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mercredi 31 juillet 2013

Le gouvernement Hollande doit se réconcilier avec les quartiers populaires

Les échauffourées survenues récemment à Trappes ont donné du grain à moudre aux médias, peu scrupuleux, de s’éparpiller en commentaires nauséabonds (immigration, islam) sur l’origine de ces événements.

Afin de conforter le sentiment anti-banlieue dans l’opinion publique et dans une démocratie d’opinion, les « éditocrates » s’en sont donné à cœur joie !

Mais auraient-ils oublié, volontairement ou non, que le problème des quartiers populaires n’est pas tant l’immigration ou l’islam, mais plutôt la crise sociale.

Bien évidemment, d’une ville à une autre, les problèmes sont de diverses natures et l’ampleur plus ou moins importante. Mais il y a bien un dénominateur commun à ces quartiers : celui de l’éloignement de la République.

Chômage de masse, précarité, paupérisation et destruction des services publics sont des réalités subies par les habitants et les familles de ces quartiers.

Au contraire de Sarkozy et de Valls, la répression policière comme unique solution aux problèmes affrontés dans ces quartiers ne nous convainc pas du tout.

C’est par l'emploi et le redéploiement des services publics, dans le logement, dans la santé, dans l’éducation, dans l’enfance, dans l’aménagement du territoire, dans la culture, et dans le sport, que des solutions globales existent. C'est donc par une politique qui tourne le dos à l'austérité qu'une solution est envisageable sans quoi, comme en Grèce et ailleurs, ces événements se multiplieront.

Ensuite, c’est en recréant un tissu social et du vivre ensemble que des solutions de pacifications et d’équilibre dans ces territoires peuvent être trouvées.

Il est urgent que la République réinvestisse les quartiers populaires et il revient au gouvernement Hollande d’inverser la logique  qui a consisté à abandonner ces lieux de vie et d'opérer une rupture avec les précédents gouvernements Sarkozy.

C'est à ce prix que la gauche retrouvera ses soutiens dans les quartiers populaires.

mardi 30 juillet 2013

Péages autoroutiers : le Parti de Gauche demande la renationalisation du réseau autoroutier

Nous sommes à la fin du mois de juillet. Les juilletistes et les aoûtiens se croisent sur l’autoroute des vacances ! Qu’elles se terminent pour les uns ou qu’elles débutent pour les autres, il faut passer par les péages !

Quel que soit le sens des déplacements, c’est le jackpot pour Vinci (Cofiroute et Autoroutes du Sud de la France), Eiffage et Abertis dont les tarifs des péages sont de plus en plus difficiles à supporter pour les familles.

La Cour des Comptes a dénoncé récemment l’augmentation excessive des péages autoroutiers français, et a même pointé la faiblesse de l’Etat face à Vinci, Eiffage et Abertis pour négocier des tarifs au bénéfice des usagers.

L’évolution de ces tarifs entre 2006 et 2011 illustre bien les conclusions du rapport de la Cour des Comptes. Quand les tarifs des péages en France ont augmenté de 20 % entre 2006 et 2011, l’inflation n’était que de 8 % sur cette même période.

Vinci, Eiffage et Abertis justifient ces hausses par les investissements réalisés dans les travaux d’entretien et de développement des autoroutes.

Mais normalement, ce sont bien les bénéfices de ces sociétés qui doivent financer les investissements ?!

Alors, comment expliquer la hausse continue des tarifs de péages alors que ces sociétés ont engrangé 7,5 milliards d’euros de péages pour la seule année 2011 ?

Cette pratique est d’autant plus insoutenable que Dominique de Villepin, alors Premier Ministre, a vendu pour une bouchée de pain (11 milliards d’euros) notre réseau autoroutier en 2005. Ce n’est pas très cher pour un réseau qui a été entièrement construit par l’Etat, et donc les contribuables !

Le Parti de Gauche de la Sarthe voit dans ces hausses successives une autre réalité : le versement démesuré de dividendes aux actionnaires dans le but de satisfaire leur appétit gargantuesque.

En Allemagne, les autoroutes sont gratuites et ne souffrent pas du manque d’entretien. Un automobiliste autrichien doit s’acquitter d’une vignette de 80 euros pour utiliser, à l’année, des autoroutes qui sont en très bon état. Nous sommes bien loin de cette situation en France.

Le Parti de Gauche demande à ce que le réseau autoroutier français soit renationalisé pour casser la spirale du toujours plus cher, et éviter que les sociétés privées ne fassent un pactole juteux sur le dos des usagers français.

  

Patrice PERDEREAU

 

jeudi 25 juillet 2013

Liquidation judiciaire de B-Call et aides économiques des collectivités territoriales

Groupe des élus Progressistes – Parti de Gauche de l’agglomération mancelle

 

Le Mans, le jeudi 25 juillet 2013

 

Communiqué de presse

 

 Liquidation judiciaire de B-Call : rouvrir le débat des aides économiques aux entreprises.

 

L’entreprise B-Call n’a pas fait pas long feu et a été placée en liquidation judiciaire trois ans seulement après son inauguration au cours de laquelle l’entreprise promettait une centaine d’emploi dans les locaux de Novaxis.

Encore une fois, nous constatons que B-Call fait partie de ces entreprises aidées financièrement par les collectivités territoriales (75 000 € par le Conseil Général de la Sarthe, de même que le Conseil Régional des Pays de la Loire), et de passage au Mans.

De nombreuses questions se posent au sujet de B-Call ? Comment expliquer les dettes auprès de l’URSSAF ? Comment expliquer le manque de diversification d’une entreprise à tel point que 95 % de son activité consistait à commercialiser des produits d’assurances auprès d’un seul client anglais ?

