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mercredi 31 juillet 2013

Le gouvernement Hollande doit se réconcilier avec les quartiers populaires

Les échauffourées survenues récemment à Trappes ont donné du grain à moudre aux médias, peu scrupuleux, de s’éparpiller en commentaires nauséabonds (immigration, islam) sur l’origine de ces événements.

Afin de conforter le sentiment anti-banlieue dans l’opinion publique et dans une démocratie d’opinion, les « éditocrates » s’en sont donné à cœur joie !

Mais auraient-ils oublié, volontairement ou non, que le problème des quartiers populaires n’est pas tant l’immigration ou l’islam, mais plutôt la crise sociale.

Bien évidemment, d’une ville à une autre, les problèmes sont de diverses natures et l’ampleur plus ou moins importante. Mais il y a bien un dénominateur commun à ces quartiers : celui de l’éloignement de la République.

Chômage de masse, précarité, paupérisation et destruction des services publics sont des réalités subies par les habitants et les familles de ces quartiers.

Au contraire de Sarkozy et de Valls, la répression policière comme unique solution aux problèmes affrontés dans ces quartiers ne nous convainc pas du tout.

C’est par l'emploi et le redéploiement des services publics, dans le logement, dans la santé, dans l’éducation, dans l’enfance, dans l’aménagement du territoire, dans la culture, et dans le sport, que des solutions globales existent. C'est donc par une politique qui tourne le dos à l'austérité qu'une solution est envisageable sans quoi, comme en Grèce et ailleurs, ces événements se multiplieront.

Ensuite, c’est en recréant un tissu social et du vivre ensemble que des solutions de pacifications et d’équilibre dans ces territoires peuvent être trouvées.

Il est urgent que la République réinvestisse les quartiers populaires et il revient au gouvernement Hollande d’inverser la logique  qui a consisté à abandonner ces lieux de vie et d'opérer une rupture avec les précédents gouvernements Sarkozy.

C'est à ce prix que la gauche retrouvera ses soutiens dans les quartiers populaires.

samedi 17 novembre 2012

Communiqué de presse au sujet du classement de trois quartiers manceaux en ZSP

Nous avons, pour partie, fondé, notre opposition à la vidéosurveillance parce que nous préférons le renforcement de la présence humaine à la technique. Nous sommes donc plutôt satisfaits qu’à l’initiative du Maire du Mans, le Préfet, la Procureure et le Ministre de l’Intérieur reconnaissent qu’il faut plus de postes de policiers au Mans. Pour autant, que Le Mans rejoigne, lors de la 2ème vague, la liste des 49 zones de sécurité prioritaires nous laisse perplexes.

Tout d’abord, ayons à l’esprit que ce dispositif concentrera 480 nouveaux postes pour 64 zones, en 2014 seulement. Rappelons aussi que 8000 postes de gardiens de la paix ont été supprimés ces cinq dernières années. Enfin, depuis l’ouverture de la prison des Croisettes, à l’extérieur du Mans, les transferts de détenus ont amputé les effectifs manceaux de 10 équivalents temps plein.

Attendons donc un peu, mais il y a fort à craindre que l’estampille « ZSP » ne soit au mieux qu’un rattrapage et au pire un saupoudrage. Même si tout poste nouveau est le bienvenu.

Par ailleurs, on avait cru comprendre lorsque Le Maire a fait l’annonce de la candidature du Mans au dispositif, lors d’un Conseil Municipal, que le zonage concernerait la ville entière et non des quartiers particuliers.

Or aujourd’hui, nous apprenons que ce sont les quartiers qui sont retenus et les premières réactions (Ouest France du 16 novembre 2012) montrent que, s’il y a effectivement des attentes en terme de présence de la police nationale dans ces secteurs, chacun craint néanmoins une stigmatisation renforcée.

Nous souhaitons qu’en terme d’image, cela ne ruine pas les efforts réalisés par la politique de la ville, par la rénovation urbaine et par la réussite éducative. D’ailleurs, ce glissement sémantique de l’éducatif et de l’urbanité au registre sécuritaire nous inquiète.

Nous sommes ensuite très surpris que le périmètre du centre ville ne soit pas retenu, car tous les efforts du Préfet, de la Procureure et des élus socialistes manceaux ont porté, ces derniers mois et ces derniers jours encore, sur ce périmètre, afin de nous convaincre qu’il y fallait une rupture avec la politique de tranquillité publique poursuivie jusqu’à ce jour par notre majorité.

Et ceci, parce qu’il y avait urgence au centre ville. On nous propose donc de franchir un « rubicon » et d’introduire les premières caméras de vidéosurveillance alors même que cela ne figurait dans aucun programme municipal en 2008 (majorité et opposition).

