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Politique générale

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lundi 16 septembre 2013

Sortir la finance de la vie communale !

Le capitalisme financier, non content d'asservir les Etats, s'est attaqué aux communes ! Les multinationales, les spéculateurs, les promoteurs sont autant de vautours qui rôdent autour des mairies, siphonnent les finances communales et détournent les services publics à leur profit ! Comment ? Avec le concours de l'Etat qui impose l'austérité aux collectivités, ils les poussent à se financer sur le marché, à faire appel aux agences de notation qui détiennent des pouvoirs hors normes. Les collectivités sont alors contraintes à des « réformes structurelles » pour trouver grâce aux yeux des capitalistes! Délégations de service public, partenariats public-privés, sociétés publiques locales. Tout y passe ! Ces trois modes de gestion, toujours plus répandus, assurent des mannes financières énormes aux multinationales, qui surfacturent les prestations, ne réalisent pas les investissements attendus et gèrent dans la plus grande opacité ! Et c'est nous qui les payons, à cause d'élus pourris acquis aux principes du capitalisme financier !

Il faut chasser ces charognards ! La puissance publique doit revenir au centre de l'économie ! Il faut réhabiliter le service public, garant de l'intérêt général et de l'égalité des citoyens ! Rétablissons, développons des services publics communaux pour les crèches, la petite enfance, les centres de santé, la restauration collective, les déchets, les pompes funèbres ! Instaurons des régies publiques de l'eau, des transports, de l'énergie ! Ce sont des mesures sociales, car nous baisserons les prix, démocratiques, car nous promouvrons l'implication citoyenne, et écologiques, parce que notre gestion sera soucieuse de l'environnement. Comment les financer? Le service est payé au prix coûtant par les usagers, et des taxes sur les sociétés peuvent aider. Puisqu'il n'existe pas d'entreprises prospères sans service public, il faut qu'elles participent au Bien commun. Maîtriser le foncier est aussi une urgence pour éviter la folle spéculation et l'explosion des inégalités. Enfin, l'hégémonie du capitalisme est culturelle. Attaquons ses moyens de propagande en créant des zones sans publicité !

La gestion municipale est éminemment politique. C'est un enjeu national ! Il faut donc pousser les parlementaires, le gouvernement et les associations d'élus à engager des réformes essentielles en termes de dotations, de fiscalité locale, de prêts à taux zéro. C'est une question de vie ou de mort pour les communes !

jeudi 12 septembre 2013

Municipales: le front de gauche en hausse

Un sondage de l’institut CSA est paru à propos des élections municipales, qui place le Front de Gauche à 10%. Ce résultat est encourageant. Bien sûr, nous n’avons guère confiance dans ce genre de thermomètre. Mais nous connaissons leur impact sur le moral des militants. En outre, il nous donne en hausse par rapport au sondage précédent. Encore une bonne nouvelle ! Pendant ce temps, l’UMP et le PS sont donnés en recul. Tout va bien ? Non bien sûr. Loin de là.

Immédiatement, les médias officiels répandent les fumigènes. Pour eux, l’événement du sondage ce serait la « poussée » du Front National. Pourtant, le FN est donné à 16%. C’est beaucoup, certes. Mais où est la percée ? Rappelons que Marine Le Pen a recueilli 17,9% des voix à la présidentielle. Avec les 16% que lui donne cet institut, son parti serait donc en recul.

L’événement de ce sondage, c’est le haut niveau du Front de Gauche. Le total des intentions de vote pour les partis de gauche est extrêmement faible. A peine 42% ! Dans ce naufrage annoncé, la seule lueur d’espoir, c’est le Front de Gauche qui est donné sans perte, presque au niveau de l’élection présidentielle. 

C’est vraiment remarquable. Car le Front de Gauche est handicapé. Plombé et souffrant d'une certaine confusion entretenue par les médias.

Or, les élections municipales se dérouleront dans un océan d’abstention. François Hollande sème la résignation dans tout le pays. Et la compétition de ses barrons locaux n’est pas faite pour mobiliser le peuple. De notre côté, pour mobiliser les nôtres, il faudrait de la clarté car le clivage peut mobiliser. C’est une des leçons que nous avons tirées de la campagne présidentielle et des législatives qui ont suivi.   