La crise de la finance et des assurances survenue depuis 2008 ne peut être la seule responsable de la faillite de B-Call !

Pour rappel, cette entreprise est ramifiée à Arc Europe Telematics Services dont l’activité consiste à vendre des produits d’assurance pour des prises en charge en cas de panne automobile, à distance ou non du domicile.

Il y a fort à parier que ce secteur d’activité demande un fort taux de rentabilité pour ces actionnaires !!

Le groupe des élus Progressistes - Parti de Gauche de la Ville du Mans a déjà demandé à imposer des critères à l’octroi des aides économiques aux entreprises dont l’interdiction des licenciements et la non-distribution de dividendes aux actionnaires.

Il est grand temps que les collectivités territoriales (Ville, agglomération, Département et Région) ouvrent à nouveau le débat de l’aide économique, sinon l’exemple de B-Call se reproduira sans aucun doute.

 

Maryse BERGER

Première adjointe au Maire du Mans,

Présidente du groupe des élus Progressistes -Parti de Gauche de l’agglomération mancelle

 

 

 

 

lundi 22 juillet 2013

Les Jours Heureux

Le Parlement vient d’adopter  par un vote unanime de l'Assemblée nationale, une proposition de loi sénatoriale visant à instaurer la date du 27 mai comme journée nationale de la Résistance.

La date choisie, le 27 mai, est la date anniversaire (1943) de la première réunion du Conseil national de la Résistance (CNR) dirigé par Jean Moulin. Cet acte fondateur a impulsé une organisation plus efficace de la Résistance tout en initiant une réflexion qui a débouché sur l'élaboration du programme du CNR.

A quoi correspond cette journée de la Résistance ?

 Il y a 70 ans Le 27 mai 1943, la Résistance se regroupait au sein du Conseil de la Résistance présidé par Jean Moulin.  Cette instance regroupe alors les forces politiques et syndicales engagées dans la lutte contre l’occupant. Elle deviendra le Conseil National de la Résistance en novembre 1943.

Sa première réunion se tient au 48 rue du Four à Paris chez René Corbin, ancien membre du cabinet du ministre socialiste Pierre Cot.

Participent à cette réunion autour de Jean MOULIN de  Pierre Meunier et de Robert  Chambeiron huit  représentants des grands mouvements de

Résistance, 2 syndicats : CGT et CFTC et les six principaux partis politiques de la 3ème République.

Le général de Gaulle informé par « Rex » en mesure toute l’importance. Il le résume ainsi dans ses Mémoires de guerre : « J’en fus à l’instant même plus fort tandis que Washington et Londres mesuraient sans plaisir mais non sans lucidité, la portée de cet événement ».

Près d’un an plus tard, le 15 mars 1944, émergeait le programme du CNR. Il unissait les communistes, les gaullistes et des républicains de toutes sensibilités, de droite et de gauche, des royalistes, des syndicalistes, pour reconquérir l’indépendance nationale, rétablir la République et reconstruire la France dans une perspective d’émancipation nationale, de progrès social, d’éradication du fascisme et du racisme, de nationalisation démocratique des banques et des grandes industries, de coopération pacifique entre les nations libérées du nazisme.                                                                                                                                                                                                                                                            

En fait, ce programme est présenté en 2 parties : 

La première se nomme « Plan d’action immédiate », et concerne l’organisation de la Résistance pour libérer la France. « Avant Jean Moulin, il y avait des résistants, après lui, il y avait la Résistance ».

La deuxième sous le titre « Mesures à appliquer dès la libération du territoire » comprend les mesures suivantes :

 

A) SUR LE PLAN ECONOMIQUE ;

• l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie.

une organisation rationnelle de l’économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général. 

• l’intensification de la production nationale selon les lignes d’un plan arrêté par l’Etat après consultation des représentants de tous les éléments de cette production ;

• le retour à la Nation des grands moyens de production monopolisés, fruit du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques ;

• le développement et le soutien des coopératives de production, d’achats et de ventes, agricoles et artisanales ;

• le droit d’accès, dans le cadre de l’entreprise, aux fonctions de direction et d’administration, pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires, et la participation des travailleurs à la direction de l’économie.

 

B) SUR LE PLAN SOCIAL ;

• le droit au travail et le droit au repos, notamment par le rétablissement et l’amélioration du régime contractuel du travail ;

• un rajustement important des salaires et la garantie d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine ;

la garantie du pouvoir d’achat national par une politique tendant à la stabilité de la monnaie ;

• la reconstitution, dans ses libertés traditionnelles, d’un syndicalisme indépendant, doté de larges pouvoirs dans l’organisation de la vie économique et sociale.

Un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se les procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’Etat ;

• la sécurité de l’emploi, la réglementation des conditions d’embauchage et de licenciement, le rétablissement des délégués d’atelier ;

• l’élévation et la sécurité du niveau de vie des travailleurs de la terre par une politique des prix agricoles rémunérateurs,…

• une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours ;

• une extension des droits politiques, sociaux et économiques des populations étrangères.

• la possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développée, quelle que soit la situation de fortune de leurs parents, afin que les fonctions les plus hautes soient réellement accessibles à tous ceux qui auront les capacités requises pour les exercer.

Où est l’esprit de Jean Moulin et du CNR aujourd’hui ?

 « Si l’on parle aujourd’hui encore de ‘’l’exception française’’, du ‘’modèle social français’’, c’est parce que notre système social est issu de ce texte fondateur »

Mais les forces principales représentant les intérêts du capitalisme français qui avaient du reculer et perdre leurs avantages n’ont jamais désarmé et essaient de reprendre aujourd’hui ce qu’elles ont perdu en 1945.

« Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945 et de défaire méthodiquement le programme du CNR(…) le gouvernement s’y emploie. »

Denis Kessler ancien vice-président du Medef, Challenges 4 octobre 2007.

 

Yves VOISIN le 21 juillet 2013

 

(1 ) Titre de la 1ère édition clandestine du programme du CNR pour le 24 mai 1944

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INITIATIVE A DOLLON ‘’AUTOUR DE LA TABLE’’

 

La table autour de laquelle se sont réunis les membres fondateurs du CNR se trouve au Musée de Musique Mécanique de Dollon, dont le conservateur, Mr Philippe Corbin est le petit fils d’Andrée et René Corbin.

 

vendredi 19 juillet 2013

Communiqué de presse sur les tarifs de l'électricité et la transition énergétique

Groupe des élus Progressistes – Parti de Gauche de l’agglomération mancelle

 

Le Mans, le vendredi 19 juillet 2013

Communiqué de presse

 

Electricité et transition énergétique : le gouvernement Ayrault en bon petit soldat de l’Europe libérale, ça suffit !!

 

François Hollande, lorsqu’il était candidat à l’élection Présidentielle, avait promis de limiter de la hausse des tarifs de l’électricité à l’inflation. En annonçant une hausse de 5 % pour août 2013, puis de 5 % en 2014, et de 30 % d’ici 2015, le gouvernement Ayrault se plie aux injonctions de l’Europe libérale et décide d’un nouveau renoncement aux engagements de campagne.

Dans la droite ligne d’une politique austéritaire, ces hausses - les plus fortes de ces dix dernières années - pénalisent tout le monde, et en particulier les 10 millions d’usagers en situation de précarité énergétique. Les sacrifices sont toujours demandés aux plus modestes !

Notre collectivité, la Ville du Mans, est aussi une grande consommatrice d’électricité (voiries, éclairages publics, bâtiments, etc.) et n’échappera pas à cette hausse qui aura une conséquence non négligeable sur son budget.

Et pourtant, EDF a dégagé 3,3 milliards d’euros de profits en 2012. L’Etat, principal actionnaire, en a récupéré 2 milliards qui auraient dû permettre de tenir ses promesses.

A l’augmentation du tarif de l’électricité s’ajoute l’action de la Cour de Justice Européenne qui a demandé à l’Etat français, le jeudi 11 juillet 2013, d’annuler le tarif de rachat de l’électricité éolienne. Si cette décision était appliquée, elle entraînerait la mort du développement de cette source d’énergie renouvelable ; c’est bien la preuve des mensonges quant aux intentions de l’Union Européenne en faveur de la transition énergétique.

La semaine est révélatrice de la volonté de l’Europe libérale d’écraser les ménages.

Le groupe des élus Progressistes - Parti de Gauche de l’agglomération mancelle appelle le gouvernement à désobéir aux injonctions européennes en conservant le soutien apporté à la filière éolienne et en annulant les augmentations des tarifs de l’électricité.

 

Maryse BERGER

Première adjointe au Maire du Mans,

Présidente du groupe des élus Progressistes -Parti de Gauche de l’agglomération mancelle

jeudi 11 juillet 2013

Communiqué de presse du PG au sujet de la sanction infligée par la FFF au Mans FC

Communiqué de presse - Parti de Gauche 72

 

Le Mans, le jeudi 11 juillet 2013

                                                                           

   Le Mans FC : les  jean-foot’re… 

 

Né de la fusion entre le SOM et l’USM, Le Mans FC a connu une belle destinée pendant 20 ans, en National, puis en L2  et en L1 entre 2003 et 2010.

Evoluant alors à domicile au stade Léon Bollée, la Ligue de Football Professionnel (LFP) a fait pression sur le club et les collectivités territoriales pour construire un nouveau stade en brandissant l’arme de la rétrogradation administrative. Le Mans FC, alors dénommé MUC 72 (Le Mans Union Club 72), avait obtenu deux fois trois ans de dérogation.

Malgré cette pression, le Conseil municipal de la Ville du Mans s’était montré prudent en repoussant la décision de construire un nouveau stade.

Avec la MMArena, la LFP n’a pas hésité à vanter le nouveau stade et Le Mans FC comme exemple à suivre du football français (modèle de développement des structures sportives avec le centre de formation).

Et à la première difficulté survenue, tout ce « petit monde » qui a contraint les collectivités territoriales, se permet d’anéantir en une décision dans un bureau à Paris, les efforts menés par le club et les collectivités depuis plus de 20 ans.

A l’évidence, le club a été mal dirigé par ses responsables et son Président. En sanctionnant très sévèrement Le Mans FC par un retrait de son statut professionnel et son exclusion des championnats nationaux, la Fédération Française de Football fait fi de tous les investissements réalisés et notamment des politiques de soutien envers les jeunes et les féminines (centre de formation, internat sportif, etc.).

Il y a bien un parallèle entre la situation du Mans FC et le libéralisme économique qui ravage le monde de l’entreprise. Avec ce comportement, la FFF et la LFP adoptent une logique libérale carnassière, à l’image d’un actionnaire qui décide de raser une usine et de supprimer des emplois depuis sa tour d’argent.

Un comportement de « jean-foot’re » à l’égard des collectivités qui ont consenti des investissements conséquents !

Et les exemples sont nombreux ! Près de chez nous, la lutte des Candias du Lude illustre tout à fait notre propos.

Face à cela, les collectivités territoriales doivent être le nouveau fer de lance d’une régulation à imposer dans le sport professionnel et de haut niveau, sous peine de voir l’exemple du Mans FC se reproduire !!

