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lundi 2 septembre 2013

Pour plus de reconnaissance des femmes dans le sport

Toutes les villes de France ont un stade, un gymnase ou une piscine qui porte le nom du baron Pierre de Coubertin, reconnu comme le créateur du sport moderne.

Malgré cela, Monsieur de Coubertin refusait aux femmes l'accès aux stades ainsi qu’aux installations sportives, car il ne souhaitait pas que les femmes s'exhibent, ni qu'elles cultivent leurs capacités physiques.

De fait, les femmes ont dû s'organiser et créer des sections féminines de sport parallèlement aux sections masculines.Ces clubs féminins ont dû leur essor à Alice Milliat qui fit en sorte que les femmes soient reconnues pour leur performance,et que le sport féminin trouve sa place aux Jeux Olympiques et dans toutes les sociétés sportives de l'époque.

En procédant à l’attribution du nom d’Alice Milliat au nouveau dojo qui a été inauguré ce samedi 31 août, la Ville du Mans rend ainsi hommage au rôle prépondérant qu’a joué cette femme dans la construction du sport féminin.

Pour le sport féminin d’aujourd’hui, la MMArena va accueillir deux évènements importants en fin d’année.

Le 7 septembre, à la suite de la journée Sport en fête, qui fera aussi la promotion du football féminin  pour tous les âges, l’équipe de foot féminine du Mans FC jouera contre l'équipe de Saint-Maur, dans le cadre du championnat de France de D2.

Le jeudi 28 novembre, l'équipe de France, jouera contre la Bulgarie dans le cadre de la qualification pour la Coupe du Monde 2015.

Le sport féminin n’est pas le casino des sportifs en pantoufle, ni le panthéon de sportives capricieuses, mais bien le modèle nécessaire aux adolescentes et aux femmes qui veulent juste éprouver leurs capacités physiques dans des activités exigeantes et ludiques.

Pour les femmes aussi, le sport donne la santé et une bonne confiance en soi. Tout le monde y gagne…

 

Chantal Hersemeule

Conseillère municipale, déléguée aux Droits des Femmes

vendredi 30 août 2013

Communiqué de presse au sujet de la réforme des retraites concernant les femmes

Communiqué de presse Parti de Gauche 72

Le Mans, le vendredi 30 août 2013

Retraites : Nouvelle cure d'austérité pour les femmes

 

Les femmes étaient déjà les premières victimes des politiques d’austérité menées par le gouvernement actuel. Temps partiels imposés, CDD, bas salaires... Et voilà que le gouvernement enfonce le clou avec son projet de réforme des retraites.

Jean-Marc Ayrault a beau jeu de souligner les inégalités dont sont victimes les femmes, sa réponse n’est pas à la hauteur du constat. Il propose en effet d’augmenter la cotisation, sur 4 trimestres par an, à l’ensemble des femmes à temps partiel pour leur permettre de percevoir une retraire équivalente au SMIC !

Pourtant nul besoin d'être sorti de l'ENA pour savoir que l’allongement de la durée de cotisation va lourdement pénaliser les femmes ayant eu des carrières interrompues. La mesure compensatoire proposée par le gouvernement, compensation journalière des congés maternels dans le calcul des retraites, ne concerne en moyenne que 16 ou 32 semaines sur plus de 2000 semaines d’activités au total ! De qui se moque-t-on ?

Une fois de plus, le premier ministre passe à côté de l'urgence : ce dont ont besoin les précaires, femmes comme hommes, c'est d'une réelle volonté politique de lutter contre le travail précaire, de supprimer le temps partiel contraint. Pour nous, la retraite doit être à 60 ans à taux plein, équivalente au SMIC pour toutes et tous…

A l'appel des syndicats, un mouvement de grève est dores et déjà annoncé le mardi 10 septembre dans les villes françaises.

Soyons nombreux et nombreuses à manifester notre désaccord envers cette réforme injuste !

 

Chantal HERSEMEULE

dimanche 25 novembre 2012

"Le chant des femmes"

 
Notre rassemblement à 17h était plutôt réussi et il a bénéficié de la présence de nombreuses et nombreux élu-es. Comme j'ai oublié de les citer hier, je vais le faire maintenant!
Il faut saluer le soutien de Gilles Leproust et de Maryse Berger dès l'organisation du collectif et leur présence au rassemblement hier soir. Françoise Dubois, Sylvie Tolmont et Marietta Karamanli, les députées sarthoises étaient présentes et je les remercie de porter nos revendications pour les femmes à l'Assemblée Nationale. Dominique Le Mener s'était excusé.
Merci aussi à tous les collègues du conseil municipal qui étaient présents et excusez moi si j'oublie encore quelqu'un:
Catherine Gouhier, Bernard Breux, Anne Marie Choisne, Yves Calippe, Martin Combe, Patrice Perdereau. Annick Mathis-Vignez a participé à la préparation.
Thierry Pradier, conseiller régional était aussi présent. Jacqueline Pedoya nous a répondu et s'est excusée. Anne Beauchef nous a transmis le soutien du groupe des élu-es de l'opposition. Jean Marie Geveaux s'est excusé.
 
 
La marche blanche a rassemblée entre 100 et 200 personnes et a été animé avec brio par le collectif féministe et anti sexiste qui avait préparé des slogans. Elle s'est séparée devant les Cinéastes après avoir chanté"le chant des femmes".

