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dimanche 6 mai 2012

Abrogation de la loi contre le harcèlement sexuel = l'impunité pour plusieurs mois

Le Conseil constitutionnel vient de prendre une décision lourde de conséquences pour les femmes.

Voici le communiqué que Delphine Beauvois, Secrétaire nationale du Parti de Gauche en charge de l'égalité femmes-hommes, et moi-même venons d'envoyer à la presse.


Abrogation de la loi contre le harcèlement sexuel = l'impunité pour plusieurs mois

Le Conseil constitutionnel, suite à une question prioritaire de constitutionnalité déposée au nom d'un élu et ancien ministre poursuivi pour harcèlement contre trois femmes, vient d'abroger la loi contre le harcèlement sexuel. Pour la première fois dans l'histoire des avancées des droits des femmes, une loi est abrogée et ce vingt ans après avoir été votée. Cette abrogation entraîne l'annulation de toutes les poursuites en cours !

Certes la loi était insuffisante et se retournait parfois contre les femmes accusées de dénonciation calomnieuse. Mais au lieu de l'améliorer, vingt ans de luttes pour faire reculer l'impunité dont profitent des hommes agresseurs, souvent en position de pouvoir que ce soit économique, politique ou autre, sont effacés d'un coup au détriment des femmes. Pourtant le Conseil Constitutionnel sait qu'une nouvelle loi ne pourra pas être votée dans les semaines qui viennent. Les femmes vont donc rester des mois sans protection.

C'est irresponsable et un signe de mépris envers les femmes victimes de harcèlement.

Une nouvelle loi devra donc être votée en urgence dès l'été. Les députés du Front de Gauche s'y engagent.

Les associations féministes appellent à un rassemblement demain matin, lundi 7 mai, à 11h,  pour réclamer une nouvelle loi au plus vite.

Chantal Hersemeule

jeudi 26 avril 2012

Mémoire de la déportation pour bâtir l'avenir

Nous avons toujours donné de l'importance au travail de mémoire. Un peuple qui sait d'où il vient peut mieux décider où il va. C'est pour cela que nous accordons une importance aux commémorations. Il ne s'agit pas, pour nous, de juste se rappeler, mais d'utiliser le passé pour éclairer l'avenir. Dimanche 29 avril à 10 heures, nous serons donc au rendez-vous de la journée de la mémoire de la déportation dans les camps de concentration et d'exterminations nazis, Place Aristide Briand.

Cette année, pourtant, il nous semble que cette journée revêt une importance plus particulière encore que les années passées. Nous sommes encore en campagne électorale. Ce moment que nous, élus locaux, apprécions comme temps particulier d'éducation populaire, puisque le débat a lieu en grand, a été propice à bien des dérapages. Dont un a trait à la déportation. A l'issue d'un meeting, un homme politique a jugé utile de citer, pour le «réhabiliter», Robert Brasillach. Ce Brasillach n'est pas n'importe qui. Engagé dans la collaboration avec l'occupant nazi, il a animé la feuille raciste et antisémite Je suis partout. C'est à ce titre qu'il a réclamé la déportation des enfants nés de parents juifs. Vous comprendrez que cette volonté marquée de remettre en lumière un collaborateur pousse au crime me laisse un goût plus qu'amer dans la bouche.

Il faut se rappeler que ce sont des policiers français qui, sur les ordres du maréchal Pétain, ont procédé aux rafles de Français de confession juive connues sous le nom de «rafles du vél' d'hiv» les 16 et 17 juillet 1942. A l'issue de cet acte barbare, plus de 13 000 de nos concitoyens seront déportés en Allemagne. C'est le même Philippe Pétain, chef du pseudo «Etat français», qui a non seulement collaboré mais tenté de mettre à bas l'esprit du Front populaire. Ce promoteur du «vrai travail» a voulu soutirer à la classe ouvrière en lutte sa fête, le 1er Mai. Bien que journée internationale des travailleurs, le 1er Mai a, en France, un sens particulier. Il commémore aussi le massacre de Fourmies, dans le Nord, le 1er mai 1891. Ce jour-là, la troupe a tiré sur la foule des grévistes, tuant 9 personnes et en blessant 35 autres.

