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lundi 30 septembre 2013

Une nouvelle Nuit des chercheurs réussie

Une nouvelle fois, je n’ai pas été déçu et ma curiosité en a eu plein la mirette lors de la nouvelle Nuit des chercheurs. C’était la 4ème édition ce vendredi au Carré Plantagenêt.

Tout d'abord, le lieu est très sympa et il a aussi permis de montrer pour la première fois les travaux de recherche réalisés sur nos collections archéologiques. Dès l’entrée, les organisateurs ont donné le ton de la vulgarisation intelligente, à portée de tous, en invitant le journal de Spirou à croquer les travaux du laboratoire d’acoustique de l’Université.

Tout était nouveau et très pédagogique.

Les chercheurs de l’Université du Maine ont vraiment réussi ce rendez-vous avec les profanes pour exposer leurs travaux et les enjeux concrets pour notre quotidien qu'ils représentent.

Pas moins de 600 personnes se sont déplacées et ont assisté à plusieurs animations, expositions et projections télévisuelles.

L’intérêt populaire pour cet évènement ne cesse de se confirmer d’année en année, les visiteurs appréciant la vulgarisation des travaux menés ainsi que la dimension ludique qui est proposée.

Cette Nuit des chercheurs a de nouveau été un succès qui à n’en pas douter continuera de l'être dans les années à venir, la passerelle étant créée entre les laboratoires scientifiques et les néophytes.

C’est un rendez-vous essentiel pour développer le goût de la science et entretenir le débat sur ses finalités au sein de la société. Un moment hautement citoyen.

Bravo…

vendredi 27 septembre 2013

Institut du Risque et de l’Assurance : nouvel outil de valorisation de l’Université du Maine

Le tout nouveau bâtiment du département de mathématiques inauguré vendredi 13 septembre est non seulement une construction d’une superficie de 2 000 m2 répondant aux normes écologiques et environnementales mais il est surtout le lieu qui va abriter en son sein l’Institut du Risque et de l’Assurance (IRA). 

L’Institut du Risque et de l’Assurance est le résultat d’une coopération et d’une volonté commune aux mathématiciens, juristes et économistes de travailler ensemble. Cette collaboration sera tangible dans les offres de formation et les activités de recherche et d’innovation. 

L’Université du Maine démontre au travers de ce projet innovant sa capacité à s’inscrire dans le monde professionnel et à répondre à ses attentes.  

Avec l’institut européen d’acoustique (Le Mans Acoustique), l’Institut du Risque et de l’Assurance vient illustrer la stratégie de notre université qui structure ses laboratoires de recherche autour de thématiques pluridisciplinaires. Dans les tuyaux : l’institut d’Informatique des matériaux et des Sciences de l’Homme. 

Avec l’IRA, l’enjeu, pour l’Université du Maine, est d’accroître en ce domaine son attractivité en proposant un cursus qui puisse drainer des étudiants et des enseignants-chercheurs bien au delà du bassin local et au delà de nos frontières. La présence des MMA sur notre territoire n’est bien sûr pas sans compter dans ce projet. 

La concrétisation de ce projet tout comme d’autres initiatives (les journées Santé Territoire et Recherche …) est la preuve que l’Université du Maine a pris la mesure des enjeux actuels qui lui imposent adaptation et rayonnement.

jeudi 19 septembre 2013

Et si le Crédit Impôt Recherche servait vraiment à soutenir l’enseignement supérieur et la recherche publics

Ce mardi 17 septembre, le Président de l’Université du Maine a tenu une conférence de presse pour faire le point sur la prochaine année universitaire.

Malgré le gel des crédits de l’Etat, la situation financière de l’Université du Maine reste plutôt bonne car elle dispose encore de fonds de roulement. Mais depuis la loi relative aux Libertés et aux Responsabilités des Universités (LRU), elle ne cesse d’y puiser pour boucler son budget.

Alors l’avenir est moins radieux, nous dit l’équipe présidentielle, car l’Université du Maine n’aura bientôt plus à disposition ce fonds de roulement. En effet, la LRU du gouvernement Sarkozy et  les Responsabilités et Compétence Elargies (RCE) rendront la situation critique en 2016.

En terme d’effectifs, l’Université du Maine est sous dotée de 160 postes (corps enseignants et corps des agents techniques) et fonctionnent essentiellement en recrutant des enseignants contractuels, en tant que vacataires, qui sont rémunérés à l’équivalent SMIC.

