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lundi 30 novembre 2009

Débat sur la tranquillité publique : intervention de Maryse Berger lors du Conseil Municipal du 26 novembre 2009.

A ce stade du débat, je crois nécessaire d’intervenir même parce que j’avais l’impression, sérieusement, que nous allions avoir ce soir un débat sur la tranquillité publique. Or, à entendre, bien que ce soit prévu pour le mois de janvier 2010, nous débattons essentiellement de la vidéosurveillance.

Ce débat s’est déjà installé, et largement, dans nos excellents médias locaux, mais aussi dans les médias nationaux. Et je dirai, pour cause, le choix du thème « vidéosurveillance » vient de très haut. Et je dirai même qu’il vient en direct de l’Elysée. Nous sommes ce soir en train de nous inscrire complètement - je dirai même que c’est du décalque - dans ce calendrier décidé par le Président de la République, et pas nécessairement par amour de la démocratie et du débat contradictoire.

Et bien, ce soir, je le dis très clairement, ça me dérange ! Si le débat public, je suis comme Anne Beauchef, je l’apprécie, et le débat contradictoire aussi, je ne crois pas opportun que nous nous lancions tête baissée dans une réponse au Président de la République. Le débat est pour moi déjà complètement biaisé. Je m’explique.

Yves Ollivier l’a déjà un peu dit. Je le redis. Notre cher Président, fidèle à sa stratégie habituelle de communication, se projette brutalement dans l’avenir pour mieux faire oublier ses responsabilités passées et actuelles. Ça fait à peu près maintenant 10 ans, un peu moins, qu’il nous assure, chaque fois un peu plus fermement, dans le cadre de ses fonctions passées de Ministre de l’Intérieur et de Président actuel, mais toujours avec vigueur, qu’il va régler quasiment à lui tout seul le problème de l’insécurité.

Mais aujourd’hui, il se rend compte que les discours à cet égard ne suffisent pas. Alors, face à ce constat d’échec qu’il a en bonne partie provoqué en cassant la police de proximité, il va lui-même l’entretenir en supprimant bientôt, tel qu’il est prévu dans la loi de finances 2010, pratiquement 3000 postes de gendarmes et de policiers. 3000 postes seulement pour cette année, nous n’avons pas encore tout vu. N’oublions pas, ça été rappelé aussi, mais il faut le scander, la perspective budgétaire de la suppression d’un fonctionnaire sur deux !

Au Mans, ça va évidemment avoir des conséquences. Donc, face à ce constat d’échec de la politique sécuritaire de l’Etat, qu’il souhaite évidemment masqué, c’est de bonne guerre, il nous agite à mon sens un nouveau grigri. Il a l’art et la manière de sortir de son chapeau des nouveautés qui n’en sont pas : la caméra dirigeable censée nous protéger à grands frais!

Je peux l’assurer, c’est à grands frais ! Nous avons des chiffres d’autres villes. Et sans aucune garantie d’efficacité en transférant la responsabilité sur les collectivités et en particulier les villes.

Nous ne sommes pas obligés de marcher dans cette combine et de satisfaire les incantations présidentielles, d’autant plus que la messe est déjà dite ! Sarkozy imposera aux villes, il l'a dit, via les Préfets, les caméras vidéo. Et je crois ici que c’est très intéressant quand même de le relier à autre chose. A mon sens, ce qu’il a dit hier et répété aujourd’hui, est une belle préfiguration de ce que sera la réforme des collectivités territoriales ou ce sera l’Etat qui imposera et les collectivités qui paieront.

Maryse Berger
Première Adjointe au Maire du Mans

samedi 19 septembre 2009

Conseil Municipal du 17 septembre

Notre ville s’engage dans une démarche d’Agenda 21 ( pour le 21ème siècle).

Le Conseil Municipal a adopté le principe d’élaborer un Agenda 21, regroupant des actions orientées vers le Développement Durable. Ses principales fonctions sont la protection de l’environnement, la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale et la production de biens et services durables. Nous sommes largement intervenus. Patrice Perdereau a rappelé qu’en nous opposant au contournement du Mans et à la création d’une gare à 15 km, nous étions dans cette logique battant en brèche le modèle de l’étalement urbain et de l’utilisation de la voiture individuelle. Il a aussi souhaité que le Conseil Municipal assure la maîtrise de ce projet très politique et enfin que la municipalité donne à voir ce que serait une écologie sociale et de gauche.Claude Picault a pour sa part suggéré un volet éducatif fort notamment en faveur du tri sélectif et la réduction des déchets à la source. Il a aussi rappelé que les commerces franchisés du centre ville devraient payer la contribution spéciale. Chantal Hersemeule a proposé que l’Agenda 21 pose des objectifs d’égalité professionnelle entre Homme et Femme au sein de la collectivité et souhaité que les personnels soient équipés de vêtements issus du commerce équitable donnant la priorité aux circuits courts et à la relocalisation de l’économie .

Alerte sur la Politique de la Ville.

Notre collègue en charge de cette question nous a fort justement alerté à propos d'un rapport remis au Gouvernement qui reverrait les critères d'éligibilité afin de concentrer les efforts sur les quartiers  et villes les plus en difficulté. Le risque pour Le Mans est vraiment de perdre les dispositifs actuels. Pour cette année 2009 ce sont 82 projets qui ont été soutenus dans les 4 quartiers du Contrat urbain de Cohésion Sociale pour une somme de 500 00euros. Patrice est intervenu rappelant que l'an passé c'était la DSU que nous avions failli perdre.Nous serons vigilants. 

