gauche de la Sarthe demande le retrait de cette réforme et revendique :

  • La retraite à 60 ans à taux plein et au minimum au niveau du Smic,
  • Une réelle politique de lutte contre le chômage et d’augmentation des salaires,
  • La fin des exonérations de cotisations sociales,

Le Parti de Gauche de la Sarthe appelle les sarthois-es à se mobiliser contre cette réforme qui va à l’encontre de l’intérêt général et sert une fois de plus le patronat, et ce dès le 10 septembre prochain derrière les syndicats.

 

Patrice PERDEREAU

Coordinateur départemental du PG 72

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