Le film proposé par SOS Femmes Accueil 72 et l'Union Régionale Solidarité Femmes des Pays de la Loire, "le paradis des bêtes" d'Estelle Larrivaz, était d'une grande qualité, fidèle aux réalités rencontrées dans nos associations. Le débat qui a suivi, autour d'un verre a rassemblé 25 à 30 personnes attentives. Les animateurs sollicités pour prendre la parole ont apporté des compléments aux constats du film. Merci donc à Bernard Lemonnier, psycho-thérapeute, à Emmanuelle Briot d'Appui72, ainsi qu'à Leila Louhibi pour leur participation.

Enfin je vous rappelle que lundi 26 novembre, le mouvement du Nid projette "la vitrine Hollandaise" aux Cinéastes et que le mardi 27 novembre à 18h, nous serons à Fresnay-sur-Sarthe pour une table ronde consacrée aux violences faites contre les femmes.
 
Chantal HERSEMEULE
Conseillère municipale déléguée aux Droits des Femmes,
Membre du collectif "contre les violences faites aux Femmes"

vendredi 20 juillet 2012

Printemps arabes et droits des Femmes

Le 29 juin 2012 a eu lieu au Mans un colloque initié par Juliette Gaté, Maître de conférence à l’université du Maine. Le titre était « droits des femmes et révolutions arabes ».

Je me suis permis d’écrire un compte rendu de cette journée fort intéressante, pour avoir la version officielle il faudra attendre la publication des actes. Je cite les noms des intervenants pour les remercier de leurs contributions sans prétendre reproduire ici leurs discours, il s’agit souvent de mon interprétation et de mes ressentis.

Trois personnes ont participé à ce colloque, dont je n’ai pas noté les interventions, je souhaite les nommer dès maintenant, Monsieur Rachid El Guerdjouma qui prenait la responsabilité de la présidence de l’université du Maine le soir même, Madame Marietta Karamanli réélue députée de la Sarthe et qui a introduit une table ronde, Madame Leila Louhibi déléguée aux droits des femmes et à l’égalité pour la délégation départementale de la cohésion sociale.

Le cadre de la faculté de droit donne un contexte de sérieux, à priori,  qui peut faire défaut au contexte associatif militant, souvent préjugé excessif, et comme les femmes ont besoin de la loi pour faire respecter leurs droits elles ont besoin d’être entendues et respectées. Elles ont encore beaucoup à faire pour avoir des lois égalitaires,rien n’est gagné, ici comme là bas.

Le premier intervenant Monsieur Mathieu Touzeil-Divina (Université du Maine) a rappelé que le savoir est le premier pouvoir. Monsieur Touzeil-Divina  rappelle toutefois que la séparation des pouvoirs est un mythe et que la phallocratie est un outil de la concentration des pouvoirs. Son souhait est de promouvoir les politiques éducatives.

Madame Geneviève Fraisse (philosophe, directrice de recherche au CNRS) est intervenue ensuite sur deux axes importants pour moi :

- Elle rappelle le contexte paradoxal de la révolution française qui doit rendre les français prudents pour juger les autres révolutions. Pour certaines françaises, elles étaient mieux loties avant la révolution (voir Julie Daubié, première bachelière).

- Elle a aussi développé le drame de la temporalité pour les femmes : c’est toujours trop tôt, trop tard ou hors sujet, les droits des femmes sont en permanence des contretemps à l'avancée de l’histoire. Ils sont de plus inutiles dans une logique de prise de pourvoir : la question est de savoir si on défend un contenu ou si on se bat pour être au pouvoir.

Le colloque était ensuite orienté sur des grands groupes de droits : les droits civils, les droits politiques, les droits culturels et sociaux et enfin l’effectivité des droits. Quelques absent-e-s ont bousculé le programme.

 

1) La place des femmes dans les nouvelles constitutions

 

Remarque : les pays cités ont été nombreux et les évènements n’étant pas « calmés », aucun état n’est stabilisé en droit.

Madame Rkia Mossadeq (Université de Rabat) est intervenue brillamment pour interroger les processus constitutionnels en cours.

Elle pose en préambule le glissement du printemps arabe vers un printemps islamique. Elle énonce aussi des connivences évidentes entre les différents mouvements politiques et religieux pour évincer les mouvements de gauche. Les différentes tendances qui se réclament de l’Islam, reconnaissent la démocratie comme procédure et déclare vouloir la respecter.

Pour les féministes locales qui defendent l’égalité des droits, le contexte est plus difficile car elles   voient une opposition féminine traditionnelle émerger contre cette libération. Ces femmes portent le voile et ont plus de légitimité pour l’identité arabe que les féministes « internationales » qui se heurtent à la caractérisation occidentale de leurs discours et donc sont stigmatisées. 

Madame Mossadeq présente le bilan sur les constitutions avec 3 images :

- Au Maroc, les médias se font le relais d’un enthousiasme démesuré. Le roi a nommé une commission pour rédiger la nouvelle constitution ; 18 personnes dont 5 femmes reconnues comme expertes. Cette qualification d’expertes est souvent dommageable pour la lutte féministe, en effet, les qualités professionnelles individuelles sont contradictoires avec la lutte collective pour les droits des femmes(remarque perso).

Donc pour le Maroc, il faut attendre le texte final et son application pour porter un jugement.