Manuel Valls et Stéphane Le Foll lui-même, puisqu’on nous apprend que le Ministre de l’Agriculture s’est penché sur le dossier, ont dû juger sur la foi des éléments fournis, que le centre ville n’était pas prioritaire.

Enfin le Maire du Mans, dans le sillage de Robert Jarry, a toujours veillé à construire une image positive du Mans et à inscrire notre ville et nos quartiers dans tous les réseaux valorisants. Jean-Claude Boulard proposant même de faire évoluer le nom des quartiers prioritaires (Bords de l’Huisne …) afin de lutter contre les représentations péjoratives.

On espère que tous ces efforts ne seront pas ternis par la nouvelle estampille « ZSP ». En tout état de cause, les élus Parti de Gauche n’y contribueront en rien.

Ceci nous amène à la réflexion suivante : n’eût-il pas été préférable de revenir tout simplement à la police de proximité ?

Les indicateurs dont ont disposé les services de l’Etat pour trancher en faveur de l’appellation « ZSP » pour certains quartiers, pouvaient tout bonnement servir à renforcer quantitativement et qualitativement, la présence de la Police Nationale dans ces secteurs sans apposer l’estampille « ZSP ».

Avec 64 zones maintenant, l’opération « ZSP » prend le risque de finir en saupoudrage. Il ne faudrait donc pas que ce dispositif sécuritaire devienne au final une opération d’auto-promotion du Ministre de l’Intérieur. Que son image de « père fouettard de la République » ne se construise sur le dos des efforts réalisés par les maires et les élus locaux, les habitants, les associations, les éducateurs, fonctionnaires et travailleurs sociaux de notre ville et de nos quartiers.

 

Pour le groupe des élus Progressistes-Parti de Gauche

Patrice PERDEREAU

 

lundi 4 juin 2012

Belle et chaleureuse édition de la Fête Interculturelle des quartiers sud

Il fallait se trouver du côté de la plaine du Ronceray pour ne pas manquer LE rendez-vous culturel du week end, à savoir la Fête Interculturelle des quartiers  sud dont l'ambiance était fortement conviviale.

Petits et grands sont venus par milliers, du quartier, de la ville et du département, malgré la chaleur de l'après-midi et les orages de fin de soirée qui ont laissé le temps à la Fête d'être cloturée avec le feux d'artifice avant d'éclater !

Diverses associations présentaient leurs activités, leurs missions de prédilection ou les combats auxquelles elles sont attachées. Et bien sûr, dans ce paysage cosmospolite, la musique était présente tout au long des festivités à travers la production de jeunes artistes locaux et les concerts des groupes plus confirmés le soir.

Un beau et grand succès populaire qui ne cesse de croître au fil des ans. Vivement l'année prochaine !

lundi 5 mars 2012

Si la Fonderie et les enseignes Sico et Dura disparaissent, la mémoire reste


Cet ensemble de plus de 14000 m2 comporte encore deux magnifiques ponts roulants en bois du 20ème siècle qui devraient être sauvés comme patrimoine industriel. Bien qu’admiratif de ce sauvetage, là n’est pas mon propos.
Jacky Emery et Nelly Heuzé de l’association « Patrimoine le Mans Ouest » avaient alerté les élus de notre ville de l’existence d’une plaque mémorielle fixée sur le mur d’un immeuble des  ateliers de ces anciennes entreprises. 

Propriété de Le Mans Métropole durant plusieurs années, l’ensemble a été ensuite vendu à la Foncière Lelièvre pour un projet immobilier, ce qui posait un problème d’accès à l’intérieur du site entièrement fermé.
Après obtention des autorisations nécessaires auprès de M. Lepissier du groupe Lelièvre, une visite avec Nelly Heuzé nous a permis de constater la réalité et la nécessité de sauvegarder cette plaque qui comporte les noms de trois anciens de la «Sico» morts pour la France : Edmond Deroq,  Division Leclerc ; Emile Chabanne,  Déporté à Buchenwald ; Pierre Pidault, Algérie.          
Au vu de son importance et des moyens à mettre en œuvre, nous avons fait appel à M. Neuville et ses équipes des ateliers du «SLAM» pour déposer cette plaque en marbre, le matin du 22 février dernier, dans d’excellentes conditions techniques, quelques semaines avant l’arrivée des pelleteuses.
Il restait à en assurer la conservation, c’est pourquoi elle fut remise immédiatement à M. Caffiéri, Délégué Départemental du Souvenir Français, chargé de la mettre en lieu sûr en attendant de la placer sur un lieu de mémoire, à déterminer entre les élus et les associations.
Merci à celles et à ceux qui ont participé, de près ou de loin, à ce travail qui permettra de ne pas oublier ces victimes de guerres, malgré la disparition de leurs lieux de travail.