Ce contexte austéritaire défavorable n’empêche pourtant pas de voir les effectifs étudiants de l’Université augmenté cette année, et ce depuis 2007. L’Université du Maine développe davantage ses formations d’enseignements supérieurs, en médecine et en langues étrangères notamment, et poursuit ses efforts d’investissements dans les locaux abritant le département de maths et l’institut du risque et de l’assurance (IRA), ainsi que le Centre de l’International et des Langues (CIEL). Le classement de l’Université du Maine s’est amélioré, passant au 11ème rang des villes moyennes.

Mais ces résultats sont le fait d’une gestion prudente et maîtrisée propre à la direction de l’Université du Maine !

Et si l’Etat soutenait mieux l’enseignement supérieur et la recherche publics ! Nous pouvons donner une piste très radicale qui consiste par exemple en une remise à plat totale de la niche fiscale que constitue le Crédit Impôt Recherche (CIR).

Les 5 Mds d’euros dépensés en 2011 par l’Etat, via ce dispositif CIR, auraient donné une belle bouffée d’oxygène aux universités, plutôt que de rentrer dans les caisses des entreprises qui, selon un rapport de la Cour des Comptes, l’ont utilisé comme un outil d’optimisation fiscale frauduleux.

mardi 14 mai 2013

Le "pompier" incendiaire.

S’inscrivant dans une soi-disante « révolution civique » proposée par Jean-François Copé, l’UMP de la Sarthe a fait part de sa volonté d’organiser des permanences de soutien scolaire dans notre département.

 

Cette décision est choquante dans la mesure où la Présidence de Nicolas Sarkozy n’a cessé de démanteler l’Education Nationale en supprimant 80 000 postes d’enseignants en cinq ans, et en affaiblissant considérablement les Réseaux d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté (RASED) dont la mission, comme son nom l’indique, est de se consacrer aux élèves les plus en difficulté au sein des écoles maternelles et élémentaires.

 

Dans un contexte où le gouvernement Hollande poursuit la politique économique austéritaire des gouvernements Sarkozy, l’UMP a bien du mal à trouver des angles d’attaque en tant qu’opposition, et en est même réduite à rallier les positions de l’extrême droite sur le « Mariage pour tous ».

Nous voyons dans cette proposition une tentative masquée d’endoctrinement et de recrutement provenant d’un parti politique fortement divisé et financièrement moribond.

 

Le principe de laïcité s’impose en France, y compris dans le secteur péri-scolaire. L’UMP si virulente à propos de la laïcité jusqu’à frôler l’islamophobie quand il s’agissait de la religion musulmane, ferait bien d’appliquer à elle-même cette neutralité, et devrait laisser le soin aux personnels compétents, bénéficiant d’une formation en pédagogie de l’enseignement notamment,  d’assurer les missions de soutien scolaire.

 

jeudi 13 septembre 2012

En finir une fois pour toute avec la logique comptable !

Les élus Front de Gauche du Mans ( Chantal Hersemeule, Yves Calippe et Patrice Perdereau ) étaient présents, le jour de la rentrée , aux écoles  maternelles Courboulay et Louise Labé pour se renseigner sur les derniers effectifs. Nous savions que dans ces deux écoles, une était classe menacée de fermeture à Courboulay et que l’Inspecteur d’Académie refusait l’ouverture à L. Labé. C’est là notre rôle que de partager l’inquiétude légitime des parents et enseignants et d’apporter notre soutien

A Courboulay , il était acté une fermeture au seuil de maintien de la classe. Pourtant cette école a le profil d’une école de ZEP et les logements sociaux situés juste en face seront livrés au début de l’année 2013 ! Un comble ! A L. Labé, école maternelle de l’Epine , c’est un refus d’ouverture alors que le seuil est allègrement dépassé qui a déclenché la mobilisation assez massive des parents.

 

C’est vrai aussi que le précédent gouvernement de droite avait relevé les seuils d’ouverture et de fermeture, augmentant le nombre d’élèves à inscrire pour maintenir une classe. Et cela révolte un peu plus les parents lorsque les seuils atteints l’IA continue à répondre par la négative.

La responsabilité première en incombe au gouvernement de droite qui avait programmé les fermetures de classes pour 2012-13.

Il y a urgence à sortir définitivement de cette logique comptable, à court terme, fermée aux réalités locales ( futurs logements dans le quartier, inscriptions en cours d’année ), pour, enfin, privilégier une logique éducative qui ne fait pas d’une baisse d’effectifs une pénalisation, mais au contraire l’opportunité de mieux éduquer et transmettre les savoirs.

Le nouveau gouvernement a injecté nationalement 1000 postes en cette rentrée.

C’est positif, mais loin des besoins.