- En Tunisie les acquis de la constitution post-coloniale, dus à l’ouverture d’esprit de Bourguiba, sont menacés. (93 % des têtes de listes étaient des hommes)

- En Egypte l’espoir et les énergies s’enlisent dans l’attente. Il y a une chance et un risque de basculement.

Partout la Charia redevient source de loi. Au Koweït et à Oman, la Charia est déjà source de loi mais les constitutions marocaine et tunisienne de 1959 et 1962 n’y faisaient pas référence.

La Charia est composée du coran et de la sunna (les textes complémentaires écrits par les 3 premiers successeurs de Mahomet et interprétés de façon différente par les mouvements islamiques). Même en Iraq la charia n’était pas source de loi pour la constitution, l’énonciation de la référence est symbolique et n’a pas valeur de loi. Au Maroc on cite la charia tout en en énnonçant la primauté des textes internationaux.

L’Algérie a fixé un quota de 25% de femmes à l’assemblée (ouf ! en France on arrive à 27 % après 12 ans de lois sur la parité !). Cette décision représente donc un espoir pour tout le Maghreb et au delà.

Juliette Gaté (Université du Maine) nous a parlé des libertés révélées par les révolutions. Les femmes ont manifesté, elles ont organisé des réunions et se sont exprimées librement dans la presse et sur les réseaux sociaux d’Internet. Il y a souvent  des libertés écrites et bafouées par les pouvoirs en place, même depuis le départ des dictateurs.

Exemple de la diffusion de Persépolis, film de Marjane Satrapi, dont la projection a valu de la prison au rédacteur en chef et une interdiction de paraître pendant 2 mois au média qui l’avait programmé en Tunisie. Dans le même pays, la liberté de réunion est conditionnée à une déclaration et la délivrance d’un récépissé, mais le récépissé n’arrive jamais.

Globalement, il y a eu peu de progrès des droits. En Egypte, les manifestations ont été à nouveau interdites. Au Maroc, les manifestations sans être autorisées, n’ont pas été réprimées ce qui montre en fait une progression de la liberté dans ce pays.

 

2) les droits de la famille

 

Rana Chaban (Université du Maine) a rappelé qu’aucun pays arabe n’était classé dans les 100 premiers pour l’égalité des sexes, même si 3 pays du Maghreb ont adhéré à la CEDAW (sauf la Lybie).

Et les droits civils d’après la révolution sont en contre teinte. Les modifications, encore en cours, sont soit des stagnations soit des régressions pour les femmes.

Pour les femmes les aspects principaux des droits civils concernent les droits de succession et le droit de la famille, ils ne figurent pas dans la constitution mais dans des textes « inférieurs ».

Considérant la déclaration de la charia qui énonce qu’un homme vaut 2 femmes, la part d’héritage d’une femme est la moitié de la part d’un homme.

Dans les droits de la famille, il y a aussi l’âge minimum légal du mariage. En Egypte, il est passé à 18 ans en 2008, la Libye le fixe à 15 ans, mais au Yémen il n’y a pas d’âge minimum (conférer la petite fille qui a demandé le divorce à 10 ans).

Autre aspect, la possibilité de la polygamie. En Tunisie elle est interdite, en Libye 2 conditions sont nécessaires : l’autorisation de la première épouse et l’autorisation du tribunal (cela restreint de fait les secondes épouses). C’est l’abolition de cette loi qui a été demandée au départ de Kadhafi.

D’autres questions se posent autour des enfants. Notament pour la garde après les divorces.

En arabe le même mot est utilisé pour le divorce et la répudiation avec des conséquences financières différentes si ils sont le fait de l’homme ou de la femme. L’adoption est interdite par la charia.

Driss Ghounbaj (Faculté de Limoges) a parlé de la myopie des occidentaux qui ignorent le bouleversement marocain. C’est vrai que vu d’ici les luttes pour écarter les dictateurs ont été plus médiatisés mais le Maroc vit aussi des changements profonds.

Le 20 février 2011 a eu lieu une grande manifestation appelée jour de la dignité. C’était un mouvement de contestation sociale et politique. 

Les forces qui sous tendent ces épi phénomènes sont  issues de la mouvance des droits de l’homme ou de tendances islamiques. Il existe aussi des mouvements féministes.

(mes notes sont insuffisantes pour rendre compte de cet événement, à vérifier dans les actes du colloque ou dans la presse internationale).

Le gouvernement issu des dernières élections est majoritairement islamique, il comporte une seule femme ministre de la famille, Nadia Yacine, jugée rétrograde.

 

3) Les droits politiques

 

Nadia Ait Zaï (Faculté d’Alger) nous a parlé de l’Algérie et de son passé colonial et post colonial. Quand les femmes ont eu le droit de vote en France, celui ci fut d’abord refusé aux femmes Algérienne avant d’être réintroduit avec le vote en 1947 (sur le statut de l’Algérie). Les femmes Algériennes ont voté une fois en 1958 et ont à nouveau perdu le droit de vote avec la dé colonisation. (revoir la temporalité, l’égalité femmes hommes n’était pas une priorité de la libération ! ).

11000 femmes étaient dans le maquis avec le FLN, elles portaient le voile et représentaient l’identité Algérienne et la légitimité. Malgré les violences spécifiques dont nombreuses d’entre elles furent victimes, elles ne parlaient pas. Il y a eu beaucoup de désillusions, du côté des femmes, après l’indépendance du pays. Elles n’ont eu aucun pouvoir politique.