 

Yves Voisin

Conseiller municipal

Vice président AERI Sarthe

samedi 10 septembre 2011

A Robin des Bois: bagnoles, stationnement, bagnoles, stationnement...

Dernière visite de quartiers samedi matin, dans ce nouveau quartier de la ville développé autour du campus. Une petite ville est entrain de naître ici avec ses travers...et son charme d'être planté au bord d'un bois. La tournée débute d'abord par passage dans un chemin creux complanté de souches de chênes et de frênes. En effet, ici, lorsque j'étais étudiant de licence, cela ne fait pas si longtemps, c'était la campagne, et il y avait d'assez beaux pâturages au milieu d'un bocage. Alors, il reste ici ou là des trames de haies et de chemins creux. Celui-ci, est non seulement sauvé mais il a reçu un sacré coup de pouce grâce à notre visite, puisqu'il va rejoindre les bassins de Rouillon et sera donc relié au boulevard Nature. Très bien!

Immédiatement sortis des frondaisons, c'est un tout autre sujet qui va nous occupé toute la matinée. La place de la voiture et le partage de l'espace... A son profit!  C'est vrai que le stationnement est un peu anarchique là-haut. mais chacun a aussi deux voir trois voitures chez soi. Et puis surtout, il existe bien des garages individuels ou collectifs, lorsqu'il s'agit d'immeubles, mais semble-t-il, ils ne sont guère utilisés. Alors c'est vrai, toutes ces bagnoles se retrouvent à stationner sur la chaussée et sur les trottoirs et c'est emmerdant!

On a entendu des "je vais porter plainte contre la municipalité", "faut mettre des PV", "c'est lamentable d'avoir prévu une rue si étroite..." Bon finalement chacun a fini par convenir qu'il y avait quelques marquages à faire ici et là, mais qu'il y avait aussi des leçons de civisme et des messages à faire paser notamment sur l'utilisation des garages. Et puis peut être s'inspirer de ce qui se fait ailleurs: pacifier le coeur des nouveaux quartiers par des zones 30 originales. Une idée a par ailleurs émergée concernant le parking relai du Tram. Il est sous utilisé à ce jour et le fait qu'il soit payant ne favorise pas le développement du pôle commercial. L'idée est d'étudier un stationnement du type Gare. Pas con...

Enfin, j'ai rencontré là-bas un couple de retraités qui a une maison étonnante en bois chauffée par un seul poêle à bois. Sous le ciel bleu, c'est chez eux que j'ai terminé cette visite de quartier...

vendredi 15 juillet 2011

Embellissement et composition paysagère du parc des Gentianes

François a participé à la visite, d'un quartier qu'il connait très bien pour y habiter et du parc des Gentianes situé dans la partie sud de l'Ile aux Planches.
Sujet à un réaménagement pour lutter contre les inondations, le secteur du chemin de halage et de l'Ile aux Planches a également été l'objet d'une recomposition paysagère qui comblera les flâneurs, les amateurs de la course à pied et les pêcheurs par sa fonctionnalité et son esthétisme.
Au-delà de l'enjeu de la lutte contre les inondations, le réaménagement de ce secteur s'inscrit dans la poursuite de l'embellissement des rives de la Sarthe et de l'Huisne.
Pour plus de détails, consultez l'article du Maine-Libre ci-dessous.

jeudi 26 mai 2011

Ronceray : la colère s’amplifie.

La mobilisation est générale pour se battre contre la décision de l’Inspecteur d’Académie de regrouper les collèges Le Ronceray-Les Sources et Anne Franck sous une direction unique. En effet cette décision constitue une nouvelle offensive contre le collège du Ronceray et plus généralement les services publics de l’éducation dans les quartiers populaires.

Un an seulement après la menace de fermeture qui a pesé sur ce collège, l’Inspecteur d’Académie revient à la charge. Avec le regroupement des 3 collèges, c’est bien la fermeture du Ronceray qui demeure envisagée à terme par l’Inspecteur d’Académie.

Déjà fortement mobilisée en 2010, Maryse Berger a alerté les conseillers municipaux des conséquences d’une telle décision et a proposé un vœu demandant qu’un principal soit affecté à temps plein dans chaque collège, et ce dès la rentrée 2011.


Mais le combat ne s’arrête pas là ! Aujourd’hui les professeurs des collèges Les Sources et Le Ronceray ont fait grève, dont 100 % des personnels enseignants au Ronceray.

La principale du Ronceray, tenue par ses obligations professionnelles à être présente dans l’enceinte du collège, en est allée de sa solidarité en portant un badge affirmant sa « solidarité avec les enseignants et les parents d’élèves ».

A  15 H, les enseignants se sont rendus au pôle emploi du quartier du Miroir en espérant y recruter un principal à temps plein. En vain ! Ils ont trouvé portes closes !