 

Patrice PERDEREAU

Pour le Parti de Gauche 72

 

 

vendredi 5 juillet 2013

Un jour, un évènement : le 5 juillet 1932

Le 5 juillet 1932, Salazar devient président du Conseil portugais. Cet économiste de famille modeste accède à l'oligarchie portugaise à l'occasion de ses études universitaires. Profondément réactionnaire, il considère que la famille est la condition du progrès. Dès 1919, il s'opposeà la république portugaise, à l'époque ouvertement anticléricale. La chute du régime parlementaire organisée par les généraux en 1926 fait de lui un recours lorsque la crise économique met le pays au bord de la banqueroute. Il obtient les pleins pouvoirs économiques et met en place une politique favorable à l'oligarchie, austérité et contrôle de la monnaie. En un an, il réduit le déficit public, au prix d'importants sacrifices dans les dépenses publiques.

En 1933, il met en place une réforme institutionnelle qui lui confère les pleins pouvoirs : l'estado novo. Sa devise est "Dieu, Patrie et Famille". L'oligarchie a trouvé son défenseur et le cadre institutionnel de son développement. Salazar interdit les syndicats, la presse libre, instaure le parti unique en s'appuyant sur l'Eglise catholique.

Economiquement, Salazar favorise le corporatisme, inspiré des encycliques pontificales. Soulevant l'enthousiasme de l'extrême droite française, il s'avère un inspirateur de la Révolution nationale du Maréchal Pétain. Pour assurer la survie de ce régime autoritaire, il met en place une politique à la triste réputation, connue principalement sous le nom de PIDE. Celle-ci exerce une surveillance sans pitié sur la population, le moindre soupçon d'opposition entraine une incarcération dans les prisons du régime où la torture était pratiquée de mainière courante.

Son soutien au général Franco lors de la guerre d'Esapgne s'avère décisif dans les premiers moisdu coup d'état. Il ouvre ses ports aux armes allemandes et italiennes, fournit des moyens de communication et plus de 12 000 hommes. Entretenant de bonnes relations avec les deux camps lors de la seconde guerre mondiale, i l n'est pas inquiété à la fin de celle-ci. Au contraire, il intègre l'OTAN dès 1949, bien qu'il dirige une dictature sanglante.

Seule la Révolution des oeillets permet de mettre un terme à ce régime en 1974.

jeudi 4 juillet 2013

Une réduction des déchets pour la diminution des coûts de traitement et la préservation de notre environnement

 

Une conférence de presse était organisée à l’Hôtel de Ville pour dresser un premier bilan de la campagne de sensibilisation sur la réduction des déchets effectuée auprès des usagers.

Cette campagne a été lancée en août 2011 par Le Mans Métropole et le Pays du Mans, en partenariat avec l’ADEME, l’Agence de l’environnement.

Notre collègue Claude Picault, Vice-président Le Mans Métropole, délégué à la Propreté, a rappelé les objectifs fixés, à savoir une réduction des ordures ménagères de 7 % à l’horizon 2016. En deux ans, 8 kg de production de déchets par habitant ont été éliminés, soit 2,5 % de l’objectif des 7 %.

Ces résultats issus du seul tri sont encourageants mais ne suffisent pas.  Il faut également réduire la production de déchets à la source.

Pour ceci, deux voies sont possibles. Le première revient à ce que les entreprises revoient leur système d’emballage des produits (plastiques, cartons, etc.) pour réduire la production de déchet d’emballages.

La seconde voie est possible en adoptant un comportement éco-citoyen qui consiste à éviter le gaspillage alimentaire ainsi qu’à développer le compostage individuel et collectif.

Tous ces objectifs ajoutés les uns aux autres permettront ainsi de réduire le poids des déchets produits chaque année et le coût économique engendré pour Le Mans Métropole. 

De manière plus globale, ces efforts contribuent à la préservation de notre environnement et de notre Planète. La situation est d’autant plus urgente que plusieurs continents de plastiques se sont formés dans nos océans !

mercredi 3 juillet 2013

Communiqué de presse au sujet de la vidéosurveillance

Communiqué de presse – Groupe des Elu-e-s Progressistes

Parti de Gauche de la Ville du Mans

 

Le Mans, le mercredi 3 juillet 2013

 

 

Vidéosurveillance : le scénario était masqué !

 

 

La délibération que le Conseil Municipal avait adoptée, malgré notre opposition, était claire : un système de vidéosurveillance avec enregistrement des images sans exploitation en temps réel par la collectivité, une utilisation desimages dans le cadre d’une enquête judiciaire déclenchée, et un fonctionnement des caméras entre 21 h et 7 h uniquement.

Nous avions dis et redis que la pente naturelle de la vidéosurveillance était son extension géographique et technique.

Force est de constater que les révélations du commissaire Carabin montrent que ces conditions n’ont pas été respectées et que la Police Nationale agit en dehors du cadre validé par le Conseil municipal, avec l’aval du Préfet de la Sarthe. Enfin, la Ville et la Préfecture travaillaient déjà à l’écriture d’une convention proposant d’aller au-delà du dispositif adopté.

Le comité de suivi sur la vidéosurveillance a proposé d’aller dans ce sens en commençant à définir les contours d’un dispositif ressemblant davantage à un système de télésurveillance que de vidéosurveillance.

Nous n’avons pas voté en faveur de cette proposition et demandons, en l’attente qu’un Conseil municipal délibère sur ce point, qu’on se tienne à ce dispositif initial, sans visionnage en direct des images par le commissariat.

Le groupe des élus Progressistes - Parti de Gauche de l’agglomération mancelle demande le report de ce Conseil Municipal spécifique au mois de septembre.