Les municipales doivent essayer de ne pas être une juxtaposition de querelles locales, mais un chemin national passant partout dans chaque localité, avec un programme d'opposition à l'austérité et au productivisme, car ce sont des élections politiques. Ce sera l'objectif des "Vendredis du Front de Gauche" qui vont commencer cette semaine et pendant tout le mois d'octobre.

mercredi 11 septembre 2013

Retraites : le premier avertissement de la rue !

Malgré des médias nationaux qui n’ont cessé de minorer l’ampleur des manifestations, la première journée de mobilisation contre la réforme injuste des retraites a bien été un succès : 400 000 personnes en France et plus de 4000 personnes au Mans.

Syndicalistes, membres de parti politique de gauche, jeunes et anciens, hommes et femmes, ont manifesté contre cette réforme qui n’est pas de gauche puisqu’elle ne va pas dans le sens du progrès pour tous, mais profite bien au patronat.

Ce sont 2,6 Mds de cadeaux sur les retraites qui arrivent après les 20 Mds offerts sur la compétitivité !!

C’est inouï pour un gouvernement de gauche sur un dossier aussi emblématique que celui des retraites…

Cette réforme porte un coup fatal à tous les français qui ont moins de 40 ans. En effet, avec l’allongement de la durée de cotisation à 43 ans, il est impossible de bénéficier d’une retraite à taux plein terminer sa carrière professionnelle à 70 ans, surtout quand le marché impose des études longues aux futurs travailleurs.

Qui peut imaginer un professeur tenir ses classes à 68 ans ?!!! Qui peut imaginer des professionnels de la santé administrer des soins aux patients à 68 ans ?!! Ces deux exemples suffisent à démontrer l’absurdité de cette réforme !

Et on comprend bien que le gouvernement Ayrault s’inscrit dans les pas des gouvernements Fillon et entend ainsi poursuivre la libéralisation du régime des retraites via un système de capitalisation individuelle… ce qui n’est pas tolérable dans une société riche comme la nôtre !

Non la réforme du gouvernement Ayrault n’est pas bonne !

Non la réforme du gouvernement Ayrault n’est pas une réforme de gauche !

Cette journée du mardi 10 septembre n’était que le début de mobilisations bien plus amples à venir dans les semaines prochaines, où nous continuerons à montrer notre détermination à combattre une réforme injuste imposée par Bruxelles.

Elle entérine la réforme Sarkozy alors que Jean-Marc Ayrault, alors Président du groupe PS à l’Assemblée Nationale, et François Hollande, député de Corrèze, employaient les mots les plus durs contre cette réforme, pendant que leurs camardes défilaient dans les cortèges comme notre collègue Marietta Karamanli au Mans.

samedi 7 septembre 2013

S’opposer au Medef, et pas le « cajoler » !


La réforme que le gouvernement veut faire voter au Parlement n’a rien de « juste» ou d’ « équilibrée ». 

Le patronat n’aura pas à verser un euro de plus. Jean-Marc Ayrault l’avait déjà annoncé au Medef le 27 août et Pierre Moscovici l’a confirmé lors de l’Université d’été du Medef : la hausse de la part patronale des cotisations retraites sera entièrement compensée par une baisse des cotisations de la branche famille et la baisse du « coût du travail » continuera. 

La réforme reposera donc uniquement sur le dos des salariés. Non seulement ils se voient infliger un allongement de la durée de cotisation mais ils devront payer pour compenser la baisse des cotisations patronales de la branche famille et assumer le coût des mesures prises en faveur de la pénibilité du travail que le patronat n’aura pas à prendre en charge puisque le « cout du travail » va continuer à baisser. 

Le recul de l’âge légal de la retraite de 60 à 62 ans est entériné par le projet actuel et met fin à la retraite à 60 ans de F. Mitterrand. L’allongement de la durée de cotisation prolonge les mesures prises par la droite en 2003. La droite avait allongé cette durée de 40 à 41,5 annuités (6 trimestres) entre 2003 et 2019 (16 ans). Le gouvernement veut aujourd’hui allonger cette durée de 41,5 à 43 annuités (6 trimestres) entre 2020 et 2035 (15 ans). Les salariés n’auront donc aucun répit : la durée de cotisation n’aura pas cessé d’augmenter entre 2003 et 2035.