En 2012, 145 femmes ont été élues à la nouvelle assemblée, ceci constitue un espoir pour les femmes des pays voisins.

Madame Sonia Dayan Herzbrun, sociologue en Egypte et en Palestine replace les droits politiques dans le contexte des évènements depuis janvier 2011. La révolution n’est pas achevée, et une contre révolution est en route. Le pluralisme politique représente déjà un progrès.

Les violences envers les femmes ont gravi un nouvel échelon en devenant publiques sur la Place Tharir. Les viols, par les forces de l’ordre semblent fréquents, même envers les hommes mais sont habituellement maintenus secrets.

Diane Roman, professeure de droit public, nous explique 4 critères de l’effectivité des droits :

- Validité par l’écriture, reconnaissance formelle

- Opposabilité, signifie qu’il existe des voies de droits (pour faire appliquer s'ils ne sont pas respectés)

- Efficience, mesure les résultats produits

- Efficacité des droits, confronte les effets produits et les effets attendus (question pour les spécialistes du droit)

Imad Khillo, (faculté de Grenoble) replace les droits économiques et sociaux dans le cadre de la société musulmane et dans le cadre de la domination masculine.

La domination masculine ne serait pas le privilège de l’Islam ? Comme elle n’est pas le fruit du néo libéralisme, mais alors d’où vient elle ? Et comment peut elle être justifiée dans toutes les cultures depuis si longtemps.

D’après I.khillo c’est plutôt le retour d’un islam radical qu’il faut constater dans ces révolutions.

La discussion a été reprise par plusieurs des intervenants,  de la qualification de ces évènements. Etaient-ce des révolutions où des révoltes ? L’incidence économique a aussi été discuté sans être au centre des discussions. Le mal du néo libéralisme des politiques de rigueur et le choix d’aller vers plus de libéralisme ont été juste effleuré.

Monsieur Khillo a aussi mis l’accent sur la valorisation du plaisir sexuel par l’islam mais seulement pour les hommes.

On ne peut que faire le lien avec les temples hindouistes et leur exposition de nombreuses positions sexuelles ou le Kama sutra qui semble faire de la jouissance physique un idéal de vie. Ces considérations sont absentes des austères sociétés occidentales où le plaisir est assimilé au pêché.

Stéphanie Willman Bordat, directrice de Global Rights à Rabat, nous a présenté l’action de son association auprès des femmes marocaines. Le but étant de rédiger des contrats de mariage pour les femmes (et en faveur des femmes).

La dernière intervenante Myriam Bentolo-Carabot, professeure à l’université de Nanterre, nous a parlé de la CEDAW ( CEDEF en français, Convention de l’ONU pour l’élimination des discriminations envers les femmes)

Est il possible que le droit international influe sur les nouveaux textes en cours et amène à reconnaître de nouveaux droits ? Il y a 187 états qui ont ratifiés le CEDAW depuis son élaboration en 1979. Un protocole a même été fait en 2000 qui deviendrait un texte opposable dans les pays signataires, mais de nombreux pays ont émis des réserves.

 

 

Pour la féministe que je suis, comment mettre en action  les nombreuses questions qui restent en suspens, comment utiliser les éléments saillants de ces observations et qui sont en quelque sorte des interrogations transversales aux cultures, aux religions et même aux époques ? Comment rendre l’égalité femmes hommes incontournable et comment responsabiliser les dirigeant-e-s politiques, religieux, économiques devant cette question de l’égalité ?

 

 

Dans de nombreux droits et dans de nombreuses incidences négatives pour les femmes, la charia était mise en cause. La place des femmes dans les sociétés nouvelles sera-t-elle meilleure ou moins bonne ?

Les questions posées par ce colloque concernent aussi les femmes européennes.

Quand on se bat pour mettre à l’abri des victimes de violences conjugales au Mans, on se bat pour que les droits des femmes deviennent aussi universels que les droits des hommes. Avec les religions, les freins à la liberté des femmes ont un support de poids, que ce soit l’Islam, le Judaïsme, le Christianisme et ses avatars modernes pseudo réformés ; tous les dogmes permettent une lecture régressive pour les femmes. Diffuser nos réflexions, soutenir les femmes du monde entier ou la marche mondiale des femmes nous conduira, je le crois et je le veux,  vers une égalité sereine.

C’est pourquoi la solidarité internationale des femmes est nécessaire.

Chantal Hersemeule

dimanche 6 mai 2012

Abrogation de la loi contre le harcèlement sexuel = l'impunité pour plusieurs mois

Le Conseil constitutionnel vient de prendre une décision lourde de conséquences pour les femmes.

Voici le communiqué que Delphine Beauvois, Secrétaire nationale du Parti de Gauche en charge de l'égalité femmes-hommes, et moi-même venons d'envoyer à la presse.


Abrogation de la loi contre le harcèlement sexuel = l'impunité pour plusieurs mois

Le Conseil constitutionnel, suite à une question prioritaire de constitutionnalité déposée au nom d'un élu et ancien ministre poursuivi pour harcèlement contre trois femmes, vient d'abroger la loi contre le harcèlement sexuel. Pour la première fois dans l'histoire des avancées des droits des femmes, une loi est abrogée et ce vingt ans après avoir été votée. Cette abrogation entraîne l'annulation de toutes les poursuites en cours !