Il aurait dû marquer une rupture plus significative en annonçant un moratoire sur les fermetures de classes, indispensable pour engager la reconquête

 

vendredi 8 juin 2012

Fermeture du Ronceray : l’inspecteur académique maintient l’épée de Damoclès !

Il y a 2 ans déjà, la mobilisation des parents et enseignants permettait de faire reculer l’Inspecteur d’Académie dans sa première tentative déguisée de fermeture du collège le Ronceray.

L’année dernière, l’Inspecteur académique s’employait de nouveau à ajouter un surcroît de difficulté en décidant la mise sous direction unique des collèges Ronceray - Anne Franck et les Sources.

La situation n’est donc pas nouvelle et mérite quelques éclairages actualisés.

Hier, jeudi 7 juin, l’Inspecteur académique a reçu une délégation composée de parents d’élèves et de personnels du collège (enseignants, CPE et infirmières) que j’ai accompagné, pour obtenir des réponses aux questions restées en suspens depuis la rentrée scolaire 2011.

Durant toute l’année, un seul principal a assumé la direction du Ronceray et des Sources. Ce dispositif a été officiellement reconduit pour la prochaine rentrée 2012 alors qu’il ne devait qu’être transitoire.

Autre point de discussion : le poste d’infirmière. L’Inspection d’Académie a prévu d’affecter ce poste, à la prochaine rentrée scolaire, non plus seulement au Ronceray, mais également au collège des Sources. Si cela devait se produire, ce serait en contradiction avec les textes du dispositif « ECLAIR1 » qui prévoit une infirmière par territoire ECLAIR, réunissant un collège et des écoles primaires. Ce périmètre n’a pas été modifié.

Sur la question des effectifs, nous constatons une baisse des effectifs en 6ème alors que ces derniers sont à niveau constant en CM2, dans les écoles du quartier.

En parallèle, nous constatons depuis deux ans de nombreuses demandes de dérogations des parents pour des inscriptions dans d’autres collèges de notre ville.

Comment est-il possible de contenir ces demandes de dérogations quand l’Education Nationale et le Conseil Général ne font qu’attiser l’inquiétude sur l’avenir de ce collège ?

Sur un site officiel de l’Education Nationale, il est écrit qu’« une réflexion est engagée pour déplacer ces effectifs [du Ronceray] sur un collège voisin ».

Comment un parent d’élève peut-il inscrire sereinement son enfant au Ronceray alors qu’aucune garantie sur la pérennité de ce collège ne lui est fournie ?

Face à cette situation, un préavis de grève a été déposé pour le 11 juin. Les élus Progressistes-Parti de Gauche de l’agglomération soutiennent l’action des parents et des enseignants.

Avec l’arrivée de la gauche au pouvoir, nous espérons que la situation du Ronceray sera réexaminée et débouchera sur une issue favorable pour les parents d’élèves et les enseignants, ainsi que sur une situation bénéfique pour les élèves.

Maryse BERGER

Première adjointe au Maire du Mans

Représentante de la Ville du Mans au Conseil d’Administration du Ronceray

 

 1. « Ecoles, Collèges, et Lycées pour l’Ambition, l’Innovation et la Réussite » (ECLAIR)

dimanche 4 mars 2012

Formation des maîtres: un désastre!


Après un échange avec un ami directeur d'IUFM, lors d'un déplacement, j'ai enchainé au Mans par une rencontre avec les représentants de la FSU du site. J'avais déjà lu le Rapport de la Cour des Comptes sur le sujet, mais ces deux échanges nous ont éclairés encore plus sur les dangers qui pèsent. Le tout dernier étant la loi Grosperrin.

Le texte adopté par l'Assemblée le mois dernier à l'initiative du député Grosperrin, en procédure d'urgence, en procédure d'urgence est une catastrophe. Le Code de l'éducation dit jusqu'à ce jour que la formation des maîtres est assurée par les IUFM. La loi dit maintenant qu'elle est "assurée par les établissements d'enseignement supérieur, notamment les universités". Non seulement, c'est signer un arrêt de mort d'un lieu spécifique pour apprendre un métier, mais c'est aussi tirer un trait sur la pédagogie au profit d'une formation théorique et purement universitaire. Les personnels sont atterrés par ce qui arrivent.

En plus, le texte, dans la droite ligne des politiques libérales, sans le dire, ouvre la porte aux établissements d'enseignement supérieur privés de former les instituteurs et les profs. Si l'école est le lieu et le moment où se fonde et refonde à chaque génération le peuple français, c'est bien un scandale que vient d'opérer la droite. Décidément, ces gens remettent toutes les clefs de notre République aux marchands.