Des millions de salariés s’étaient pourtant mobilisés en 2003 et 2010 contre l’allongement de la durée de cotisation et contre le recul de l’âge de la retraite et le Parti Socialiste leur avait donné le sentiment de les soutenir.

François Hollande dit avoir fait de la jeunesse une priorité de son quinquennat. Pourtant, ce sont les jeunes qui apparaissent comme les grands perdants des propositions actuelles de réforme. 43 ans de cotisation : c’est, comme le dit le syndicat étudiant UNEF, une absurdité pour une génération qui ne trouve toujours pas d’emploi. 

Le risque est grand que les jeunes perdent toute confiance dans le système de retraite par répartition, et que ceux qui en ont les moyens se tournent vers les illusoires retraites par capitalisation. C’est bien l’objectif recherché par le Medef et la droite. C’est tout notre système de protection sociale (santé, retraites, famille) qui est donc menacé. 

 

lundi 22 juillet 2013

Les Jours Heureux

Le Parlement vient d’adopter  par un vote unanime de l'Assemblée nationale, une proposition de loi sénatoriale visant à instaurer la date du 27 mai comme journée nationale de la Résistance.

La date choisie, le 27 mai, est la date anniversaire (1943) de la première réunion du Conseil national de la Résistance (CNR) dirigé par Jean Moulin. Cet acte fondateur a impulsé une organisation plus efficace de la Résistance tout en initiant une réflexion qui a débouché sur l'élaboration du programme du CNR.

A quoi correspond cette journée de la Résistance ?

 Il y a 70 ans Le 27 mai 1943, la Résistance se regroupait au sein du Conseil de la Résistance présidé par Jean Moulin.  Cette instance regroupe alors les forces politiques et syndicales engagées dans la lutte contre l’occupant. Elle deviendra le Conseil National de la Résistance en novembre 1943.

Sa première réunion se tient au 48 rue du Four à Paris chez René Corbin, ancien membre du cabinet du ministre socialiste Pierre Cot.

Participent à cette réunion autour de Jean MOULIN de  Pierre Meunier et de Robert  Chambeiron huit  représentants des grands mouvements de

Résistance, 2 syndicats : CGT et CFTC et les six principaux partis politiques de la 3ème République.

Le général de Gaulle informé par « Rex » en mesure toute l’importance. Il le résume ainsi dans ses Mémoires de guerre : « J’en fus à l’instant même plus fort tandis que Washington et Londres mesuraient sans plaisir mais non sans lucidité, la portée de cet événement ».

Près d’un an plus tard, le 15 mars 1944, émergeait le programme du CNR. Il unissait les communistes, les gaullistes et des républicains de toutes sensibilités, de droite et de gauche, des royalistes, des syndicalistes, pour reconquérir l’indépendance nationale, rétablir la République et reconstruire la France dans une perspective d’émancipation nationale, de progrès social, d’éradication du fascisme et du racisme, de nationalisation démocratique des banques et des grandes industries, de coopération pacifique entre les nations libérées du nazisme.                                                                                                                                                                                                                                                            

En fait, ce programme est présenté en 2 parties : 

La première se nomme « Plan d’action immédiate », et concerne l’organisation de la Résistance pour libérer la France. « Avant Jean Moulin, il y avait des résistants, après lui, il y avait la Résistance ».

La deuxième sous le titre « Mesures à appliquer dès la libération du territoire » comprend les mesures suivantes :

 

A) SUR LE PLAN ECONOMIQUE ;

• l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie.

une organisation rationnelle de l’économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général. 

• l’intensification de la production nationale selon les lignes d’un plan arrêté par l’Etat après consultation des représentants de tous les éléments de cette production ;

• le retour à la Nation des grands moyens de production monopolisés, fruit du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques ;

• le développement et le soutien des coopératives de production, d’achats et de ventes, agricoles et artisanales ;

• le droit d’accès, dans le cadre de l’entreprise, aux fonctions de direction et d’administration, pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires, et la participation des travailleurs à la direction de l’économie.