Certes la loi était insuffisante et se retournait parfois contre les femmes accusées de dénonciation calomnieuse. Mais au lieu de l'améliorer, vingt ans de luttes pour faire reculer l'impunité dont profitent des hommes agresseurs, souvent en position de pouvoir que ce soit économique, politique ou autre, sont effacés d'un coup au détriment des femmes. Pourtant le Conseil Constitutionnel sait qu'une nouvelle loi ne pourra pas être votée dans les semaines qui viennent. Les femmes vont donc rester des mois sans protection.

C'est irresponsable et un signe de mépris envers les femmes victimes de harcèlement.

Une nouvelle loi devra donc être votée en urgence dès l'été. Les députés du Front de Gauche s'y engagent.

Les associations féministes appellent à un rassemblement demain matin, lundi 7 mai, à 11h,  pour réclamer une nouvelle loi au plus vite.

Chantal Hersemeule

jeudi 8 mars 2012

Le 8 mars : une journée internationale des Droits des Femmes indispensable à la prise de conscience générale

Le 8 mars est l'occasion de nombreuses initiatives qui mettent en avant les femmes. Certaines sont habituelles comme dans la ville d'Allonnes où des élu-e-s distribuent des fleurs aux sorties d'école et dans le centre commercial proche du mail.

Les revendications féministes, encore nombreuses sont prises en compte dans le programme du Front de Gauche. Des mesures pour renforcer la protection sociale et lutter contre la précarité répondent à la paupérisation croissante des femmes. Pour elles, petits salaires et temps partiels ; elles cumulent les handicap sociaux et la responsabilité des enfants.

Elles sont plus concernées par la dégradation des services publics comme la petite enfance et la santé, mais aussi par le manque de transport en commun et la cherté de l'eau et de l'énergie.

Le Front de Gauche, au pouvoir, rétablira le Ministère des Droits des Femmes et garantira la parité dans toutes les assemblées élues. Le respect des temps des femmes sera mis en avant pour voir la parité s'installer dans la vie politique, la vie associative et la vie familiale.

Le Front de Gauche est décidemment la solution écologique, sociale, culturelle, financière pour les femmes et pour les hommes.

Chantal HERSEMEULE

mardi 31 janvier 2012

Une exposition pour traiter de l'égalité femmes hommes

Depuis le mardi 24 janvier se tient au Palais des Congrès du Mans une exposition organisée par l’association Femmes Solidaires 72 : « l’Egalité, c’est pas sorcier ! » qui met en exergue l’importance de l’éducation pour promouvoir l’égalité femmes-hommes.

L’exposition s’articule autour de cinq grandes thématiques : la grammaire et son rôle dans la représentation des genres, le masculin l’emportant sur le féminin ; l’égalité professionnelle ; la parité en politique ; la prostitution et les libertés individuelles.

Maryse BERGER et François EDOM,  Chantal HERSEMEULE étaient présent-e-s au vernissage pour soutenir l’action menée par Femmes Solidaires 72.

En matière d’égalité femmes-hommes, beaucoup à faire encore. C’est pourquoi les élus Progressistes – Parti de Gauche soutiennent toutes les actions qui, au travers de l’éducation, promeuvent l’égalité hommes-femmes et proposent des cadres de réflexion et des moyens  pour parvenir à l’égalité

mardi 10 janvier 2012

L'entretien du lundi consacré à Chantal HERSEMEULE dans le Maine Libre

Veuillez cliquer sur l'image ci-dessous pour lire l'intégralité de l'entretien entre le Maine Libre et Chantal HERSEMEULE, conseillère municipale déléguée aux Droits des Femmes, dans la rubrique "L'entretien du lundi".


samedi 26 novembre 2011

Violences faites aux femmes : la honte doit changer de camp !


Au Mans, la manifestation du 25 novembre, Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, a rassemblé une centaine de personnes issues du monde associatif, politique, et syndicaliste pour l'essentiel.

Ce vendredi 25 novembre, à 18h, les gens se pressent place de la république pour faire une dernière course et regagner leurs pénates. Nous, avec quelques drapeaux et quelques panneaux, nous résistons au froid et répondons aux journalistes.

Oui 146 femmes sont mortes en 2010, et oui il y a 75 000 viols par an en France ! Oui la prostitution est une violence et l’inceste fait 2 millions de victimes en France.

Il faut aussi expliquer la présence de la CGT car on me demande ce qu’elle a à voir avec ça. Et bien sûr, je réponds à tous que même au travail les femmes sont victimes de violences : les attouchements, les insultes, les chantages et les discriminations sont  monnaie courante pour elles au travail et la CGT a raison de le dénoncer.

Nous passons devant le planning familial, devant la mairie, le palais de justice; nous souhaitons un engagement financier de tous les pouvoirs publics pour répondre aux besoins de soutien des femmes et au besoin d’information de toute la population.

Nous souhaitons un plus grand engagement de la justice pour la loi de juillet 2010. Nous souhaitons que les associations soient reconnues et aidées. Nous voulons améliorer la solidarité entre les femmes de toutes les générations où qu’elles soient dans le monde.

Devant la Préfecture, nous allumons quelques bougies et nous respectons la minute de silence en hommage aux femmes mortes en 2010.

Chantal HERSEMEULE

mardi 11 octobre 2011

L’Espace associatif Droits des Femmes devient l’Espace Gisèle HALIMI.