Nous recevons les responsables de l'IUT du Mans dans la foulée, le tableau n'est pas meilleur. Nous en dirons quelques mots dans un prochain billet.

vendredi 3 février 2012

Halte à la destruction de l'Education Nationale

Au cours de la réunion regroupant les directeurs d'écoles, l'Inspection Académique et des élus de la Ville du Mans, des manifestants opposés à la suppression des 41 postes à la rentrée dans le département et à la réorganisation des RASED (réseau d'aide aux éléves en difficulté). Patrice PERDEREAU était présent pour le groupe des élus Progressistes - Parti de Gauche.
Un débat s'est donc engagé sur l'importance du rôle des RASED dans le rattrapage des difficultés de certains élèves, rôle essentiel auquel nous croyons.
Le Front de Gauche avait réagi par voie de presse à l'annonce des suppressions de postes et soutient depuis les manifestations du secteur éducatif.
Bien évidemment, notre position n'est pas uniquement partisane et en opposition à l'austérité dramatique dans laquelle s'est engouffrée un gouvernement partisan de l'orthodoxie financière. Et il suffit de relater la prise de parole et le témoignage concrêt d'une directrice d'école pour comprendre que les difficultés d'enseignements sont une réalité croissante au point de devenir insupportable voire insurmontable pour la communauté édicative.
Les enseignants sont de plus en plus confrontés à des élèves en manque de repèrs dans leur famille et à l'école. Ces enfants sont désemparés et les professeurs, devant faire face, le deviennent. Et pourtant, il faut que l'Education Nationale aide ces enfants à réussir. Il en va de leur avenir !
Et pour le Front de Gauche, c'est évident ! Cela passe par une politique qui consiste à stopper immédiatement les effets dévastateurs de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP), et le non-renouvellement d'un fonctionnaire sur deux partant en retraite, ainsi qu'à redonner à l'Education Nationale les moyens d'honorer sa mission par le recrutement de professseurs.

jeudi 2 février 2012

Un nouveau festival sur le campus de l'Université du Maine


Patrice PERDEREAU a rencontré l'association Electrick Campus qui a été fondée par six étudiants de Licence Professionnelle Gestion et Développement des Structures Musicales à l'Université du Maine.
L'association lui a présenté le festival Electrik Campus qui se déroule pour la première fois à l'Espace Vie Etudiante (EVE) les 2, 3 et 4 février, sur le campus du Mans. La Ville est partenaire de ce festival en apportant un soutien matériel.
Deux points sont à noter. Tout d'abord, l'intensité du travail bénévole fourni par les étudiants qui ne sont présents au Mans que le temps de leur formation de Licence Professionnelle, c'est-à-dire un an. Le passage de témoin et la rotation des membres du bureau s'opère annuellement.
La richesse de l'expérience puisque l'organisation du festival est l'application concrète de la formation académique reçue. Il s'agit bien dans cecas d'une passerelle entre la formation et la production d'un évènement culturel qui sera le domaine d'expertise pour tous les étudiants sortant de cette formation.
Nous apprécions l'enthousiasme des étudiants de l'association bon Festival pour ce Week-End et longue vie à Electrick Campus...

mercredi 25 janvier 2012

Manifestation contre les suppressions de postes de RASED et de professeurs

Maryse BERGER et Chantal HERSEMEULE, pour le Parti de Gauche 72, se sont rendues devant l'Inspection Académique pour manifester, en compagnie des parents d'élèves et des enseignants, contre la décision de l'inspecteur d'académie qui conduirait à la suppression de 18 postes de RASED (Maître spécialisés pour les élèves en grande difficulté) ainsi qu'à la suppression de 41 postes dans les écoles publiques du département.

La ré-organisation voulue par l'inspecteur d'académie, au nom de la RGPP, n'aurait pour conséquence que l'abandon de l'aide à dominante pédagogique pour un très grand nombre d'élèves. Cette décision, si elle est appliquée, est tout simplement inadmissible car elle annihile les chances de réussite des élèves pour lesquels le système classique n'est pas adapté.

Le Parti de Gauche avait déjà réagi par un communiqué de presse (ci-dessous) à l'annonce faite par l'inspecteur d'académie. Il soutiendra les actions des enseignants et des parents d'élèves et il sera vigilant quant à la suite des évènements.

mercredi 7 décembre 2011

Communiqué de presse de Patrice PERDEREAU au sujet du budget 2012 de l'Université du Maine

Cliquez ci-dessous pour lire le communiqué de presse rédigé par Patrice Perdereau, Conseiller Communautaire délégué à l'Enseignement Supérieur et la Recherche, au sujet du budget 2012 de l'Université du Maine, et la coupure de presse reprenant ce communiqué.



mercredi 30 novembre 2011

Wauquiez veut instaurer l’emprunt au berceau


En déclarant sur France-Inter mercredi 30 novembre que le gouvernement réfléchissait à « un plan épargne éducation » aidé par l’Etat pour que les parents préparent dès la naissance les études de leurs enfants, le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche Laurent Wauquiez veut lester chaque berceau d’un emprunt individuel en guise de faire-part libéral.