 

B) SUR LE PLAN SOCIAL ;

• le droit au travail et le droit au repos, notamment par le rétablissement et l’amélioration du régime contractuel du travail ;

• un rajustement important des salaires et la garantie d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine ;

la garantie du pouvoir d’achat national par une politique tendant à la stabilité de la monnaie ;

• la reconstitution, dans ses libertés traditionnelles, d’un syndicalisme indépendant, doté de larges pouvoirs dans l’organisation de la vie économique et sociale.

Un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se les procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’Etat ;

• la sécurité de l’emploi, la réglementation des conditions d’embauchage et de licenciement, le rétablissement des délégués d’atelier ;

• l’élévation et la sécurité du niveau de vie des travailleurs de la terre par une politique des prix agricoles rémunérateurs,…

• une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours ;

• une extension des droits politiques, sociaux et économiques des populations étrangères.

• la possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développée, quelle que soit la situation de fortune de leurs parents, afin que les fonctions les plus hautes soient réellement accessibles à tous ceux qui auront les capacités requises pour les exercer.

Où est l’esprit de Jean Moulin et du CNR aujourd’hui ?

 « Si l’on parle aujourd’hui encore de ‘’l’exception française’’, du ‘’modèle social français’’, c’est parce que notre système social est issu de ce texte fondateur »

Mais les forces principales représentant les intérêts du capitalisme français qui avaient du reculer et perdre leurs avantages n’ont jamais désarmé et essaient de reprendre aujourd’hui ce qu’elles ont perdu en 1945.

« Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945 et de défaire méthodiquement le programme du CNR(…) le gouvernement s’y emploie. »

Denis Kessler ancien vice-président du Medef, Challenges 4 octobre 2007.

 

Yves VOISIN le 21 juillet 2013

 

(1 ) Titre de la 1ère édition clandestine du programme du CNR pour le 24 mai 1944

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INITIATIVE A DOLLON ‘’AUTOUR DE LA TABLE’’

 

La table autour de laquelle se sont réunis les membres fondateurs du CNR se trouve au Musée de Musique Mécanique de Dollon, dont le conservateur, Mr Philippe Corbin est le petit fils d’Andrée et René Corbin.

 

mercredi 3 juillet 2013

Communiqué de presse au sujet de la vidéosurveillance

Communiqué de presse – Groupe des Elu-e-s Progressistes

Parti de Gauche de la Ville du Mans

 

Le Mans, le mercredi 3 juillet 2013

 

 

Vidéosurveillance : le scénario était masqué !

 

 

La délibération que le Conseil Municipal avait adoptée, malgré notre opposition, était claire : un système de vidéosurveillance avec enregistrement des images sans exploitation en temps réel par la collectivité, une utilisation desimages dans le cadre d’une enquête judiciaire déclenchée, et un fonctionnement des caméras entre 21 h et 7 h uniquement.

Nous avions dis et redis que la pente naturelle de la vidéosurveillance était son extension géographique et technique.

Force est de constater que les révélations du commissaire Carabin montrent que ces conditions n’ont pas été respectées et que la Police Nationale agit en dehors du cadre validé par le Conseil municipal, avec l’aval du Préfet de la Sarthe. Enfin, la Ville et la Préfecture travaillaient déjà à l’écriture d’une convention proposant d’aller au-delà du dispositif adopté.

Le comité de suivi sur la vidéosurveillance a proposé d’aller dans ce sens en commençant à définir les contours d’un dispositif ressemblant davantage à un système de télésurveillance que de vidéosurveillance.

Nous n’avons pas voté en faveur de cette proposition et demandons, en l’attente qu’un Conseil municipal délibère sur ce point, qu’on se tienne à ce dispositif initial, sans visionnage en direct des images par le commissariat.

Le groupe des élus Progressistes - Parti de Gauche de l’agglomération mancelle demande le report de ce Conseil Municipal spécifique au mois de septembre.