Il est sain de se rappeler ces épisodes de notre histoire parce qu'ils permettent de donner du sens à notre pacte républicain. Il ne s'agit pas d'une fascination morbide pour la période la plus sombre de l'histoire de notre pays mais bien d'un travail nécessaire pour éclairer notre avenir à l'heure des choix.

mercredi 25 avril 2012

Le 2ème Tour passe par le 1er Mai.

 En recherchentant le bras de fer avec les syndicats, N. Sarkozy est dans une logique de compétition avec l’extrême-droite. Rappelons que celle-ci se réunit tous les ans ses sbires autour de la statue de Jeanne d’Arc. Une compétition oui,mais pas avec l’extrême-droite. Dans le sens de l’extrême-droite. Ce n’est pas pareil. Le bras de fer voulu, est contre les syndicats. C’est-à-dire contre les salariés organisés sur leurs revendications. C’est sans précédent. Mais c’est la suite logique du discours contre les « corps intermédiaires » qu’il avait prononcé à Marseille. La logique d’affrontement, déjà manifeste tout au long du quinquennat, franchit un seuil. Ce n’est pas un « coup de com' ». C’est une orientation politique de fond, réorganiser la droite autour de l'axe extrème et anti-républicain.

 C’est la raison pour laquelle le Front de Gauche fait de la mobilisation pour ce 1er mai une affaire centrale. Nous devons être derrière nos syndicats. Nous appelons donc tous ceux qui partagent notre combat à aller manifester avec les syndicats, dans le cortège de leur choix.

lundi 23 avril 2012

Il faut en finir avec Sarkozy.

Le suffrage a délivré son verdict. Contrairement aux pronostics qui se sont, une fois de plus, trompés, le peuple français s'est massivement déplacé vers les urnes. Son message a été d'une clarté absolue : il faut en finir avec Nicolas Sarkozy.

Jamais un Président de la République sortant et candidat à sa propre réélection n'était pas arrivé en tête au 1er tour. De plus, le score cumulé de la droite est largement inférieur à celui de 2007 quand celui de la gauche progresse de 8 points.

C'est en effet le 2ème enseignement de ce scrutin : une force nouvelle à gauche s'est imposée. Que ce soit dans nos thèmes de campagne, notre façon de la faire avec les meetings en plein air ou les immenses rassemblements populaires fraternels, nous avons marqué cette période politique. Cela s'est retranscrit dans les urnes : c'est la 1ère fois depuis 1981 qu'une force politique à gauche du PS fait un score à 2 chiffres. Nous savons être portés par une dynamique qui va au-delà des élections. Nous sommes « le bruit et la fureur » des mouvements sociaux, des injustices qui crient, de la misère qui hurle.

Toutefois, nous ne sommes pas parvenus à passer devant le Front National. Celui-ci fait un score historiquement haut, captant plus de voix que lors du second tour de Jean-Marie Le Pen en 2002. La responsabilité de certains caciques de la gauche est engagée, préférant taper sur Jean-Luc Mélenchon et multiplier les amalgames plutôt que de faire campagne contre le FN. Mais c'est bien la droite qui est la principale responsable de ce marasme. Accentuant la crise, montant les Français les uns contre les autres, expulsant à tour de bras, montrant du doigt les Roms, multipliant les dérapages verbaux racistes, stigmatisant des religions, ils ont couru après le Front National. Le résultat a été contraire à celui de 2007. Une partie de l'électorat de droite a glissé du vote UMP au vote FN.

C'est pourquoi il faut d'urgence les dégager de là. Sans condition, il faut prendre le 6 mai le bulletin de vote Hollande qui expulsera Nicolas Sarkozy de la vie politique française. Ces serveurs de soupe du Front National ne doivent plus nuire. C'est aussi la fin d'un axe allemand qu'il constituait avec Angela Merkel, qui maintenait les peuples européens sous le joug d'une austérité qui ne profite qu'aux banquiers et aux financiers. Plus de 11% nous ont fait confiance. Les voix du Front de Gauche sont désormais indispensables pour obtenir cette victoire.