Le nouveau modèle en matière d’éducation devrait donc être les Etats-Unis, précurseurs en la matière. Belle perspective que celle d’une société injuste et inégalitaire où les familles doivent emprunter dès la naissance pour couvrir des frais d’inscription qui peuvent dès lors exploser !

C’est le retour du chèque éducation, vieille lubie libérale, sous une forme à peine voilée. De l’Université aujourd’hui jusqu’à la maternelle demain, il viserait grâce à l’autonomie des établissements, la destruction de la carte scolaire et la marchandisation savamment orchestrée par les libéraux, à transformer les familles en consommatrices d’éducation au royaume de la concurrence libre et non faussée.

Pour cette droite bouffie d’individualisme, la réussite ou l’échec devraient désormais reposer sur les seules épaules des enfants et des familles. Le Parti de Gauche y oppose frontalement l’ambition de la réussite de toutes et tous, seul passage obligé vers la démocratisation.

Pour nous, l’éducation est notre richesse. C’est un investissement que nous voulons assumer collectivement pour le futur de notre pays. Il n’est pas de dette qui vaille en la matière et surtout pas celle que l’on ferait endosser par les familles pour mieux instaurer un système à deux vitesses

mercredi 12 octobre 2011

Retrait de la circulaire Guéant-Bertrand contre les étudiants étrangers !




Le Ministre de l’enseignement supérieur L. Wauquiez a affirmé que la circulaire Guéant visant à limiter l'immigration professionnelle allait être "corrigée". La circulaire en question, transmise aux préfets le 31 mai dernier visait à empêcher les étudiants étrangers de rester pour travailler en France après leurs études en imposant des critères extrêmement stricts.

Pour le Parti de Gauche, il n’y a pas de « corrections » à apporter à cette circulaire : elle doit purement et simplement être retirée !

Nombre d’associations, syndicats, collectifs de diplômés étrangers des grandes écoles se sont mobilisés contre cette circulaire. La Conférence des Présidents d’Universités (CPU) l’avait, dès cet été, jugé « très grave ». Alors que de nombreux rapports faisant le point sur la mobilité internationale, sur l’accueil et le séjour des étudiants étrangers, recommandent d’améliorer l’attractivité de nos universités, la circulaire Guéant-Bertrand du 31 mai va à l’opposé et applique aux étudiants la scandaleuse politique du chiffre. Obtenir l’autorisation de changement de statut n’était déjà pas simple avant la circulaire. C’est depuis devenu un Graal inaccessible. En réduisant de moitié (30 à 14) les métiers accessibles aux résidents non communautaires, le nombre des refus s’est multiplié alors que nombre d'entreprises souhaitent les embaucher dès la fin de leur cycle d’études.

Cette circulaire, qui s'ajoute à la panoplie du gouvernement dans sa traque aux immigrés démontre toute l’absurdité de leur politique : ce gouvernement qui interdit aux diplômés étrangers une première expérience professionnelle en France au sortir d'un master ou d'un doctorat aboutit in fine à dissuader encore un peu plus les jeunes étrangers de choisir la France pour y étudier. Et ce au moment même où il dit batailler pour plus de visibilité internationale pour les universités françaises sur ce qu’ils nomment « le marché de la connaissance »,

Qu’il s’agisse des travailleuses et travailleurs du bâtiment, de la restauration, des services à la personne, de la sécurité, du nettoyage ou des emplois d’ingénieurs hautement qualifiés, l’urgence est la même : ils vivent ici, ils étudient ici, ils bossent ici, ils restent ici !


Patrice Perdereau, membre du bureau national du Parti de Gauche, commission Enseignement supérieur et recherche

Danielle Simonnet, Conseillère de Paris, secrétaire nationale du Parti de Gauche aux Migrations


vendredi 7 octobre 2011

Table ronde "Recherche, Enseignement Supérieur et Territoires : Vers de Nouveaux Déserts Scientifiques ?

                                                    Intervention de Patrice Perdereau pour le Parti de Gauche


 Oui, les réformes actuelles qui mettent la concurrence et le marché au cœur de la transformation du paysage universitaire font peser un risque réel de voir se développer des déserts scientifiques. Mais je dirai aussi que ces travers existaient déjà avant les réformes de Sarkozy. 