  

Patrice PERDEREAU

Pour le groupe des élus Progressistes- Parti de Gauche de l’agglomération mancelle

 

 

mardi 2 juillet 2013

Intention masquée…

                                       

 

Ce petit rappel de ce que les élus ont adopté est utile :

 

« Le Conseil Municipal du Mans a opté pour le système de vidéo-surveillance avec enregistrement des images sans exploitation en temps réel par la collectivité. Les images enregistrées ne sont regardées qu'a posteriori dans le cadre d'une procédure judiciaire. »

Dans un précédent billet, faisant suite aux révélations du Commissaire Carabin sur les ondes de France-Bleu-Maine, nous parlions d’un « dérapage ». Nous pensions vraiment que le comité de pilotage ferait le clair et proposerait de rétablir le dispositif dans son fonctionnement  tel qu’adopté par le Conseil Municipal. Hélas, il n’en a rien été ! Il a même été mis au vote un avis proposant une extension épousant l’usage décrit par le commissaire.

Nous avons certes appris qu’il s’agissait « d’un cafouillage » pendant une période de test. Mais, pour annoncer  immédiatement qu’une convention  entre la ville et le commissariat était en cours d’élaboration pour permettre l’utilisation en direct de la vidéo-surveillance depuis le commissariat et  de jour aussi, sur autorisation du Préfet, en cas de troubles graves. Cafouillage vraiment? Pas certain, car les travaux d’écriture de la convention correspondent bien aux « essais » en cours et relatés par la « bévue » verbale du commissaire. A aucun moment pourtant, nous n’avions évoqué une éventuelle convention entre la ville et la police lors de nos débats et dans la délibération du Conseil.

 

Il y a comme un air de tromperie qui flotte sur ce dossier. Nous avons défendu l’idée que la pente naturelle de la vidéo contraindrait les élus, sous la pression des événements et des pressions diverses, à étendre géographiquement et techniquement le dispositif. Jamais nous n’avions imaginé que sans pressions extérieures, on procéderait à cette extension si rapidement. Eh bien c’est fait !

Nous avons bien été quelques-uns  à proposer qu’avant le vote de la convention, décrivant l’extension du dispositif,  on s’en tienne à la délibération des élus mais refus… Le système va donc fonctionner en contradiction avec ce que le conseil a adopté…

Nous avons le sentiment que ce débat et ce dossier ont avancé en intention masquée et c’est fort désagréable. 

 

vendredi 28 juin 2013

Trois semaines de vidéosurveillance et déjà un dérapage très grave !!

Eh voilà ! Seulement trois petites semaines de vidéosurveillance et déjà un dérapage grave révélé par l’adjoint au commissaire Chaumard, pas le moins du monde embarrassé, sur les ondes de France Bleu Maine, lorsqu’il affirme l’utilisation en direct des caméras de vidéosurveillance pour la Parade des Pilotes des 24 Heures du Mans et la Fête de la Musique.

Le débat sur l’installation de la vidéosurveillance en centre-ville a pris du temps, et il a permis à toutes les composantes du Conseil Municipal de développer leurs arguments.

Concernant notre groupe, nous n’allons pas tous les restituer, mais juste ceux que nous considérons comme primordiaux et qui nous ont conduit à voter contre.

Nous disions que la pente naturelle de la vidéosurveillance était de demander toujours plus, de l’étendre et de confondre les rôles entre l’Etat et les collectivités territoriales :

 

-          Extension du périmètre géographique à d’autres rues, quartiers, jusqu’à l’ensemble de la ville,

-          Extension des moments de fonctionnements à la journée,

-          Extension technique vers le visionnage en direct, vers la télésurveillance, et demain l’utilisation de logiciel de comportements…

 

Nous avions pronostiqué une pente douce, mais force est de constater qu’il s’agit en fait d’une pente raide, et la ligne rouge a été allègrement dépassée, sans vergogne !

Notre groupe avait retenu le principe de l’utilisation, à posteriori, des images enregistrées entre 21 h et 7 h, et ce dans le cadre d’une enquête judiciaire déclenchée.

Manifestement, ces conditions n’étaient pas réunies pour la Parade des Pilotes des 24 Heures du Mans et la Fête de la Musique.

C’est en fait la télévision en direct et de jour qui est en place ! Les élus ont été trompés !

A ceci s’ajoute le fait que la Ville n’a pas été prévenue de l’utilisation des images en direct. Il a fallu le passage sur France Bleu Maine et le culot du fonctionnaire de police pour l’apprendre. La sémantique ayant également fait partie du débat, le mot vidéosurveillance que nous employons, trouve dans cet exemple tout son sens !!

Un comité de suivi de la vidéosurveillance a été constitué et se réunira très prochainement. Nous ne manquerons pas de nous renseigner auprès de la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) pour savoir si ce qu’il vient de se produire est légal.

Le Préfet de la Sarthe et le commissaire de police Chaumard ont été pris la main dans le sac !

Un jour, un évènement : le 28 juin 1931

A l'heure où les nombreux manifestants en Espagne contre l'austérité demandent de plus en plus souvent le passage à la République, les élections du 28 juin 1931 rappellent comment l'Espagne essaya de sortir de la grande crise de 29 par le haut, avec des réformes économiques, sociales et institutionnelles. Convoquées pour former l'Assemblée constituante de la Seconde République espagnole, ces élections aboutirent à la victoire du Front popualire qui remporta la majorité des sièges à l'Assemblée. Un processus qui donna naissance, quelques mois plus tard, à une Constitution républicaine et laïque.