D'autres échéances nous attendent. Je pense bien sûr aux élections législatives des 10 et 17 juin. Mais plus proche encore, je pense au 1er mai. Nous serons dans la rue aux côtés des syndicats comme nous serons aux côtés des travailleurs en lutte contre les licenciements et les fermetures d'entreprises.

Plus que jamais, la lutte continue avec le Front de Gauche.

vendredi 30 mars 2012

Communiqué de presse au sujet du transport en camion des minerais extraits depuis la carrière de Voutré

Veuillez cliquer sur l'image ci-dessous pour lire le communiqué de presse de Patrice PERDEREAU, pour le groupe des élus Progressistes, au sujet du transport en camion des minerais extraits depus la carrière de Voutré.

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vendredi 23 mars 2012

Phrase de la semaine

"Nous allons à contre-courant d'une culture qui ne parle que de chiffres, d'argent. Cela coûte moins cher de vivre heureux que d'organiser le malheur"

Jean-Luc Mélenchon

mardi 20 mars 2012

Un moment politique fort de la campagne présidentielle

Surgissement populaire inédit en pleine campagne présidentielle, la marche pour la Sixième République a rempli deux fois la place de la Bastille au point que le discours de Jean-Luc Mélenchon a dû y être rediffusé pour tous ceux qui n'avaient pas pu y accéder. Tout dans l'événement était hors norme. La détermination des cortèges, la patience obstinée des manifestants bloqués dans le boulevard, la multitude de panneaux faits à la main et de slogans mettant l'imagination au pouvoir. Nous n'étions pas dans un meeting électoral immense et en plein air. Il s'agissait d'autre chose, de l'ordre de l'insurrection citoyenne.

En ce qui concerne notre département, 300 sympathisants, militants et élus du Front de Gauche se sont déplacés dans une ambiance joviale et responsable à Paris.

Pour bien décrire ce phénomène, partons de choses connues. Il y avait dans ce dimanche un air de grève ouvrière. Ce moment où les travailleurs disent « ça suffit ». Où celui qui trime relève la tête, cesse de consentir à l'ordre patronal et en sacrifiant sa paie se choisit d'autres normes. Les entreprises en lutte étaient venues en nombre défiler avec le Front de Gauche et l'on voyait beaucoup de sigles syndicaux dans les cortèges. Il y avait aussi un autre parfum qui évoque les indignés. A voir l'implication créative des manifestants, on comprenait que la plupart d'entre eux n'étaient pas dans une logique de délégation du pouvoir et de l'action.

C'est pourquoi il y aura un avant et un après 18 mars. Ce n'est pas seulement la campagne du Front de Gauche qui est impactée, propulsée dans notre cas par l'énergie dégagée le 18 mars, c'est toute la Présidentielle qui s'en trouve modifiée. En démocratie, le moment de la campagne est très important car le débat qui s'y déroule exprime et produit des mouvements de la conscience collective. Ceux qui aspirent à représenter le pays sont obligés d'en tenir compte.

Une Présidentielle n'est pas un recrutement prestigieux ou un concours de l'ENA. Il ne s'agit pas d'être le meilleur mais de représenter le peuple et de concourir à l'intérêt général qu'il définit. Dès lors, le débat démocratique ne peut se résumer à une série de monologues. Chacun aura donc à répondre au message du 18 mars. Leur faut-il un décodeur ? Aux néo-libéraux européens et aux agences de notation, nous avons dit : « les Français ne se laisseront pas tondre ». A Sarkozy, nous avons dit : « quand tu partiras, n'oublie personne derrière toi ». A Le Pen : « la France est ici, nous sommes de toutes les couleurs et en plus nous nous aimons ». A Hollande : « le changement c'est vraiment » ! Et au peuple orphelin de gauche : « le rouge est de retour ». Maintenant, place à l'investissement dans les rues et les places avant d'ouvrir la brèche dans les urnes.

lundi 19 mars 2012

Un jour, un évènement : le 18 mars 1962

Depuis le 8 mai 1945 et les massacres de Sétif, l'idéal d'indépendance germe en Algérie. Il finit par éclore à la Toussaint 1954. Cette guerre qui ne dit pas son nom se termine à Evian, le 18 mars 1962.