S’est tenue le lundi 10 octobre le « marrainage » de l’Espace associatif Droits des Femmes ainsi devenue Espace Gisèle HALIMI, en hommage à la militante infatigable en faveur du droit des femmes.

 

Malheureusement, Gisèle HALIMI n’a pu être présente, mais Séverine DUPAGNY, qui la représentait pour son association « Choisir la cause des femmes » a qualifié l’Espace de : « lieu de lumière, de liberté, de réflexion et de rêve. »

 

C’est par la décision de Gisèle HALIMI et les mots prononcés par Madame DUPAGNY que sont reconnus l’utilité et l’immense travail réalisé au quotidien - soutien psychologique, aide juridique, aide à l’hébergement - par les associations résidentes (CIDFF, SOS Femmes Accueil 72, Mouvement du Nid) et leurs nombreux bénévoles.


 

Si cette rencontre fut agréable, elle n’occulte  pas la tâche qui reste à accomplir pour que les droits des femmes soient reconnus, le droit à l’IVG, le droit de vivre sans violence et donc sans prostitution, le droit à l’égalité économique.

 

Le combat continue…

mercredi 28 septembre 2011

Vers une parité Homme-Femmes dans l'attribution des noms de rue de notre ville

Le mercredi 14 septembre s'est tenue la commission municipale des droits des Femmes, présidée par Chantal Hersemeule, en présence d'élu-e-s de la majorité municipale, de Présidentes d'association oeuvrant en faveur des droits des Femmes, et de personnalités extérieures.
Pour cette commission, Chantal a invité Mme Bougeard, Adjointe au Maire de Rennes et membre du Conseil des Communes et Régions d'Europe, qui a présenté à la commission les actions menées par la Mairie de Rennes dans le cadre de la Charte Européenne pour l'égalité des Femmes et des Hommes dans la vie locale.
Deux propositions ont été acceptées à l'issue de la commission :
1. La Ville du Mans s'inspirera et mettra en oeuvre les principes de la Charte mentionnée ci-dessus,
2. La commission extra-municipale a retenu l'idée de la parité Homme-Femme dans l'attribution des noms de rue de notre ville.

Affaire à suivre...

mercredi 15 juin 2011

Fête interculturelle des quartiers Sud et débat autour de la place des Femmes dans notre société


Le 4 juin a eu lieu la fête interculturelle, sur la plaine du Ronceray. Le thème de 2011 était la place des femmes dans la société. Pour en parler, en plus des nombreux entretiens qui ont été mené par Radio Alpa, deux débats ont été organisés, débats auxquels j’ai participé.

Dénoncer les inégalités hommes-femmes est souvent mal vu par les hommes et par les femmes.

Les hommes, eux, ne voient pas toujours le problème. Il faut dire que dans ses formes les plus dures, ces inégalités touchent essentiellement les femmes. Elles représentent en France 80 % des travailleurs pauvres. Elles sont les principales victimes de la violence conjugale et l’on dénombre 75 000 viols tous les ans sur notre territoire.

Pourtant, celles-ci ne veulent pas être traitées en victimes et celles là sont encore souvent satisfaits de faire une vaisselle par ci, un ménage par là en pensant résoudre par une attitude individuelle ponctuelle un problème de société de fond.

D’une certaine façon, les femmes sont aussi responsables que les hommes des inégalités. Une immigrée algérienne disait au micro de Radio Alpa que les femmes françaises ont des droits dont elles ne profitent pas. L’effet d’une culture inégalitaire et sexiste de la société française, non visible est pourtant bien à l’œuvre.

Un ancien syndicaliste des métiers d’infirmièr-es et aide-soignant-es reprochait aussi aux femmes de ne pas prendre en charge leur défense. Peut-être parce que, dans un pays où les trois quarts des tâches liées à la famille et aux enfants sont confiées aux femmes, ces dernières n’ont pas la liberté d’esprit ni la volonté et le temps de s’investir et de militer.

L’animatrice du débat, de l’association « les petits débrouillards », elle, cherchait le lien entre les femmes et la politique. Pourquoi en France a-t-on si peu d’élues et si peu de femmes engagées ?

Pourquoi notre façon de faire de la politique, pourquoi les places encore et toujours occupées par les hommes, font qu’il est très difficile de faire une carrière politique pour une femme après le temps de la maternité. La loi sur la parité, qui est un premier pas, n’a pas résolu la question simple et pratique des gardes d’enfants et du partage des tâches ménagères.

Le débat a été riche et a permis de poser les questions, à défaut d’y avoir trouvé des réponses.

 

Chantal Hersemeule

samedi 7 mai 2011

Pour un éco-féminisme.

Depuis quelques temps, je souhaitais mettre en évidence ce lien très fort entre les mouvements de femmes et l'écologie. Ceci n'est pas visible dans les pays occidentaux.

La pauvreté des femmes y est connue mais n’induit pas une relation directe entre la faiblesse de leur patrimoine et l'obligation alimentaire et de soin qu'elles ont envers leurs familles, notamment envers les enfants.

Car en France, malgré la pauvreté, les familles ont accès à l'eau potable, à l'énergie pour le chauffage et la cuisine, à l'aide alimentaire. Même si ce n'est pas toujours satisfaisant, c'est moins pire qu'ailleurs...