La Seconde République Espagnole succédait à plus de soixante ans de monarchie, mais aussi à près de dix ans de dictature du génréral Primo de Rivera qui avait pris le pouvoir le 15 septembre 1923 par un décret royal d'Alphonse XIII. En 1930, face à une crise économique importante, ce dernier demanda au général sa démission. Mais cela ne calma pas la population espagnole, de plus en plus séduite par les idées républicaines. La République était considérée comme le seul moyen de moderniser le pays. Elle fut proclamée, deux jours après les élections municipales du 12 avril 1931 qui avaient vu la défaite du camp monarchiste. Un gouvernement provisoire fut mis en place par Niceto Alacala Zamora, en attendant la rédaction de la nouvelle constitution.

La rédaction de la constitution qui suivi la victoire du Front populaire, prit plus de six mois. Elle fut approuvée le 9 décembre 1931. L'Espagne y était décrite comme une "République démocratique de travailleurs de toutes les classes". Inspirée par la troisième République française, cette nouvelle constitution du pays était laïque. En effet, on y trouve l'interdiction de l'exercice de l'enseignement religieux, la suppression de la rétribution publique du clergé et la dissolution des organisations qui ne reconnaissent pas l'autorité civile. La nouvelle constitution instaura également le suffrage universel, avec le droit pour les femmes d'être électrices et éligibles. La liberté d'association fut accordée, permettant l'essor des syndicats et de nombreuses mesures en faveur des couches les plus populaires.

vendredi 21 juin 2013

Un jour, un évènement : le 21 juin 1791

Le 21 juin 1791, une luxueuse berline s'arrête au relais de poste de Sainte-Menehould. Le valet de l'équipage ne semble pas inconnu à l'aubergiste. Où a-t-il pu avoir déjà vu ce visage ? Une pièce de monnaie, un Louis, qu'il vient de recevoir de ces visiteurs lui éclaircit la mémoire. Il est convaincu d'avoir reconnu le Roi. Il se lance à la poursuite de la voiture et la fait arrêter par les autorités révolutionnaires à Varennes. Le Roi démasqué, bloqué à Varennes, puis rejoint par les émissaires de l'Assemblée, doit faire demi-tour.

Sur le chemin du retour, la Garde nationale forme la haie, mais la crosse en l'air, comme pour un enterrement. La consigne : "Quiconque applaudira le roi sera bâtonné, quiconque l'insultera sera pendu" était inutile.

La fuite du Roi marque une rupture déterminante. Pour une grande partie du Peuple, la mythologie royale s'effondre. Si ce rejet du Roi est variable selon les régions, il est net à Paris dont la population manifeste sa désapprobation lors du passage du cortège royal par un silence lourd de sens. En quelques jours, l'idée républicaine passe du statut de vague possibilité théorique à celui d'une alternative concrète. Condorcet (1743-1794), républicain convaincu, prononce le 8 juillet une déclaration qui fait date : De la République, ou un Roi est-il nécessaire à l'établissement de la liberté ? Des adresses remontent des provinces et des pétitions sont rédigées pour exiger la mise en place d'une République. Pour la première fois, un mouvement populaire se dessine en sa faveur. Cependant, celui-ci se heurte à l'opposition farouche de la majorité de l'Assemblée.

Malgré la trahison royale, l'Assemblée décide de défendre la monarchie quoi qu'il en coûte. Elle entérine le mensonge de l'enlèvement du roi et organise la répression contre les républicains.

Lorsque ceux-ci déposent leur pétition au Camps de Mars le 17 juillet, la troupe, sous les ordres de La Fayette (1757-1834), tire sur le peuple. L'unanimisme de la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790 est bien loin. La question républicaine divise le mouvement révolutionnaire. Après une courte parenthèse, la République redevient un mot tabou. Mais en cherchant à rejoindre les armées étrangères, le Roi s'est perdu et a signé la fin inéluctable de la monarchie.

samedi 15 juin 2013

Un jour, un évènement : le 15 juin 1963

Le 15 juin 1963, Carrefour ouvre le 1er hypermarché français à Sainte-Geneviève-des-Bois en Ile-de-France. Le magasin fait plus de 2600 m2 et compte 400 places de parking, une pompe à essence et de grands chariots à roulettes. C'est surtout la première fois qu'un magasin propose une aussi large variété de produits sous une même enseigne et dans le même magasin : des produits frais, de l'épicerie, du bazar, du textile et de l'électroménager.

Présenté comme le un nouveau modèle de commerce " tout sous le même toit", le fonctionnement de ces usines à vendre" repose sur un modèle de gestion spécificque : le large assortiment et choix de produits, associé à de nouvelle techniques de marketing (diffusion de musique dans les rayons) pousse à la consommation. L'importance des volumes traités permet de réduire les coûts de structure et de fonctionnement par rapport aux commerces traditionnels. Ces économies d'échelles autorisent des réductions des prix de vente sans entamer les marges. Enfin ces usines situées en périphérie des villes bénéficient de voies d'accès et de parkings qui favorisent un fort taux de fréquentation.

Le modèle est rapidement suivi par les concurrents de Carrefour et l'on compte plus de 12 000 magasins de grande distribution (hypermarchés et grands commerces spécialisés) en 2009. Au delà d'un nouveau mode de consommation, c'est tout un système économique qui est perturbé. Les producteurs (notamment dans l'agro-alimentaire) sans marge de négociation face à la position dominante des grandes enseignes dans le réseau de distribution, sont soumis à la concurrence de l'importation malgré son coût écologique. La politique de l'offre qui y est développé nécessite sans cesse de nouvelles réductions de coût dont les travailleurs de la grande distribution (plus de 600 000, majoritairement des femmes) sont les premières victimes : bas salaire, temps-partiel imposés, travail le dimanche....De plus en plus grands, ces magasins poussent au développement de zones commerciales en périphérie des villes modifiant profondément le rapport à la ville et favorisant le "tout voiture".