  

Patrice PERDEREAU

Pour le groupe des élus Progressistes- Parti de Gauche de l’agglomération mancelle

 

 

mardi 2 juillet 2013

Intention masquée…

                                       

 

Ce petit rappel de ce que les élus ont adopté est utile :

 

« Le Conseil Municipal du Mans a opté pour le système de vidéo-surveillance avec enregistrement des images sans exploitation en temps réel par la collectivité. Les images enregistrées ne sont regardées qu'a posteriori dans le cadre d'une procédure judiciaire. »

Dans un précédent billet, faisant suite aux révélations du Commissaire Carabin sur les ondes de France-Bleu-Maine, nous parlions d’un « dérapage ». Nous pensions vraiment que le comité de pilotage ferait le clair et proposerait de rétablir le dispositif dans son fonctionnement  tel qu’adopté par le Conseil Municipal. Hélas, il n’en a rien été ! Il a même été mis au vote un avis proposant une extension épousant l’usage décrit par le commissaire.

Nous avons certes appris qu’il s’agissait « d’un cafouillage » pendant une période de test. Mais, pour annoncer  immédiatement qu’une convention  entre la ville et le commissariat était en cours d’élaboration pour permettre l’utilisation en direct de la vidéo-surveillance depuis le commissariat et  de jour aussi, sur autorisation du Préfet, en cas de troubles graves. Cafouillage vraiment? Pas certain, car les travaux d’écriture de la convention correspondent bien aux « essais » en cours et relatés par la « bévue » verbale du commissaire. A aucun moment pourtant, nous n’avions évoqué une éventuelle convention entre la ville et la police lors de nos débats et dans la délibération du Conseil.

 

Il y a comme un air de tromperie qui flotte sur ce dossier. Nous avons défendu l’idée que la pente naturelle de la vidéo contraindrait les élus, sous la pression des événements et des pressions diverses, à étendre géographiquement et techniquement le dispositif. Jamais nous n’avions imaginé que sans pressions extérieures, on procéderait à cette extension si rapidement. Eh bien c’est fait !

Nous avons bien été quelques-uns  à proposer qu’avant le vote de la convention, décrivant l’extension du dispositif,  on s’en tienne à la délibération des élus mais refus… Le système va donc fonctionner en contradiction avec ce que le conseil a adopté…

Nous avons le sentiment que ce débat et ce dossier ont avancé en intention masquée et c’est fort désagréable. 

 

vendredi 28 juin 2013

Trois semaines de vidéosurveillance et déjà un dérapage très grave !!

Eh voilà ! Seulement trois petites semaines de vidéosurveillance et déjà un dérapage grave révélé par l’adjoint au commissaire Chaumard, pas le moins du monde embarrassé, sur les ondes de France Bleu Maine, lorsqu’il affirme l’utilisation en direct des caméras de vidéosurveillance pour la Parade des Pilotes des 24 Heures du Mans et la Fête de la Musique.

Le débat sur l’installation de la vidéosurveillance en centre-ville a pris du temps, et il a permis à toutes les composantes du Conseil Municipal de développer leurs arguments.

Concernant notre groupe, nous n’allons pas tous les restituer, mais juste ceux que nous considérons comme primordiaux et qui nous ont conduit à voter contre.

Nous disions que la pente naturelle de la vidéosurveillance était de demander toujours plus, de l’étendre et de confondre les rôles entre l’Etat et les collectivités territoriales :

 

-          Extension du périmètre géographique à d’autres rues, quartiers, jusqu’à l’ensemble de la ville,

-          Extension des moments de fonctionnements à la journée,

-          Extension technique vers le visionnage en direct, vers la télésurveillance, et demain l’utilisation de logiciel de comportements…

 

Nous avions pronostiqué une pente douce, mais force est de constater qu’il s’agit en fait d’une pente raide, et la ligne rouge a été allègrement dépassée, sans vergogne !

Notre groupe avait retenu le principe de l’utilisation, à posteriori, des images enregistrées entre 21 h et 7 h, et ce dans le cadre d’une enquête judiciaire déclenchée.

Manifestement, ces conditions n’étaient pas réunies pour la Parade des Pilotes des 24 Heures du Mans et la Fête de la Musique.

C’est en fait la télévision en direct et de jour qui est en place ! Les élus ont été trompés !

A ceci s’ajoute le fait que la Ville n’a pas été prévenue de l’utilisation des images en direct. Il a fallu le passage sur France Bleu Maine et le culot du fonctionnaire de police pour l’apprendre. La sémantique ayant également fait partie du débat, le mot vidéosurveillance que nous employons, trouve dans cet exemple tout son sens !!