Peut être faudrait-il aller jusqu’au Pôle emploi de Paris puisque le Rectorat y organise un recrutement d’ampleur des professeurs remplaçants ?! Et si l’Education Nationale le fait pour des professeurs remplaçants, pourquoi ne le ferait-elle pas pour un principal ?!!!


Trêve de plaisanterie, il s’agit bien dans ces deux cas de décisions totalement scandaleuses.

Demain, les parents d’élèves prendront le relai des professeurs dès 7 H30 à l’entrée du collège puis se rassembleront route de Tours,  près de Carrefour, de 12 H 30 à 13 H 30.

mardi 1 février 2011

Marché de la boussinière

Il faisait froid ce matin sur le marché de la Boussinière. J'aime beaucoup ce petit marché. Tout l'hiver je l'ai fréquenté pour faire mes courses mais ce mardi je reprenais mes diffusions de tracts assez régulières ici. Aujourd'hui le "papier" parlait de la précarité. Parmi tous ceux qui sont venus voir l'élu du Mans, les quelques personnes qui m'ont parlé du contenu du document avaient des situations très concrètes à partager avec moi. Un fils diplômé qui ne trouve pas de travail, une fille tirant le diable par la queue chaque fin de mois avec ses deux petits à élever seule, un mari ingénieur la cinquantaine atteinte qui vient de perdre son emploi, et puis tout près de la place, des agents de La Poste qui ne sont plus considérés par leurs chefs et leur entreprise "publique". Beaucoup de souffrances, mais beaucoup de dignité dans ces confidences. J'ai comme le sentiment que la cocotte bouillonne chez nous aussi...


J'aurai pu distribuer le tract sur la Tunisie, je crois qu'il aurait eu le même écho. Personne ne dit ici "dégage Sarko", mais beaucoup ont en tête : "dégagez ..."

dimanche 5 décembre 2010

Porte ouverte au Foyer G. Brassens

Comme chaque année, le Foyer G. Brassens fait sa porte ouverte le premier week-end de décembre. La salle est toujours pleine à craquer et la chaleur humaine qui y règne contraste tant avec les frimas du dehors. François est déjà là au côté de Marie-Claude Gascar, la directrice de la Maison, lorsque nous arrivons Chantal et moi. Le moment est toujours propice pour échanger autour d'un verre les premières impressions, souvent définitives, sur les illuminations en ville. Cette année, l'ambiance est un peu particulière et empreinte de solennités. Depuis 20 années, Marie-Claude anime la petite communauté du Foyer qui vit en symbiose avec le quartier. Pour la 19eme fois elle nous accueillait ce matin à la porte-ouverte mais ce sera la dernière car l'heure de la retraite a sonné. On sent que la page sera difficile à tourner tant elle faisait corps avec le lieu et la communauté de résidents. Après un mouvement social aussi fort, et encore très présent dans les coeurs, on ne peut être qu'heureux pour elle, même si avec elle, risque de s'en aller aussi une façon de travailler avec les personnes agées: humaine et héritée du communisme municipal si cher à R. Jarry et J. Haudebourg.

Bonne retraite à Marie-Claude auprès de ses enfants et petits enfants dans le sud.

mardi 19 octobre 2010

Incendie au collège du Val d'Huisne


Nous avons été informés tôt ce matin de l’incendie qui a ravagé cette nuit le collège du Val d’Huisne dans le quartier des Sablons.

Maryse Berger s’est rapidement rendue sur les lieux pour constater les dégâts de l’incendie qui selon toute vraisemblance est d’origine criminelle. Des traces d’effraction ont été constatées et un engin incendiaire retrouvé au sein des ruines.

Une réunion s’est tenue en fin de matinée entre les services de l'Etat, le département et la municipalité pour rechercher des solutions et permettre l'accueil des enfants dans d'autres collèges.

La presse nationale s’est emparée du sujet en traitant l’information de manière plus ou moins consciencieuse. Et nous avons été notamment choqués par la manière dont France 2, dans son édition du 13 H, a inséré un reportage consacré à l’incendie dans un ensemble de reportages revenant sur les mouvements sociaux et lycéens perturbés par des débordements d’origine externes aux cortèges.

Avec ce choix délibéré de fil conducteur du journal, le 13 H de France 2 crée ainsi les conditions propices à un amalgame entre l’incendie du collège du Val d’Huisne et les mouvements lycéens. Ce qui est proprement scandaleux. Décidemment, il est urgent d’avoir un débat de fond sur le fonctionnement des grands médias en France.

Nous avons adressé un courrier à la chaine pour lui faire part de notre indignation vis-à-vis de cette manière de traiter l’information.