J'en veux pour preuve le constat posé par le rapport Duport en 2007 pour le Conseil Economique et Social « Aménagement du Territoire, Enseignement supérieur et Recherche entre proximité et excellence ».  

Le rapporteur attirait surtout l’attention sur la très inégale répartition des forces scientifiques sur le territoire français [42% des dépenses intérieures en Recherche et Développement (DIRD) en Ile de France, 26% en Rhône Alpes et région PACA]. 

Et, pour lui, il résultait de ces déséquilibres, des logiques de concurrences très marquées entre des régions à fort potentiel scientifique et des régions comme les nôtres à potentiel en développement. Je me souviens d’ailleurs qu'à l'époque cette concurrence était plutôt bien vue, encouragée et dans l’air du temps qui tendait à ringardiser les politiques publiques d’aménagement du territoire. 

Alors s'il y a une nouveauté avec Sarkozy, je dirai que c'est la radicalisation de la concurrence. Avec lui, elle est même devenue la méthode et l’outil pour redessiner la carte de la recherche et imposer une rupture avec l’aménagement du territoire, au profit de la concentration des institutions scientifiques pour apparaître dans les classements internationaux et  créer des marques scientifiques internationales. 

Je souhaitais ce petit détour pour mettre notre sujet en perspective. 

Alors, concernant la localisation, bien sûr, l'Histoire universitaire et économique a sa responsabilité mais la politique a aussi la sienne. Pour moi, un tournant a été pris dans les années 90 avec le Protocole de Bologne et consacrée par la Stratégie de Lisbonne en 2000. 

Derrière l’objectif de « construire en Europe une économie de la connaissance la plus compétitive du monde », il y a l’idée que la société de marché est bonne et ma foi qu’on peut l’appliquer aussi à la production et la diffusion de la connaissance. Un peu comme la mondialisation, le phénomène est considéré comme naturel. 

Nous, nous croyons le contraire.  Le marché et le capitalisme ont un très grand défaut qui devient même rédhibitoire quand il s’agit de préparer l’avenir. Car c'est le système d'allocation des moyens qui fait que l'argent manque là où on en a le plus besoin. 

On peut prendre toutes les échelles qui concernent les activités de recherche et montrer que ce n’est pas un bon système. 

Par exemple, nous sommes aujourd'hui au cœur d’une crise environnementale majeure qui appelle des réponses d’ampleur et urgentes.

De l'énergie à l’agriculture en passant par la modification de modes de vie consuméristes, on voit bien qu'il y a besoin de programmes de recherches conséquents dans les sciences « dures » comme dans les sciences humaines et sociales. Or, avec le mode actuel d'allocation des priorités et des moyens ce n’est pas le cas. On a même une situation en tête bêche. 

Je pourrai prendre le Grand Emprunt, le territoire et l'économie, on aurait le même résultat. 

On voit donc bien qu'il est indispensable de considérer autrement le développement des activités scientifiques et leur présence sur le territoire. 

Il faudra bien sûr des moyens financiers mais je laisserai le débat peut-être me donner l’occasion d'y revenir. 

Mais, pour continuer sur le territoire, il faut tout d’abord être convaincu qu’un territoire n’obéit pas à une distribution hiérarchique, simpliste et marchande des activités scientifiques. Nous en avons ici un peu l’exemple avec l’acoustique qui s'est développé dans le temps. 

Ensuite, il peut exister des réseaux territoriaux sur des aires géographiques étendues et grâce aux réseaux de communication, ces activités peuvent s’affranchir des hiérarchies et des contigüités. On pourrait donc imaginer des Systèmes locaux d'Enseignement, de Recherche et d'Innovation reconnus et contractualisés avec l'Etat et les organismes de recherche et ainsi s'affranchir ainsi du modèle américain de polarisation. 

 

Pour conclure, je dirai que nous faisons face à une crise majeure qui associe l’économie, le politique et l’écologie. 

Nos territoires ne peuvent s'en remettre à la logique libérale et à la stratégie européenne de la « concurrence libre et non faussée » qui ne concernerait que quelques lieux centraux ; c’est-à-dire les métropoles régionales et européennes. Il faut au contraire imaginer dans un cadre européen ou national des Réseaux Territoriaux d'Enseignement, de Recherche et d'Innovation. 

Mais cela implique d’abord une remise en cause des postulats sur lesquels reposent les réformes actuelles : 

  • S’émanciper des traités européens et de la stratégie de Lisbonne
  • Abroger la loi LRU, le Grand Emprunt et le pacte de la Recherche
  • Redonner des moyens financiers et humains publics
  • Rompre avec le modèle productiviste et mettre la science au service de l’intérêt commun et d’une planification écologique.