Dès le début, les cinéastes s'emparent du conflit. Vautier, Panigel, mais aussi Godard et Cavalier. Mais la censure veille, et peu nombreux sont ceux qui voient, à leur sortie, Le combat dans l'île ou Algérie en flammes. Toute ambition de faire connaître ici ce qui se passe là-bas est étouffée dans l'oeuf. Et les Algériens eux-mêmes ne sont pas enthousiastes à l'idée que des Français puissent filmer leur Histoire, celle qu'ils sont en train d'écrire dans le sang.

A la fin des combats, la guerre invisible arrive dans les salles. En 1966, le film la Bataille d'Alger, de Pontecorvo, nettement favorable aux Algériens, est interdit en France, malgré les prix qu'il récolte. Il ressort en 1970, et ce sont alors les anciens combattants qui le font retirer des écrans. Même sort pour le film de Vautier, Avoir 20 ans dans les Aurès. Une semaine aux côtés d'un groupe d'appelés, des jeunes gens qui ne comprennent pas toujours pourquoi ils sont là. Vautier ne devrait pas montrer un déserteur. Même dix ans après, cela fait mauvais genre ! Un an plus tard, c'est Boisset et son magnifique R.A.S. Cette fois, c'est dans un bataillon disciplinaire qu'on va rencontrer la torture, et encore la mort, et toujours la désertion, et aussi la violence. Au cas où on voudrait croire que la guerre d'Algérie faisait oeuvre de philantropie. Encore une fois, les interdits se déchainent. Des financements, pourtant acquis, bizarrement remis à plus tard, des bombes dans les salles, des menaces. Et pourtant, sorti sous le manteau, le film est un succès !

Puis ce fut la Question, issu du roman d'Henri Alleg. La réalité de la torture, exposée sur les écrans quinze ans après la fin du conflit, c'est encore trop tôt pour certains. L'extrême-droite excite les passions et lance les anathèmes. Et les reprend trente ans plus tard contre Hors-la-loi de Bouchareb... Même haine déversée sur une histoire commune. Choc des mémoires, choc des images. Et si le cinéma aidait enfin à sortir du mensonge assumé ? 

vendredi 9 mars 2012

Des croix gammées ne sont pas anodines

Tracées sur des clôtures privées, sur  des bâtiments publics (écoles, etc.), des cimetières ou des synagogues, les croix gammées ont une signification historique négative. Elles représentent l’idéologie qui a mené à l’élimination de millions d’êtres humains, femmes et enfants compris, juifs, tziganes, malades mentaux ….pour le simple fait de ne pas appartenir à la race supérieure, celle des nazis.
Elles rappellent l’assassinat organisé des défenseurs des valeurs républicaines, les fusillés, les morts dans les camps de concentration, les massacrés dans les prisons et les maquis…
Depuis 1945, des associations, des fondations nationales, des organismes, travaillent à enseigner cette mémoire, non dans un but de revanche, mais dans celui d’éviter la résurgence d’une telle tragédie.
Elles mettent à la disposition des établissements scolaires, des documents enregistrés et des expositions, consacrés à cette période, afin que nul n’ignore les étapes de cette histoire contemporaine.
C'est en ce sens et en tant que conseiller municipal que je participerai activement à la journée de commémoration de la déportation du 29 avril.

Yves Voisin

Conseiller municipal

Président FNDIRP Sarthe-Mayenne

jeudi 8 mars 2012

Le 8 mars : une journée internationale des Droits des Femmes indispensable à la prise de conscience générale

Le 8 mars est l'occasion de nombreuses initiatives qui mettent en avant les femmes. Certaines sont habituelles comme dans la ville d'Allonnes où des élu-e-s distribuent des fleurs aux sorties d'école et dans le centre commercial proche du mail.

Les revendications féministes, encore nombreuses sont prises en compte dans le programme du Front de Gauche. Des mesures pour renforcer la protection sociale et lutter contre la précarité répondent à la paupérisation croissante des femmes. Pour elles, petits salaires et temps partiels ; elles cumulent les handicap sociaux et la responsabilité des enfants.