Le quartier des Sablons est un quartier populaire, avec une forte mixité sociale où, de l'avis général, le collège Val d'Huisne jouait un rôle indispensable de cohésion.

Une fois les ruines de l’incendie évacuées et les lieux de l’incendie nettoyés, nous souhaitons qu’un nouveau collège soit construit le plus tôt possible par le Conseil Général de la Sarthe, avec l’aide de l’Etat, pour permettre aux adolescents du quartier de retrouver les chemins de l’école, et comme certains d’entre eux le disaient ce matin, les larmes aux yeux : « pour assurer notre avenir, quand on sera grand ».

mardi 5 octobre 2010

Pour le maintien du nom de la rue des victimes du nazisme.

LA RUE DES VICTIMES DU NAZISME, n’est pas une tâche sur les couleurs de notre ville.

Merci aux riverains de cette rue d’avoir abordé ce sujet et de permettre ce débat sur notre histoire locale. En effet, doit-on effacer la trace des victimes de la barbarie nazie ?

Il y a toujours cette controverse, faire table-rase du passé ou prendre en compte l’héritage commun. Oublier Vichy, la collaboration, les tortures, la shoah ou en comprendre les origines et les conséquences pour pratiquer ensemble le devoir de vigilance.

Oui, les jeunes générations ont besoin de connaître cette période contemporaine, et ce n’est pas en effaçant ses traces que nous éduquerons des citoyens capables d’empêcher l’histoire de se reproduire.

Je reprendrais pour eux cette phrase citée en exergue du livre de Jacques Chesnier  « La Sarthe Déchirée 1939-1944 » Libra Diffusio 2008.

« Nous souhaitons que nos enfants considèrent la liberté de la vie humaine comme le bien suprême, que l’on ne puisse jamais porter atteinte au droit de vivre, au droit d’être libre. Dans la coexistence entre les peuples, l’égalité et la justice sociale doivent remplacer toutes les tendances  à l’hégémonie »

Yves Voisin, Association des Déportés, Internés, Résistants et Patriotes : le 2 octobre 2010.


Sur la proposition d’Yves Olivier « Concilier le désir des habitants et le devoir de mémoire ».

Yves est diplomate. Il avance l’idée de choisir le nom d’un Résistant parmi ceux cités dans le livre de Joseph Estevès et d’apposer une plaque de mémoire pour remplacer ce nom de rue qui pose problème à certains habitants.

Il existe une liste importante de rues du Mans ou de lieux portant les noms de fusillés, de Déportés Résistants, de personnages d’envergures nationales (Lucie Aubrac, Christian Pineau, Marcel Paul…) mais qui se souviendra un jour qu’ils ont été des victimes de la barbarie nazie.

Prenons un seul exemple : celui du maire du Mans Henri Lefeuvre. Quels sont les habitants de cette rue qui connaissent les conditions atroces de son exécution en Allemagne dans la grange incendiée d’Isenschnibbe ? Quels sont les habitants du Mans qui en ont eu connaissance et entretiennent cette mémoire ? Et ne parlons pas des générations à venir…

Il n’y a pas de lieu de mémoire au Mans dédié aux victimes du nazisme. Seule cette rue en porte témoignage. Faut-il l’effacer ou créer un lieu à vocation de souvenir historique et d’enseignement pédagogique pour les nouvelles générations ?


jeudi 23 septembre 2010

Visite des Ardriers.

Avec la reprise des visites de quartier, voici revenu le temps des soucis de stationnement. Pourtant, ici le quartier est calme et sympa.,mais c'est l'usine Drouault qui gêne. On apprend aussi que le bus de la ligne 26 est souvent à vide. Plus loin ce sont les candélabres boules qui sont montrés du doigt à juste titre puis on enchaîne sur les rodéos sur le parking des Ardrières. L'occasion pour le maire d'entonner un couplet bien rôdé sur les incivilités qui coûtent tant au contribuables. La petite troupe de cheveux blancs opine du chef.





Puis un moment magique en traversant le petit parc des Ardriers, une  vue sur l'éolienne Bollée de la rue de Beaugé, au milieu d'une belle propriété.


Et, retour sur le bitume pour nous entendre exposés des problèmes très individuels qui, à quelques jours du second rendez-vous sur les retraites ,me désolent un peu.
Pendant la réunion qui suit la visite  est abordé la question de la rétrocession des espaces verts de Beauregard. Pas simple, mais c'est assez juste qu'une participation des riverains soit demandée. Enfin, pour conclure, une petite réagit sainement et me fait rire, lorsque le maire en rajoute une petite louche sur la civilité qui enchante la salle, en glissant avec bon sens: "qu'est-ce qu'on s'ennuierait aussi!"

dimanche 27 juin 2010

Un week-end de fêtes.