Un exemple concret d'écologie urbaine.

Maryse Berger à présenté une délibération ...

Une motion en faveur de La Poste: la ville organisera la votation du 3 octobre.

F. Edom est intervenu au cours du débat qui s'est engagé avec l'oposition UMP. François a déclaré qu'il s’agissait bien de la « mise en concurrence libre et non faussé », imposée par les directives européennes libérales, d’une de nos institutions républicaines. Membre actif du Comité sarthois il a signalé qu'un "élan unitaire a caractérisé l'action et les mobilisations des syndicats, des partis de gauche et des associations d'usagers partout en France, pour la défense du service public postal, et pour le maintien de la Poste de proximité dans tous les quartiers, et en particulier les quartiers populaires, et dans les villages". Il a ensuite affirmé l'attachement des élus du Parti de Gauche  au maintien de son régime juridique public pour les raisons suivantes :

La Poste remplit des missions indispensables en matière d’aménagement du territoire et de lien social.

La Poste est une entreprise qui doit répondre à l’intérêt général des français, et non aux intéressements de quelques actionnaires.

Aucune garantie ne nous a été fournie par le Président et le Gouvernement sur le maintien de l’actuelle tarification des services postaux et banquiers, et sur le maintien de ses effectifs et de ses agences. A ce sujet, nous avons de quoi exprimer des craintes (restructuration traduite par une baisse significative des effectifs ; fermeture de bureaux pour motifs économiques ; dégradation de la qualité des services ; hausse de la tarification,..). L’exemple de France Telecom n’étant pas là pour nous rassurer !

Enfin, "puisque que le Président et le Gouvernement ne répondent que par le silence, le comité national contre la privatisation de la poste, auquel participe le Groupe des élus Progressistes - Parti de Gauche, nous soutenons  l'organisation au Mans d’une votation citoyenne le 3 octobre prochain ".

jeudi 26 mars 2009

Une hausse modérée pour assumer le devoir de solidarité

Extraits de l'intervention de P. Perdereau pour le Groupe Progressiste-Parti de Gauche, lors du Conseil Municipal du 26 mars 2009.

"Mrs Pigeau nous a dit," évacuons le Conseil Général". C'est tout de même un peu facile alors que chacun a en mémoire l'augmentation de 7,5% que l'Assemblée départementale à majorité UMP vient de voter. Pour autant, Mr Pigeau, qui vient d'avouer que "l'addition est sévère du côté du Conseil Général", va m'éviter de demander à sa collègue Véronique Rivron, comment elle aurait qualifié l'évolution de la fiscalité départementale de 7,5% qu'elle a voté sans problème il ya quelques semaine à l'Abbaye de l'Epau, quand aujourd'hui elle juge que l'évolution proposée ce soir pour la Ville est "un coup de massue cynique" ? Je ne poserai donc pas cette question à notre collègue Conseillère Générale UMP puisque son collègue Pigeau nous a dit, à sa façon, que ce qu'elle a voté il y a quelques semaines "est une addition sévère". La formule de Maître Pigeau est, je trouve, celle qui convient. Néanmoins, V. Rivron a mis le doigt sur une réalité et a débuté implicitement une critique du Gouvernement. A propos de la Taxe Professionnelle, sa suppression annoncée par le Président a semé la panique dans les rangs des collectivités et les a poussées, c'est vrai, à prendre dés cette année des gages. Par la même ma collègue reconnait là une capacité de ce Gouvernement à bazardifier.... protestations...oui à bazardifier , à semer le désordre et à mener des politiques à contre-temps...Pour ce qui concerne les élus du Parti de Gauche, même si c'est un peu délicat dans le moment présent d'augmenter l'impôt, la crise impose que les collectivités, qui représentent 75% de l'investissement public, puissent concerver leur capacité d'entretenir l'activité de secteurs aussi importants en terme d'emplois dans notre ville que celui du bâtiment. Nous devons aussi jouer tout notre rôle dans la transition écologique qui s'impose à tous et qui va être le moteur de la croissance future. Enfin, et nous y tenons plus qu'à tout, la collectivité a le devoir d'être encore plus solidaire dans les semaines à venir. C'est d'ailleurs le rôle le plus noble de l'impôt, et, comme l'a bien rappelé Mr Le Maire, nous pouvons être fiers que, grâce à nos tarifs, le nombre d'élèves à fréquenter nos cantines augmente. Dailleurs je propose à ma collègue V. Rivron que le Conseil Général ait lui aussi une tarification modulée selon le revenu des familles. "

vendredi 28 novembre 2008

Les orientations budgétaires au Conseil Municipal

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Patrice et Maryse sont intervenus vous pouvez lire leur déclaration.

"Un débat d'orientation budgétaire, c'est une mise en perspective des projets d'une collectivité avec les grandes lignes connues des participations de l'Etat au travers de la loi de finances que le Gouvernement vient de vanter au Parlement. Je veux tout d'abord tirer mon chapeau aux services pour la précision, la simplicité et la qualité des documents présentés et tenter d'esquisser une réponse à la question posée en introduction.

Quelles conséquences sur le budget de la Ville aura la loi de finances 2009 dans un contexte de crise économique ?

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