Elles sont plus concernées par la dégradation des services publics comme la petite enfance et la santé, mais aussi par le manque de transport en commun et la cherté de l'eau et de l'énergie.

Le Front de Gauche, au pouvoir, rétablira le Ministère des Droits des Femmes et garantira la parité dans toutes les assemblées élues. Le respect des temps des femmes sera mis en avant pour voir la parité s'installer dans la vie politique, la vie associative et la vie familiale.

Le Front de Gauche est décidemment la solution écologique, sociale, culturelle, financière pour les femmes et pour les hommes.

Chantal HERSEMEULE

mercredi 7 mars 2012

Un nouveau gymnase dojo à l’Université du Maine


Maryse Berger et
François Edom, pour les élus Progressistes – Parti de Gauche, étaient présents à la pause de la première pierre du futur gymnase dojo qui se situera à l’Université du Maine, à quelques mètres du terminus du tramway .

D’un coût évalué à 5,7 millions d’euros, cet équipement de 1470 m2 a pu voir le jour grâce à des financements croisés associant les collectivités territoriales (Ville du Mans, Département de la Sarthe, Région Pays de la Loire) ainsi que le Comité national pour le développement sportif.



Défendu par notre collègue François Edom, adjoint au maire du Mans, délégué aux Sports, ce gymnase dojo sera opérationnel en septembre 2013. Le gymnase permettra au club de basket le Sporting Club Moderne (SCM), club formateur du MSB, de disposer d’une nouvelle salle moderne pour la formation de ses jeunes. L’ancienne salle Gouloumès, haut lieu de l’Histoire du basket de notre ville, devenait trop vétuste pour continuer à accueillir les entrainements et les matchs du SCM.

Quant à la partie dojo, d’une superficie de 1800 m2, elle accueillera le club Samouraï 2000, et les adeptes de la pratique des arts martiaux (karaté, full contact, boxe anglaise, taekwondo, etc..), dont les excellents résultats au niveau national et international ne sont plus à rappeler.

L’ensemble sera inséré dans un secteur où la pratique sportive est déjà importante, avec la proximité d’équipements à vocation de loisirs et de détente tels que So foot, City Glace ou le Skate Park.

lundi 5 mars 2012

Un jour, un évènement : le 5 mars 1936

La confédération générale du travail (CGT) et la confédération génrale du travail-unifiée (CGT-U) se réunifient à l'issue du 2 au 5 mars 1936. La scission s'était produite en décembre 1921, conséquence directe du congrès de Tours (décembre 1920). Déjà, le congrès de la CGT de Lille de juillet 1921 avait été le théâtre d'une vive tension entre les deux tendances (révolutionnaires et progressistes), les délégués s'affrontant physiquement. Mais la majorité confédérale, menée par Léon Jouhaux, était parvenue à recueillir 53 % des mandats. La scission de décembre 1931 fait suite à l'exclusion, par la CGT, de la fédération des cheminots.
Les premières années de la CGT-U sont marquées par des affrontements violents entre libertaires et communistes. Dès 1923 (congrès de Bourges), le courant bolchevique devient majoritaire en son sein. En 1926, suite à des évènements violents opposants libertaires et bolchéviques, les libertaires rompent avec la CGT-U, pour fonder la CGT-SR (CGT-syndicalistes révolutionnaires). La CGT-U agit en laison étroite avec le Parti communiste et adhère à l'Internationale syndicale rouge. A la Une de l'Humanité, on trouve souvent à gauche un appel du Parlement communiste et à droite un appel de la CGT-U, qui domine les secteurs des chemins de fer, du bâtiment et de l'éclairage.
Une première tentative de réunification des deux CGT-U s'était pourtant rassemblé autour du "manifeste pour l'unité syndicale", dit "manifeste des 22", également signé par des syndicalistes autonomes et des adhérents de la CGT.
Le 12 février 1934, la manifestation contre les ligues donne lieu à une convergnece des cortèges de la CGT et de la CGT-U. En mars 1936, la réunification est possible grâce au changement de stratégie du PCF, favorable désormais au Front populaire. La demande d'unité émane également de la base syndicale. Cette réunification est le préalable aux grèves victorieuses de mai-juin 1936 et aux conquêtes sociales du Front populaire (conventions collectives, institution des délégués d'atelier, hausse des salaires, congés payés et 40 heures hebdomadaires). En 1937, la CGT a quadruplé son audience et compte quatre millions d'adhérents. Cette même année, le rapport de force se modifie en faveur des ex-unitaires.