Un week-end de fête au Mans. Tout d'abord les fêtes des écoles, et ce samedi après-midi, celle de la Maternelle Kergomard. Ce sont vraiment des moments que nous aimons parce qu'ils font surgir le temps de quelques danses tout ce qu'une communauté éducative peut apporter. Mais c'est aussi avec la rage au ventre qu'on admire tout cela quand on sait que l'éducation est dans le collimateur du Gouvernement. Au-delà des instants de bonheur, nous venons aussi y chercher des raisons de nous battre pour l'Ecole Publique et soutenir les enseignants et les équipes de parents d'élèves. Bravo en tout cas aux enseignants et aux parents.

En soirée, il s'agissait de Le Mans Fait Son Cirque. La Parade est toujours un moment très sympa. S'en dégage une imagination collective et une envie de faire la fête assez chouette et communicative. J'ai aimé le char navire de corsaires du quartier de la Madeleine.

Et alors, les Batukadas des quartiers sud revus par la communauté antillaise, vraiment c'était du tonnerre.

Et puis, les pros du spectacle de rue qui viennent en ponctuation du défilé, tout cela forme un ensemble assez époustouflant.

Et plutôt féérique!!!

 

 

lundi 7 juin 2010

Fête interculturelle des quartiers sud

En arrivant sur la plaine des Ronceray, samedi après-midi, nous avons tout de suite compris que les conditions s’étaient données rendez-vous pour une belle réussite populaire de la Fête Interculturelle des Quartiers Sud.

Au premier rang de ces ingrédients : les associations, les bénévoles, les habitants des quartiers, les services de la ville, bref tous ceux qui chaque année fabriquent la fête de A à Z pendant des semaines. Chacun a donc mis son talent pour le succès collectif.

Tout de suite après : le soleil qui était de la partie, suffoquant même pour certains. Et puis, les jeux, la musique, y compris bretonne. D’ailleurs, dans notre dos, un moment, François et moi-même comme nous venions du rassemblement en faveur de la Palestine, nous avons cru que les cornemuses du Fatath s’étaient elles aussi invitées sur cette plaine noire de monde. Elles auraient été, c’est certain, les bienvenues.

Enfin, mais pourquoi dire enfin, car on perçoit bien que les ingrédients de la réussite de cette fête populaire sont sans nombre. Alors donc , et encore, les stands de cuisine du monde…, une merveille pour … et pour mon chéquier aussi car, c’est une tradition chaque année, je fais ici mon marché du week-end, à déguster dès le samedi entre amis, et mes munitions de gâteaux orientaux pour la semaine. Et, j’oubliais, toutes ces conversations de stand en stand : la C.N.L., R.E.S.F., Mosaïque, le pôle Petite enfance, le Centre social…

Un beau moment qui, cela va sans dire, est aussi un bel hommage à ceux qui ont eu l’intuition de la rencontre entre les cultures, de leur valorisation, et que Le Mans, c’est aussi les quartiers. Et, tout ça de façon festive. Décidément, Robert Jarry et son équipe d’élus, Jeannine Heaudebourg ont jeté de très belles bases par ci, par là.

Bravo donc à tous les acteurs d’aujourd’hui qui, de la plaine des Ronceray, ce samedi et des autres quartiers font vivre Le Mans, notre ville.

vendredi 21 mai 2010

Une AMAP à la Madeleine et bientôt...une passerelle.

Depuis sa création en 2001 j'ai essayé de ne jamais manquer les rendez-vous de l'Association du quartier de la Madeleine. Alors ce soir je me suis rendu à l'apéro offert avant l'AG et j'ai commencé par rassurer le nouveau Président, Jean-Marc Meignan, un peu déçu de la participation des habitants et des adhérents. Il y avait tout de même 80 personnes présentes et beaucoup d'AG aimeraient avoir autant de participant. Jean-Marc Meignan m'a parlé de leur nouveau projet qui faisait pétillé l'oeil de T. Touché, le précédent Président écolo dans l'âme. Car à l'automne une AMAP ( Association de Maintien d'une Agriculture Paysanne) verra le jour sur le quartier, approvisionnée par une maraîchère installée sur les terres sablonneuses de Lombron légères et excellentes pour les légumes.C'est vraiment une chouette idée et je leur ai proposé de rentrer en contact avec Chantal Hersemeule qui suit ces projets sur la ville. Donc Chantal à toi de jouer...