La grande distribution apparaît comme le versant commercial d'un modèle économique socialement et écologiquement insoutenable.

jeudi 13 juin 2013

Avant que cela ne disparaisse ! Ce que le PS disait de bien sur la retraite!


Retraites: nos propositions de financement par PartiSocialiste

mercredi 12 juin 2013

Communiqué de presse au sujet des tarifs TGV sur la ligne Le Mans Paris

Communiqué de presse – Groupe des Elu-e-s Progressistes

Parti de Gauche de la Ville du Mans

                                                                                Le Mans, le mardi 11 juin 2013

 

Au sujet des tarifs TGV sur la ligne Le Mans Paris

 


                            



Depuis longtemps, les usagers du TGV, leurs associations de défense et les élus de la Sarthe s’inquiètent des prix TGV pratiqués par la SNCF, entre Paris et Le Mans, dont les tarifs au kilomètre sont les plus élevés de France.

Quand un trajet aller Paris-Le Mans coûte à l’usager 20 centimes du kilomètre au tarif de base, un Paris-Lille 19 centimes, un trajet Paris-Marseille ne revient seulement qu’à 12 centimes.

La différenciation des tarifs selon le moment de circulation et le niveau de fréquentation de la ligne, ou encore selon le critère dit « origine destination » ne font qu’accroitre l’incompréhension des voyageurs manceaux et sarthois, en plus de contraindre fortement leur accès aux transports ferroviaires, pourtant encouragé par la Région des Pays de la Loire comme mode de transport écologique et outil d’aménagement du territoire ligérien.

Nous savons qu’aujourd’hui, de plus en plus d’usagers potentiels de la SNCF, en particuliers les plus jeunes, sont obligés d’utiliser des sites de covoiturages pour se déplacer à un tarif accessible.

Selon le kilomètre parcouru, le critère dit « origine destination » accorde notamment un tarif plus avantageux aux personnes voyageant entre Paris et Rennes ou Nantes, qu’aux personnes voyageant entre Paris et Le Mans.

Or, l’article 14, modifié par décret n° 94-606 du 21 juillet 1994, dispose que les prix payés par les usagers des services nationaux sont fixés par le SNCF en application d’un « tarif de base général » correspondant au prix du voyage en seconde classe, et de « tarifs de base particuliers » applicables sur certaines relations qui présentent des avantages particuliers de rapidité et de confort, ou qui sont soumises à une forte concurrence de la part d’autres modes de transport.

Sur les tarifs des TGV circulant entre Paris et le Grand Ouest, le tarif payé par les usagers empruntant le tronçon Paris-Le Mans pourrait ne pas respecter les règles, et l’Etat, garant des équilibres entre les grandes villes, entre département et régions, doit vérifier la bonne application de ces règles.

S’appuyant sur un constat identique pour la ligne Lille-Paris, le Conseil Régional du Nord-Pas-de-Calais a saisi les tribunaux et le Conseil Constitutionnel pour leur demander d’arbitrer ce dossier et a obtenu gain de cause.

Etant donné que la Région dispose des compétences transports, vu le précédent s’agissant de la Région Nord-Pas-de-Calais, Patrice PERDEREAU, pour le groupe des élus Progressistes-Parti de Gauche du Mans, a sollicité le Président de la Région des Pays de la Loire afin qu’il se saisisse de ce dossier et agisse auprès de l’Etat pour un rééquilibrage tarifaire en faveur des usagers sarthois.

 

Patrice PERDEREAU

Adjoint au Maire du Mans,

Co-président du groupe des élus Progressistes - Parti de Gauche du Mans

 

 

Un jour, un évènement : le 12 juin 1790

Au début de l'année 1789, le Comtat Venaissin manqua de blé suite à une récolte insuffisante. Après plusieurs soulèvements populaires, un parti patriote se constitua contre l'autorité papale.

Il faut rappeler que la population du comtat était sous la domination du pape depuis que le roi de France Philippe III le Hardi l'avait cédé au pape Grégoire X en 1274. Face à l'inefficacité des mesures décidées par le légat du pape, la conjoncture s'aggrava. Au début de l'année 1790, la foule attaqua le palais apostolique, forçant le vice légat à abandonner une partie de ses privilèges.

Les Etats généraux du comtat eurent lieu, et les délégués décidèrent de prendre le nom d'Assemblée représentative du Comtat Venaissin. Le 10 juin, des aristocrates furent arrêtés pour avoir tenté un coup de force. En réaction à ces évènements, la municipalité vota le rattachement d'Avignon à lma France le 12 juin 1790. Il fallut toutefois attendre le 21 septembre 1791 pour qu'il soit acté par un vote de l'Asssemblée nationale constituante.

L'affaire du Comtat Venaissin est considérée comme l'une des premières manifestations de ce que l'on appellera plus tard le droit des peuples à disposer d'eux mêmes. Inspirés par les évènements qui avaient lieu dans le royaume de Francedepuis l'année 1789, les patriotes manifestèremnt leur volonté de s'émanciper de la tutelle papale. Le processus ressemble à celui qui eut lieu en France. Il montre l'importance de la Grande Révolution dans la diffusion des idées de Liberté et d'Egalité partout en Europe. Ce sont ces idées qui plus tard mèneront à la proclamation de la République.

C'est également en leur nom que Robespierre fut amené à soutenir les patriotes d'Avignon. Dans un discours prononcé à la constituante, il dit :"Ce n'est pas sur l'étendue du territoire avignonnais que se mesure l'importnace de cette affaire, mais sur la hauteur des principes qui garantiuseent les Droits des Hommes et des Nations. La cause d'Avignon est celle de l'Univers".