Si la Fonderie et les enseignes Sico et Dura disparaissent, la mémoire reste


Cet ensemble de plus de 14000 m2 comporte encore deux magnifiques ponts roulants en bois du 20ème siècle qui devraient être sauvés comme patrimoine industriel. Bien qu’admiratif de ce sauvetage, là n’est pas mon propos.
Jacky Emery et Nelly Heuzé de l’association « Patrimoine le Mans Ouest » avaient alerté les élus de notre ville de l’existence d’une plaque mémorielle fixée sur le mur d’un immeuble des  ateliers de ces anciennes entreprises. 

Propriété de Le Mans Métropole durant plusieurs années, l’ensemble a été ensuite vendu à la Foncière Lelièvre pour un projet immobilier, ce qui posait un problème d’accès à l’intérieur du site entièrement fermé.
Après obtention des autorisations nécessaires auprès de M. Lepissier du groupe Lelièvre, une visite avec Nelly Heuzé nous a permis de constater la réalité et la nécessité de sauvegarder cette plaque qui comporte les noms de trois anciens de la «Sico» morts pour la France : Edmond Deroq,  Division Leclerc ; Emile Chabanne,  Déporté à Buchenwald ; Pierre Pidault, Algérie.          
Au vu de son importance et des moyens à mettre en œuvre, nous avons fait appel à M. Neuville et ses équipes des ateliers du «SLAM» pour déposer cette plaque en marbre, le matin du 22 février dernier, dans d’excellentes conditions techniques, quelques semaines avant l’arrivée des pelleteuses.
Il restait à en assurer la conservation, c’est pourquoi elle fut remise immédiatement à M. Caffiéri, Délégué Départemental du Souvenir Français, chargé de la mettre en lieu sûr en attendant de la placer sur un lieu de mémoire, à déterminer entre les élus et les associations.
Merci à celles et à ceux qui ont participé, de près ou de loin, à ce travail qui permettra de ne pas oublier ces victimes de guerres, malgré la disparition de leurs lieux de travail.

 

Yves Voisin

Conseiller municipal

Vice président AERI Sarthe

dimanche 4 mars 2012

Formation des maîtres: un désastre!


Après un échange avec un ami directeur d'IUFM, lors d'un déplacement, j'ai enchainé au Mans par une rencontre avec les représentants de la FSU du site. J'avais déjà lu le Rapport de la Cour des Comptes sur le sujet, mais ces deux échanges nous ont éclairés encore plus sur les dangers qui pèsent. Le tout dernier étant la loi Grosperrin.

Le texte adopté par l'Assemblée le mois dernier à l'initiative du député Grosperrin, en procédure d'urgence, en procédure d'urgence est une catastrophe. Le Code de l'éducation dit jusqu'à ce jour que la formation des maîtres est assurée par les IUFM. La loi dit maintenant qu'elle est "assurée par les établissements d'enseignement supérieur, notamment les universités". Non seulement, c'est signer un arrêt de mort d'un lieu spécifique pour apprendre un métier, mais c'est aussi tirer un trait sur la pédagogie au profit d'une formation théorique et purement universitaire. Les personnels sont atterrés par ce qui arrivent.

En plus, le texte, dans la droite ligne des politiques libérales, sans le dire, ouvre la porte aux établissements d'enseignement supérieur privés de former les instituteurs et les profs. Si l'école est le lieu et le moment où se fonde et refonde à chaque génération le peuple français, c'est bien un scandale que vient d'opérer la droite. Décidément, ces gens remettent toutes les clefs de notre République aux marchands.