Des quartiers sans aucun souci n'existant pas, même si beaucoup me remerciaient de les avoir aidés à pousser le square du Moulin l'Evêque, les personnes présentes m'ont demandé où en était le dossier de la Passerelle ? D'accord avec eux sur le fait que ce projet avance trop lentement, je leur ai confirmé que le point de chute était maintenant trouvé , qu'enfin on avait choisi un endroit convenant à tout le monde et qu'il fallait recueillir l'accord de la commune de Saint-Pavace pour l'ancrage et la jonction  avec leur Avenue Nature. Autre souci, et j'ai pu m'en rendre compte en arrivant, un lieu de rencontre pour les réunions de l'association ne serait pas un luxe. Je me suis engagé à me faire l'écho de cette demande car la vie associative de quartier est vecteur de liens sociaux et citoyens très utiles sur les territoires. A très bientôt.

dimanche 2 mai 2010

Un pic cador italien au bric à brac de Fêt'l' Epine.

Après le défilé du 1er Mai et des grillades entre amis fidèles du Muguet du Parti, en route pour le Parc de l'Epine où se tient le bric à brac. Mais tout d'abord, nous sommes toujours sous le charme de ce petit quartier d'habitat social lové entre les petits dénivelés du lieu. Sous le ciel bleu qui nous accueillait et le rideau d'accacias qui guidait nos pas, nous nous disions que décidément il manquait à ce petit coin que notre société soit moins dure et plus douce pour les humbles...


Arrivés sur la petite plaine de jeux, nous retrouvons l'équipe de Fêt' l'Epine qui depuis 4 heure du matin oeuvrait et mettait bon ordre au déroulement de l'évènement. Cette année, une nouveauté, les jeux de boules qui ont été réalisés par la Ville en même temps que la Maison P. Perret. Je prends le temps de discuter avec Rémy, le Président, qui me rappelle que la journée va permettre de financer un voyage scolaire pour les élèves du collège et que deux cars se rendront pour une journée complète au zoo de Beauval cet été. Ce bénévolat nous réchauffe à chaque fois le coeur. Ah, Ce ne sont pas des citoyens qui piaffent d'impatience le prochain W-E pour partir, dés le vendredi, au bord de la mer ou ailleurs et le W-E d'après...


Allez, zen, le temps était de la partie; nous sommes revenus de notre agréable tour avec un vieux bouquin d'alpinisme de Reinhold  Messner, le pic cador italien. Sympa non ?

 

mercredi 7 avril 2010

Victoire au Ronceray ! Le projet de fermeture par le Conseil Général est abandonné.

Le 29 mars, le Président du Conseil Général, Roland du Luart, annonçait le gel, pour 5 ans, de tout projet de fermeture de collège dans le département.



Cette décision montre à quel point les combats, lorsqu’ils sont menés collectivement (élus locaux, personnels du Ronceray, parents d’élèves, habitants du quartier), portent leurs fruits. Au regard des effectifs constants du collège classé « Ambition réussite », des bons résultats des élèves et de la qualité des équipes pédagogiques, la décision de fermer Le Ronceray était difficile à justifier.

J’ai pu constater par moi-même les ambitions que nourrissent les élèves et l’attachement des parents d’élèves et des habitants du quartier au collège.



Oter un établissement aussi structurant que Le Ronceray aurait été malvenu et aurait constitué un frein aux politiques de développement du quartier (urbaines, culturelles et sociales) que la majorité municipale mène depuis plusieurs mandats.

 

Avec le groupe des élus Progressistes - Parti de Gauche, nous nous attachons à défendre les intérêts des personnes qui s’emploient, sur le terrain, à améliorer la situation de nos concitoyens en difficulté.


Maryse BERGER
Première adjointe au Maire
Membre du Conseil d'Administration du collège Le Ronceray


 

mercredi 24 mars 2010

Au Commissariat de Police.

J'avais du Commissaire Chaumard le souvenir d'un homme goûtant peu, très peu, l'espièglerie, lorsque nous nous sommes rencontrés la première fois alors que nous demandions(RESF) quelques explications concernant la convocation pour le moins étrange d'un papa sans-papier en vue de son expulsion séparé des siens. Il faut aussi dire que le moment était grave. Aujourd'hui, c'est un homme très avenant et pédagogue qui nous recevait. Nous fûmes reçus et conduits vers son bureau par la douce senteur d'un café chaud et de viénnoiseries. Sympa donc et bonne idée que de proposer à la Commission Municipale Solidarité Urbaine et Tranquillité Publique cette visite par le chef de la sureté départementale. Les locaux sont hélas à l'image du moral des troupes...

J'ai pu retenir quelques stats:

- 60 fonctionnaires, en baisse continue et en sur-effectif pour la RGPP sûrement car en 2011 ce sera -2.

- les dossiers s'accumulant à Chasse-Royale on a préféré fermé le poste. Comme on casserait le thermomètre!

J'ai aussi appris que le Commissaire aimait "le bleu" couleur de l'autorité et était satisfait du " poliçage" de nos actions de proximité et de tranquillité publique. "Nous en sommes contents". Et c'est là que commencent nos interrogations...? A suivre...