Il faut changer de cap.

dimanche 2 octobre 2011

Une belle leçon des parents d'élèves de J. Mermoz.

L’école Jean Mermoz a vécu une rentrée scolaire animée dont beaucoup se souviendront. Il est très regrettable que parents, élus et enseignants aient du pendant deux semaines se battre ainsi. Mais le résultat montre que les parents ont eu raison de réagir afin qu'on ne touche pas à l'avenir de leurs gosses. Mais, revenons un peu sur cette lutte exemplaire:

 

C'est deux jours après la rentrée des classes, que l’Inspecteur d’Académie, annonçant la suppression d’une classe pour un effectif d’élèves inférieur de quelques unités au seuil de fermeture, a mis le feu aux poudres. Car entre les vacances et la rentrée, la détermination des parents s'est renforcée sachant qu'un enseignant était sur la sellette. Et en septembre alors même que les enfants et leurs enseignants avaient fait leur rentrée, la décision est devenue insupportable à juste titre..

 

C'est donc l’ensemble de la communauté scolaire qui s’est alors mobilisée pour défendre l’école Mermoz. Les parents d’élèves ont fait classe à la place de l’enseignant enlevé, puis ont occupé, avec un grand sens des responsabilités, l’école jour et nuit. Nous sommes  venus (Yves Voisin et Patrice Perdereau) à ce moment apporter le soutien de la Municipalité et des élus du Parti de Gauche puis nous avons participé à la lutte des parents, faisant la classe sur le marché de la Cité des Pins ou les accompagnant chez l'Inspecteur d'Académie. Nous avons facilité les contacts avec les parents de Trangé eux aussi en butte à une suppression pour 2 élèves sous le seuil.

Sur place, nous avons mesuré que la détermination des parents était sans faille et je savais, en proposant une issue à L'Inspecteur d'Académie lors de l'ultime rencontre, que je pouvais compter et m'appuyer sur eux. L’inspecteur d’Académie a fini par céder. Il est clair que la détermination des parents, la solidarité des élus et les délégués syndicaux de la FSU a beaucoup peser dans la balance. Mais c'est eux qui ont obtenu le retour d’un neuvième enseignant dans l’école, s'appuyant sur une idée assez simple: Touchez pas à nos gosses, on lâchera rien! Je me souviendrai longtemps des visages inquiets des parents que nous avons quittés pour notre réunion à l'IA puis, la joie et la dignité dans les regards lorsque nous avons annoncé la victoire. Tous étaient présents ( Mermoz et Trangé...) autour du Maire de Guécélard lors de la manifestation du 27 Septembre. Belle leçon!

Manif. mermoz 17-19


 

vendredi 23 septembre 2011

un macro intérêt pour la science.

Comme l'an passé, c'est une nouvelle fois l'affluence pour la Nuit des Chercheurs au Carré Plantagenêt. Aux questions posées, bien légitimes: à quoi ça sert? Y aura-t-il un marché pour vos découvertes? J'ai préféré la réponse de Gérard Férey, chimiste récompensé de la Médaille d'or du CNRS en 2010. De retour au Mans le temps d'une conférence, le créateur du Département de Chimie de l'IUT propose une réponse en rupture avec l'air du temps qui veut une science immédiatement utile et valorisable sur le plan économique:

"L'idée de mes recherches sur les solides poreux n'a au départ rien à voir avec la science. Elle a été le fruit d'une frustration d'étudiant et d'une fascination pour l'Opart de Vasarely qui m'ont incité à chercher une résonance entre art et science...

Quelques 20 ans après, non seulement ils ont été créés, mais leur formation a ensuite été expliquée pour atteindre des arrangements moléculaires sur mesure, doués de propriétés remarquables qui trouvent actuellement des applications dans les domaines de l'énergie, de l'environnement et de la santé."

G. Férey illustre bien par ce propos le problème actuel du pilotage de la recherche scientifique en quête de résultats rapides, de pistes très finalisées et d'appel à projets sur 3 années...Résultat, plus de véritable saut scientifique et technologique depuis une bonne dizaine d'années...

Bon, il y avait de multiples animations autour des sciences "dures" et humaines. J'ai bien aimé l'atelier des linguistes sur l'innovation en éducation et l'ouverture interculturelle. Les micro-algues quant à elles, ont rencontré un macro-succès faisant rêver au changement de casting dans le domaine de l'énergie avec les bio-carburants.

mardi 13 septembre 2011

Halte à la désorganisation de l'Education nationale !