Nous recevons les responsables de l'IUT du Mans dans la foulée, le tableau n'est pas meilleur. Nous en dirons quelques mots dans un prochain billet.

samedi 3 mars 2012

J. Ferry: "de bonnes frontières".

Nous étions quelques dizaines cet après-midi devant le Lycée Montesquieu pour dire tout simplement notre désaccord de voir cette exposition sur la Bible, portée par l'Association Biblique de France, plutôt prosélyte en la matière, dans l'enceinte d'un établissement scolaire public.

Elle ne sera pas ouverte au public lorsque le lycée fonctionnera, dit-on. A voir, car des classes de collèges s'apprêtent à la visite...

Sur le sujet, nous avons en tête les mots de J. Ferry, lors du vote de la loi de 1882 sur les bâtiments scolaires et les aspects matériels, un an après le volet le plus important portant sur les programmes. Ferry disait que pour faire une bonne paix entre les Eglises et l'Etat, il fallait "de bonnes frontières". Ici, avec notre exposition au Lycée Montesquieu, on touche non seulement aux locaux mais aussi aux programmes. Si les programmes scolaires abordent à juste titre les textes fondateurs des grandes religions, pourquoi s'en remettre en partie à une association prosélyte? Les enseignants en sont tout à fait capables. La "maison" éducation nationale n'a-t-elle plus de spécialistes de ces questions?

Non, il n'est pas bon, notamment au moment où les tensions se multiplient sur ce front de contribuer à brouiller les lignes. C'est pourtant ce que fait cette exposition en ce lieu et sur le temps scolaire.

mercredi 29 février 2012

Un vote qui divise la gauche !

La nuit dernière, les sénateurs, après les députés français ont adopté le Mécanisme Européen de Stabilité. Le groupe Socialiste, majoritaire au Sénat, ayant décidé de s'abstenir, s'est rendu complice de cette basse manœuvre orchestrée par Nicolas Sarkozy afin de valider en catimini le Traité Sarkozy-Merkel qui instaure la "règle d'or" et autres joyeusetés austéritaires.

Ce traité, présenté comme un mécanisme de solidarité entre les Etats de la zone Euro, subordonne toute "assistance financière" à de "strictes conditionnalités" dans "le cadre de programme d'ajustement". Dans les faits, toute aide aura pour contrepartie les plans de rigueur préparés par la Commission Européenne, la Banque Centrale Européenne et le Fonds Monétaire International, dont on a pu observer les conséquences désastreuses en Grèce, au Portugal, ou en Irlande. En fait de "solidarité", ce mécanisme organise donc la casse sociale et la récession.

Nous en profitons néanmoins pour souligner le courage et les convictions des 20 députés et 3 sénateurs socialistes qui ont voté "contre". La députée socialiste sarthoise, M. Karamanli, n’a pas eu ce courage et s’est abstenue. Nous le regrettons.

Le référendum de 2005 sur le Traité Constitutionnel a pourtant prouvé que le peuple français donnait souvent raison à ceux qui ont le courage de rompre les rangs pour voter contre l'Europe libérale.

Gageons qu'il saura également s'en souvenir lors des prochaines échéances électorales, sachant que tout le groupe du Front de Gauche à l'Assemblée nationale s'est, lui, prononcé contre.

mardi 28 février 2012

Un jour, un évènement : le 28 février 1921


Inquiets de la tournure autoritaire prise par le régime soviétique, les marins de Cronstadt organisent une réunion au cours de laquelle ils formulent 15 revendications à destination du gouvernement. Loin de mettre en cause la révolution d'octobre, ils exigent la fidélité à ses principes, et notamment l'exigence d'un réel pouvoir politique des travailleurs. Ils réclament ainsi l'élection de nouveaux soviets, à bulletins secrets, et avec la participation de tous les partis socialistes.

Bien que les marins de Cronstadt soient alors unanimement considérés comme des héros de la révolution d'Octobre, à laquelle ils ont pris une part active, les autorités soviétiques refusent de prendre en compte leurs revendications. La guerre civile est encore loin d'être achevée, et l'écrasement des contre-révolutionnaires est alors leur principale priorité.