Dans les pays où il n'y a pas de services publics : pas de distribution d'eau, pas d’offre de soins, de santé publique, d'éducation etc.. Les femmes en charge d'enfants sont obligées pour nourrir leurs familles,

  • de cultiver la terre,
  • de faire les corvées d'eau,
  • de faire la cuisine avec l'énergie présente et disponible,

De fait, elles provoquent de fortes mobilisations quand les terres sont prises pour des productions non vivrières, quand la réserve de bois est interdite d'accès, quand l'eau est inaccessible ou polluée.

Il semble que dans beaucoup de pays les femmes cultivent des terres dont elles ne sont pas propriétaires, mais dont leur survie dépend. Elles font donc des associations de femmes tournées vers ces préoccupations dont on les charge. Elles défendent le bien commun, voir "troisième marche mondiale des femmes sur le bien commun" ou bien les organisations en coopérative autour du micro crédit. Les femmes semblent vivre dans une "économie parallèle" qui doit se satisfaire de la place laissée par l’économie libérale. Quand la pression est invivable, elles réagissent et s’organisent..

Et donc elles protègent les arbres, voire replantent, comme les femmes du Kenya qui luttent avec Wangarai Matthai contre la déforestation. Elles revendiquent des terres agricoles pour la culture vivrière et font de l’arrachage de plantations intensives pour l’exportation comme au Brésil ou en Colombie.

Elles défendent la biodiversité en Inde : sauvegarde des espèces locales de riz contre riz OGM.

Un jour, nous remercierons toutes ces femmes du sud pour leur mobilisation. Ce sont elles qui ont raison et nous donnent des exemples de lutte.

Chantal Hersemeule

mercredi 9 mars 2011

Le 8 mars 2011 au Mans


Le collectif « 8 mars », composé des associations : Planning Familial, BPW, CIDFF, la mission locale, Femmes Relais Sarthe, Mouvement du Nid et SOS Femmes Accueil 72, a organisé un temps de réflexion au carré  Plantagenêt  sur les femmes et le pouvoir.  Hélas, les militantes étaient condamnées au silence, presque 3 heures d’intervention sans débat. Même moi qui ai eu l’honneur d’ouvrir la soirée, j’étais frustrée.

Les intervenants étaient cependant convaincants. Samuel Chevallier, patron d’un super U sarthois, et Sylvie Casenave, cheffe d’entreprise à Sablé, sincères, essaient de faire entrer l’égalité dans leurs entreprises. Il et elle se heurtent aux stéréotypes de toutes sortes et aux contradictions entre intérêts financiers et développement humain.

Florence Nobili a  présenté une enquête sur la place des femmes dans les associations. Cela reflète le reste de la société, c’est inégalité à tous les étages.  Et notre amie Françoise Verchère a défendu avec conviction la nécessité de renouveler le personnel politique auquel elle appartient depuis longtemps. Les Français et Françaises sont représentés par de vieux hommes blancs. On est loin de la parité et de la diversité de la rue.

Par la suite, aux Cinéastes,  un débat sur les violences conjugales était suivi de la projection du sympathique film « We wanted sex equality ». Déjà en 1968, des femmes se battaient pour l’égalité des salaires. On n’est pas fatiguées certes, mais, après quarante ans de négociation, la différence en France est encore de 27 %. Il reste à faire... 

samedi 29 janvier 2011

Chantal Hersemeule présidera la toute nouvelle commission municipale aux droits des femmes

Veuillez trouver ci-dessous les interviews de Chantal HERSEMEULE menées par le Maine-Libre et l'Ouest-France sur les objectifs de la nouvelle commission aux droits des femmes.


jeudi 6 janvier 2011

La domination masculine mène-t-elle forcément à la violence ?

La domination masculine se fait discrète et pour certain, elle a quasiment disparue. Cependant, les femmes sont toujours titulaires de petits postes, de petits salaires, de petits budgets avec lesquels elle font le maximum. 25 % des enfants grandissent dans des familles avec des ressources inférieures au seuil de pauvreté, familles souvent monoparentales (terme pudique pour parler des mères seules).  

La domination masculine passe par un discours sur la parentalité égalitaire, mais les hommes ne font pas tous « leur part ». 

La mixité scolaire s’est installée comme si elle suffisait à mettre en place l’égalité pour les prochaines générations. Une interrogation superficielle montre l’échec de cette idée : les stéréotypes sexistes s’y développent comme une bactérie dans un camembert.  Bien sûr, la phase ultime de l’inégalité s’exprime dans la violence faite aux femmes.

Viols, coups, prostitution, humiliation, cela reste le quotidien pour de nombreuses familles. A l’association SOS Femmes Accueil 72, on a pu constater que 2011 confirme 2010. Les femmes cherchent des solutions individuelles et elles s’en sortent à tout prix et avec leurs enfants. Elles nous donnent des leçons de courage, et aussi des raisons de militer. 


L’égalité reste un leurre pour beaucoup d’entre elles et un objectif pour notre société.

L'espace associatif Droits des Femmes, associé au Planning Familial 72, organise une soirée débat autour du film "La Domination Masculine", aux Cinéastes (Le Mans), à partir de 18 H.

 

Une représentante de chaque association animera le débat :

"La Domination masculine mène-t-ellle forcément à la violence ?"

lundi 29 novembre 2010

Femmes victimes de violences.

Sur tous les fronts, Chantal, élue et militante féministe associative, fait vivre la gauche par l'exemple.

samedi 2 octobre 2010

Colloque BWP

Chantal est intervenue hier matin en qualité d'élue en charge des droits des femmes lors du colloque sur l'égalité professionnelle hommes-femmes.Vous pouvez lire ci-dessous son intervention.