Chritophe, en toute espièglerie, a pu se faire photogrammétiser. Voyez.

lundi 15 mars 2010

Début des travaux cet été 2010 pour lutter contre les inondationsdans les quartiers Heuzé et Australie





mardi 9 mars 2010

Fermeture du collège du Ronceray : position du Groupe de élus Progressistes-Parti de Gauche

Intervention de Maryse BERGER, Première adjointe Progressiste – Parti de Gauche au Maire du Mans, se prononçant contre la fermeture du collège du Ronceray lors du Conseil Municipal du jeudi 4 mars 2010.

Les services publics sont un des socles de la solidarité. Ils sont l’un des leviers de réduction des inégalités sociales par l’application concrète du principe républicain d’égalité. Le service public de l’éducation nationale est à même de répondre à toutes ces exigences.

Or, au collège du Ronceray, nous avons à faire depuis un certain temps à une inquiétude des enseignants et des parents d’élèves. Dans le quartier, des questions commencent à se poser sur l’avenir de ce collège pourtant classé « Ambition réussite ». C’est l’un des rares collèges de l’Académie à être classé de cette manière. Il accueille aujourd’hui un peu plus de 200 élèves. Il n’a jamais vu ses effectifs diminuer depuis une dizaine d’années. Au contraire, il les a vus augmenter. Il serait donc grave que ce collège ferme. La décision n’est pas encore prise, nous dit-on, mais nous pouvons quand même nous poser des questions.

Je voudrais insister sur le programme « Ambition réussite », mis en place depuis 4 ans, car les chiffres que nous avons à notre disposition, montrent le succès de ce dispositif.

Le programme « Ambition réussite » confère des moyens supplémentaires aux enseignants qui sont alors en capacité d’être davantage présents auprès des élèves.

Les résultats en français sont un exemple concret du succès d’un tel dispositif. Lorsque les professeurs effectuaient, il y a 4 ans, le rapport entre les notes obtenues par les élèves en contrôle continu et la note finale à l’examen du brevet, l’écart s’élevait à 6 points en moyenne. Depuis, cet écart a été  presque divisé par 2 et n’était plus que d’un peu plus de 3 points récemment.

Cela signifie que le travail et la stabilité de l’équipe pédagogique (enseignants en place depuis un grand nombre d’années) procurent aux élèves de bonnes conditions de réussites aux examens. Nombreux sont les élèves qui vont ensuite au lycée puisque 70 % d’entre eux atteignent la Terminale et passent leur Bac Général ou Professionnel.

Il est extrêmement important que le collège puisse continuer à accueillir les enfants d’un quartier dans lequel notre collectivité a beaucoup investi, en particulier pour réhabiliter les logements. Grâce à cela, le collège a vu arriver, en début d’année scolaire, 18 nouveaux élèves en 3 semaines.

D’ailleurs, je vous ferais également remarquer que l’apprentissage est serein dans un collège qui ne fait jamais parler de lui. L’apprentissage y est serein parce que l’équipe pédagogique encadre des classes à faible effectifs (autour d’une vingtaine d’élèves). Ce qui permet d’avoir un suivi individualisé qui rejaillit sur le comportement des élèves. La réussite scolaire en est donc meilleure.

Beaucoup d’éléments militent en faveur du maintien de ce collège. Je pense que nous devons soutenir l’ensemble de l’équipe éducative ainsi que les parents qui s’inquiètent énormément, et les élèves qui sont au centre de ce dispositif.

J’ai reçu, il y a peu de temps, des enfants de ce collège en Mairie dans le cadre d’une activité pédagogique de visite des institutions. J’ai pu apprécier cette visite avec des élèves très attentifs. La préparation faite par les enseignants, concernant les questions à poser aux élus, était absolument remarquable. Je pense vraiment qu’il faut soutenir des équipes qui travaillent comme cela.

Je voudrais également souligner que dans ce collège, il y a plus de 80 % de boursiers. Nous avons vraiment à faire à des enfants qui méritent notre solidarité.

J’insiste auprès de vous car je crois qu’il faut que nous défendions ensemble le maintien du collège du Ronceray.

J’ajoute par ailleurs que le Conseil Général a mis pas mal d’argent dans la réhabilitation de ce collège (réfection de salles, nouvelles fenêtres, nouvelle cour, etc.). Cela pourrait paraître incohérent que de fermer un établissement qui vient d’être en grande partie réhabilité.

Retrouvez ci-dessous le courrier envoyé par Maryse Berger à l'Inspecteur d'Académie pour lui faire part de sa réaction à l'annonce d'une étude pouvant aboutir à la fermeture du collège du Ronceray.



Nous joignons aussi les quelques coupures de presse qui abordent la tenue du débat en Conseil Municipal.



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