Les bolcheviks ne prônent pourtant pas encore l'écrasement du soulèvement. Ce sont les marins eux-mêmes qui prennent les armes, inquiets des rumeurs d'une attaque du gouvernement. Dès lors, il deviendra impossible au gouvernement d'écouter les revendications des insurgés. Ils pensent en effet que la révolte est influencée par des agents des puissances capitalistes, et notamment de la France, hypothèse que les historiens contemporains n'ont pas encore pu totalement écarter. Certains anarchistes (comme Emma Goldman), proposent de servir de médiateurs entre Cronstadt et le gouvernement, mais les bolcheviks refusent leurs services en exigeant que les marins rendent les armes. La décision ne fait toutefois pas l'unanimité au sein du parti communiste, et engendre même l'apparition d'une opposition, fait rarissime.

Pour des raisons qui tiennent ainsi autant aux ambiguïtés de la situation révolutionnaire qu'à d'évidentes difficultés de communication, l'affrontement devient inévitable. Isolés et mal équipés, les insurgés n'ont aucune chance. Le 7 mars, Trotski, à la tête de l'armée rouge, lance l'assaut. Le 17 mars, les insurgés sont écrasés. Pendant les décennies qui suivent, la révolte de Cronstadt devient l'objet de conflits d'interprétation cruciaux entre libertaires et marxistes. Les passions apaisées, elle reste un moment essentiel pour comprendre les contradictions dans lesquelles peut se trouver prise l'action révolutionnaire.

Criée du Front de Gauche dans le tram

Ce samedi, des élus et membres du Front de Gauche sont allés à la rencontre des usagers du tram et faire une criée publique. Dans l'ensemble, l'accueil a été bon. Nous avons reçu des encouragements et avons eu des échanges intéressants avec des voyageurs. A rééditer assurément !

Criée du Front de gauche dans le tram 25022012 par pcflemans

jeudi 23 février 2012

Rassemblement place de la République contre le Mécanisme Européen de Stabilité (MES)


Claude PICAULT représentait les élus Progressistes - Parti de Gauche du Mans au rassemblement, lancé par le Front de Gauche, qui se tenait hier midi, place de la République, au Mans.
Pas moins de 50 personnes issues de diverses organisations politiques, syndicales et associatives ont répondu présentes à l'appel pour condamner le vote du MES à l'Assemblée Nationale, et diffuser des tracts expliquant ce qu'est exactement ce mécanisme.

Qu'est-ce que le MES au juste ?

Il s'agit d'un outil de la commission chargé de favoriser la stabilité de la zone euro, une sorte d'organisation financière internationale, opaque, basée au Luxembourg, qui aurait pour but de refinancer la dette d'un Etat membre à condition que soit mis en place un plan d'austérité imposé.
Ce MES précède l'adoption d'un prochain traité qui instaurera la fameuse "règle d'or", obligeant les Etats de la zone euro à respecter la limite de 0,5 % de déficit public - la limite actuelle de 3 % du déficit étant largement dépassée par tous les Etats.

Ce traité crucial, néfaste pour l'avenir des Etats souverains européens, a été présenté et voté en première lecture à l'Assemblée Nationale par la droite, avec l'abstention des députés socialistes. Le Sénat, dont la majorité est de gauche, doit voter ce texte le 28 février prochain et peut encore faire barrage.

Voter ce texte reviendrait à accepter les régressions à venir et à institutionnaliser l'austérité : diminution des retraites et des pensions, diminution des services publics, nouveaux déremboursements de médicaments, impôts sur les allocations familiales, augmentation de la TVA... C'est une purge qui se prépare et une atteinte à la souveraineté citoyenne car ce texte dépossède les peuples de leurs droits fondamentaux d'orienter, de choisir, de contrôler les politiques économiques et sociales appliquées dans leurs pays.

Nous ne nous laisserons pas faire !



lundi 20 février 2012

Conférence de presse de Chantal Hersemeule, candidate Front de Gauche dans la 4ème circonscription de la Sarthe

Cliquez sur les images ci-dessous pour lire les coupures de presse relative à la conférence de presse qu'a donné Chantal Hersemeule, candidate Front de Gauche dans la 4ème circonscription de la Sarthe.
Bien évidemment tous les éléments apportés en conférence n'ont pas été retranscris dans les colonnes de l'Ouest France et du Maine Libre, mais c'est une base déjà intéressante.


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