L’histoire de France a été inventée par les historiens et elle est largement discutable surtout par nous les femmes.

Les héros révolutionnaires que nous ont présentés nos professeurs d’histoire étaient, vu de 2010, racistes, sexistes et violents !

Les assemblées révolutionnaire ont été interdites aux femmes et d’ailleurs les droits de l’homme et du citoyen ne se conjuguaient pas au féminin ni en 1792, ni dans la seconde république, ni dans la troisième…

Le (grand) H des droits de l’homme n’a atteint les femmes qu’en 1944 quand on « leur a donné » le droit de vote…

Pour continuer sur les droits, nous devons nous souvenir de l’élaboration du code civil par Napoléon. Il a restreint les droits de femmes.

L’arsenal juridique français est toujours basé sur ce texte. Les régimes politiques se succèdent intégralement masculins. Révolution industrielle, guerres européennes et mondiales seront lancées sans les femmes.


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lundi 6 septembre 2010

Pourquoi et comment donner des noms de femmes à des lieux et des bâtiments publics?

Cela fait plusieurs fois que je demande que l'on donne des noms de femmes plus fréquemment; Dernière demande en date : Simone de Beauvoir pour la médiathèque Sud. J'attends encore!!!
                                                                                                                                           Chantal Hersemeule

« Pourquoi » répond à plusieurs objectifs, donner un nom à un lieu c’est l’identifier, lui donner un destin parmi les humains, et donc, lui donner un nom d’humain c’est donner à un lieu nouveau une histoire et un contexte.

Victor Hugo n’a pas enseigné mais son œuvre est source d’apprentissage et sa vie un modèle pour beaucoup de citoyen français. Ceci explique le nombre d’écoles qui portent son nom. Nommer une médiathèque « Louis Aragon » est bien ancrer le lieu dans son contexte : une ville communiste engagée, une démarche de mise à disposition de la culture pour tous. L’exemple d’Aragon n’est pas sans poser les limites d’une vie pas entièrement modèle ! !

Donner des noms de femmes c’est rappeler l’existence des femmes dans l’histoire, quand on regarde les monuments aux morts de la grande guerre, il semble qu’il n'y ait eu que des hommes à y laisser leurs vies et que les femmes n’aient ni participé, ni souffert.

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vendredi 3 septembre 2010

Egalité Femmes -Hommes dans le projet de loi sur les retraites


Voici l'intervention de notre collègue Chantal lors de la réunion du comité retraites Le Mans-Ouest.

Pourquoi une commission égalité hommes- femmes à l’assemblée nationale ?

Dans l’esprit de beaucoup de gens l’égalité étant devenu une évidence elle doit se faire « naturellement », c’est zapper un peu vite 200 ans d’ histoire de France. Depuis la révolution française les hommes sont devenu des citoyens , les héros de la déclaration des droits de l’homme. les politiques, les règles économiques et juridiques se sont construites sans les femmes.

Code Napoléon : les femmes sont des incapables, 1848 suffrage universel (masculin),

Guerre France- Allemagne les hommes souffrent et meurent ils sont héros sur les places publiques, héros sur les monuments au morts, les femmes n’ont pas souffert, peut être même qu’à ce moment là les femmes n’existaient pas !

Les femmes deviennent citoyennes après la bataille, 1944 elle obtiennent le droit de vote, 1965 elle peuvent dépenser leur paie sans l’autorisation de leur mari. En 2010 la situation des femmes et des hommes n’est pas la même !

Leur donner les mêmes droits ne suffit pas à les rendre égaux.

Que dit la loi de 2010 sur l’égalité hommes femmes ?

2 choses : 1) les entreprises de plus de 300 salariés qui ne font pas de rapport de situations comparées seront sanctionnées (elles peuvent ne rien faire mais il faut qu’elles le disent !)

2) les congés maternité seront validés dans le montant des pensions même si ils ne donnent pas lieu à cotisation ! (ils comptaient en durée mais pas en valeur)

les inégales conséquences de la loi :

la durée d’assurance va pénaliser plus et plus durement les femmes :elles prenaient déjà la retraite un ou deux ans plus tard, ce sera donc plus difficile encore de partir à 62 ans avec une pension suffisante.

Les femmes ont des carrières plus courtes et plus hachées, elles sont victimes de la précarité : CDD en chaîne, du chômage et des temps d’arrêt pour les enfants.

Les trimestres exigés qui augmentent vont baisser les pensions des femmes : 45 % des femmes partaient à taux plein contre 85% des hommes.

Certains temps très partiels ne suffisent pas pour valider des trimestres, de plus ils donnent des pensions très faibles.

Sur le sujet de la pénibilité le rapport parlementaire souligne que les métiers féminins n’ont pas fait l’objet d’études et ne seront donc pas reconnus comme pénible.

L’avantage des femmes en France est qu’elles sont protégées par les minima sociaux !

La retraite de droits des femmes en 2004 est de 745 euro, les hommes eux ont « gagnés » 1400 euro. Ceci est amorti par les droits sociaux qui donnent 1020 euro de moyennes versés aux femmes et 1600 euro aux hommes après rééquilibrage.

Cette loi suscite de nombreuses autres questions : quel sort pour les veuves ? les femmes divorcées et séparées qui n’auront pas de droits propres ?

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