L'incorruptible avait compris l'importance de ce moment dans l'histoire de l'émancipation des peuples, et la nécessité de soutenir les revendications populaires contre tout arbitraire.

 

vendredi 7 juin 2013

Combattre les théories haineuses et racistes en l'honneur de Clément Méric

  Rassemblement devant la préfecture ce soir au Mans.                                                                  

A l'appel des forces progressistes, politiques, syndicales, et associatives, plus de 200 personnes se sont réunis ce jeudi 6 juin afin d'honorer une dernière fois la mémoire du militant humaniste qu'était Clément Méric, 18 ans, avant de tomber sous les coups de meurtriers haineux et racistes.

Car il s'agit bien d'un fait politique qui ne doit pas être minoré en bagarre des extrêmes ! Frapper une personne armé d'un poing américain signifie bien que l'intention était de détruire. Clément Méric a été victime de ceux-là même dont il combattait les idées. Mourir pour ses idées à 18 ans en République est intolérable. Après avoir été violemment frappé, Clément vient rejoindre la liste des trop nombreuses victimes de l’extrême-droite. Nous pensons à cet instant à Pierre Maitre en 1977,  Ibrahim Ali et Brahim Bouarram en 1995...

L'atmosphère délétère issue de la banalisation des propos haineux d'extrême droite, dans les médias ou de la part de certains responsables politiques de droite, concourent à la multiplication de ces agressions dramatiques enregistrées en France depuis quelques mois (passage à tabac d'homosexuels, de syndicalistes et de militants politiques de gauche par des groupuscules néo-nazis).

Enfin, partout en Europe, sous les effets des politiques d’austérité, l’extrême-droite se renforce et avec elle les groupuscules violents. L’exemple d’Aube Dorée en Grèce doit nous alerter.

Le groupe des élus Progressistes - Parti de Gauche réitère son soutien à toutes les forces progressistes, humanistes et solidaires, et affirme qu'il déploiera toute son énergie à combattre les théories haineuses et racistes par la force de la conviction  de la discussion et de la persuasion.




Communiqué de presse du Parti de Gauche rendant hommage au socialisme de Pierre Mauroy

   Communiqué de presse - Parti de Gauche 72

     Le Mans, le vendredi 7 juin 2013 

 

Hommage au socialisme

 

Le décès de Pierre Mauroy vient rappeler ce que la gauche au pouvoir était capable de faire : mettre en œuvre les revendications du mouvement ouvrier, du monde du travail et de la société.

Grâce à cette ambition, inscrite dans le Programme Commun, P. Mauroy a pu rassembler toute la gauche dans son gouvernement, tenant ainsi la dragée haute au patronat.

Le résultat est encore là sous nos yeux, en lambeaux hélas ou en sursis : la retraite à 60 ans, la baisse du temps de travail sans perte de salaire, l’augmentation du SMIC de 25 %, la 5ème semaine de congés payé, les lois Auroux, l’ISF, la nationalisation des banques et de 30 % de l’industrie… voilà ce que le socialisme républicain a pu ou pourrait faire, aux antipodes de l’ANI ou de la loi bancaire !  Ah, les pigeons volaient bas !

Alors bien sûr, les solfériniens vont s’appliquer à parler aussi du « courage de la rigueur » pour mieux occulter un socialisme enraciné dans le monde du travail, mais aussi et surtout pour mieux coller à leur agenda de la compétitivité des salariés français et du détricotage de l’œuvre du gouvernement de Pierre Mauroy.

En rendant hommage à Pierre Mauroy, nous voulons rendre hommage à ce socialisme enraciné dans le monde du travail et capable ainsi de transformations sociales.

  

Patrice PERDEREAU

Pour le Parti de Gauche 72

jeudi 6 juin 2013

Réaction au meurtre de Clément, militant antifasciste et appel à un rassemblement unitaire

 

Communiqué de presse – Front de Gauche

Le Mans, le jeudi 6 juin 2013

 

Clément Méric, antifasciste, étudiant de Sciences Po où il militait au syndicat Sud a été tué hier en plein Paris par un groupe de militants d’extrême droite manifestement du groupe JNR (Jeune Nationaliste Révolutionnaire).

Violemment frappé au sol, il a été déclaré en état de mort cérébrale à l’hôpital Salpetrière.

Le Front de Gauche  est triste et en colère devant le meurtre politique de ce jeune de 18 ans. Il adresse ses condoléances à sa famille ainsi qu’à ses camarades.

Le Front de Gauche s’adresse au Ministre de l’intérieur pour que les forces de police retrouvent rapidement les responsables de cet assassinat. Le FDG exige la dissolution des groupes d’extrême droite qui multiplient les actes de violence et affichent avec de moins en moins de retenue la haine raciale et leurs convictions fascistes à Paris et à travers le pays depuis plusieurs semaines.

Nous dénonçons le climat malsain qui voit la banalisation des idées d’extrême droite en permettant à celle-ci de tenir le pavé et les tribunes.

La manif pour tous et l’UMP ont ouvert la porte aux fascistes. De même que ceux qui ont mis un signe « égal » entre l’extrême-droite et le Front de Gauche doivent maintenant se taire car par quel mystère les premières réactions hier soir faisaient encore de notre camarade, simple militant contre l’extrême-droite, un militant d’extrême-gauche ?

Le renvoi dos à dos de partis se réclamant de cette famille politique avec des forces démocratiques et antiracistes doit maintenant cesser.

Le Front de Gauche appelle ce jeudi 6 juin, à 18 h 30, place de la Préfecture, à un rassemblement unitaire le plus large possible pour dire notre horreur face à ce crime odieux et exiger la dissolution des groupes d’extrême droite responsables de la mort de Clément.

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