Voici une semaine que les classes ont repris et cette rentrée nous invite à quelques commentaires. Tout d'abord, il a fallu attendre la fin de la semaine avant d'y voir un peu clair.  Car des classes ont ouvert lundi puis étaient refermées le lendemain. Une trentaine de situations de ce genre contre 4 ou 5 l'an passé. Cela ressemble à un « bazard ». Mais le plus grave est ailleurs, car la Sarthe a perdu 30 classes alors que le nombre d'élèves a augmenté légèrement.

Alors certes, en Sarthe, on ne recrute pas d’enseignants via « leboncoin.com » comme en Ille-et-Vilaine, en Sarthe, on supprime des postes et donc  on ferme des classes  comme à Trangé au motif du seuil de maintien non-atteint à un enfant près, telles sont les quelques aberrations, parmi les plus nombreuses, auxquelles nous assistons en cette période de rentrée scolaire.

Avec la poursuite des suppressions de classes et de postes d’enseignants, le gouvernement organise la désorganisation de l’institution et répand la précarité dans l’éducation nationale.

Jamais, il n’aura autant été du devoir de la gauche de combattre les politiques destructrices de la droite et de reconstruire l’éducation nationale et l’école de l’égalité républicaine et de la réussite.

Hélas, l’incertitude demeure quand nous constatons le positionnement du Parti Socialiste. Quand certains actent la suppression annoncée par le gouvernement de 80 000 postes, d’autres évoquent les temps anciens et proposent le retour aux classes à 40 élèves selon les territoires et les profils sociologiques. Et puis hop, en voilà un qui contredit ce qu'il avait affirmé quelques semaines plus tôt.

Parce que l’Education Nationale n’est pas un marché mais un pilier fondateur de notre République, son financement doit être fait à la hauteur de l’enjeu sociétal qu’il convient de lui donner.

Le Front de Gauche propose l’arrêt immédiat de la suppression des postes et la reprogrammation des postes supprimés.

La revalorisation du métier d’enseignant doit être assurée par des fonctionnaires recrutés sur concours.

Le Front de Gauche abrogera la réforme de la formation des maîtres et rétablira le cadre de formation spécifique d’au moins un an pour les enseignants avant la mise en situation devant une classe.

Les fonds publics seront réservés exclusivement à l’enseignement public, d’où le redéploiement vers le public des 7 milliards de dépenses publiques accordées à l’enseignement privé.

 

jeudi 23 juin 2011

Bonne nouvelle sur le front de l'éducation

La CLASSE TROTINETTE est finalement SAUVEE ! Suite à la mobilisation des parents, des professionnels de l'éducation ainsi qu'aux interventions des élus, l'Inspecteur d'Académie est revenu sur sa première décision, pour le moins incompréhensible, de fermer la Trotinette. Mr Roy a reculé, et c'est très bien...Lui qui soutenait mordicus, lors du rendez-vous que j'ai eu avec lui, que les enfants pouvaient sans problème être accueillis en classe comme la loi de 2005 le disait...


Qu'est-ce la Trotinette au fait ?
C'est une expérience d'éducation unique qui consiste à apporter les conditions propices à la scolarisation des enfants handicapés de 3 à 6 ans. Une sorte de passerelle vers la scolarisation en milieu ordinaire d'enfants handicapés.

Outre la structure d'accueil, les personnels sont également maintenus. On peut s'en réjouir également. Dommage pour l'Inspecteur d'Académie qui voyait dans cette fermeture l'opportunité d'obéir au "sacro-saint" non-remplacement d'1 fonctionnaire sur 2 dans l'enseignement. Ordre de Sarko qui consiste à réduire la pédagogie en milieu scolaire à une simple question d'arithmétique sans prendre en compte les réels besoins des enfants.
Car il est bien évident que les meilleures chances pour l'intégration des personnes handicapées dans la société nécessite des moyens qui vont de pair, la Trotinette doit exister et ne doit pas être soumise à l'opération scandaleuse du gouvernement : "15 000 suppressions de postes dans l'éducation nationale".

Il va falloir maintenant se battre pour les CLIS et les auxilliaires de vie scolaire que Mr Roy a l'intention de faire travailler 20 h au lieu de 24 aux côtés des enfants. A suivre...

mardi 7 juin 2011

Article de Patrice Perdereau au sujet de l'Université française dans l'Humanité du 7 juin 2011

Cliquez sur l'image ci-dessous pour lire un article de Patrice Perdereau dans lequel il revient sur les enjeux contemporains de la recherche et de l'enseignement universitaire.

mardi 24 mai 2011

chercheurs ukrainiens



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