Un comité de suivi de la vidéosurveillance a été constitué et se réunira très prochainement. Nous ne manquerons pas de nous renseigner auprès de la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) pour savoir si ce qu’il vient de se produire est légal.

Le Préfet de la Sarthe et le commissaire de police Chaumard ont été pris la main dans le sac !

jeudi 13 juin 2013

Avant que cela ne disparaisse ! Ce que le PS disait de bien sur la retraite!


Retraites: nos propositions de financement par PartiSocialiste

vendredi 7 juin 2013

Combattre les théories haineuses et racistes en l'honneur de Clément Méric

  Rassemblement devant la préfecture ce soir au Mans.                                                                  

A l'appel des forces progressistes, politiques, syndicales, et associatives, plus de 200 personnes se sont réunis ce jeudi 6 juin afin d'honorer une dernière fois la mémoire du militant humaniste qu'était Clément Méric, 18 ans, avant de tomber sous les coups de meurtriers haineux et racistes.

Car il s'agit bien d'un fait politique qui ne doit pas être minoré en bagarre des extrêmes ! Frapper une personne armé d'un poing américain signifie bien que l'intention était de détruire. Clément Méric a été victime de ceux-là même dont il combattait les idées. Mourir pour ses idées à 18 ans en République est intolérable. Après avoir été violemment frappé, Clément vient rejoindre la liste des trop nombreuses victimes de l’extrême-droite. Nous pensons à cet instant à Pierre Maitre en 1977,  Ibrahim Ali et Brahim Bouarram en 1995...

L'atmosphère délétère issue de la banalisation des propos haineux d'extrême droite, dans les médias ou de la part de certains responsables politiques de droite, concourent à la multiplication de ces agressions dramatiques enregistrées en France depuis quelques mois (passage à tabac d'homosexuels, de syndicalistes et de militants politiques de gauche par des groupuscules néo-nazis).

Enfin, partout en Europe, sous les effets des politiques d’austérité, l’extrême-droite se renforce et avec elle les groupuscules violents. L’exemple d’Aube Dorée en Grèce doit nous alerter.

Le groupe des élus Progressistes - Parti de Gauche réitère son soutien à toutes les forces progressistes, humanistes et solidaires, et affirme qu'il déploiera toute son énergie à combattre les théories haineuses et racistes par la force de la conviction  de la discussion et de la persuasion.




Communiqué de presse du Parti de Gauche rendant hommage au socialisme de Pierre Mauroy

   Communiqué de presse - Parti de Gauche 72

     Le Mans, le vendredi 7 juin 2013 

 

Hommage au socialisme

 

Le décès de Pierre Mauroy vient rappeler ce que la gauche au pouvoir était capable de faire : mettre en œuvre les revendications du mouvement ouvrier, du monde du travail et de la société.

Grâce à cette ambition, inscrite dans le Programme Commun, P. Mauroy a pu rassembler toute la gauche dans son gouvernement, tenant ainsi la dragée haute au patronat.

Le résultat est encore là sous nos yeux, en lambeaux hélas ou en sursis : la retraite à 60 ans, la baisse du temps de travail sans perte de salaire, l’augmentation du SMIC de 25 %, la 5ème semaine de congés payé, les lois Auroux, l’ISF, la nationalisation des banques et de 30 % de l’industrie… voilà ce que le socialisme républicain a pu ou pourrait faire, aux antipodes de l’ANI ou de la loi bancaire !  Ah, les pigeons volaient bas !

Alors bien sûr, les solfériniens vont s’appliquer à parler aussi du « courage de la rigueur » pour mieux occulter un socialisme enraciné dans le monde du travail, mais aussi et surtout pour mieux coller à leur agenda de la compétitivité des salariés français et du détricotage de l’œuvre du gouvernement de Pierre Mauroy.

En rendant hommage à Pierre Mauroy, nous voulons rendre hommage à ce socialisme enraciné dans le monde du travail et capable ainsi de transformations sociales.

  

Patrice PERDEREAU

Pour le Parti de Gauche 72

jeudi 6 juin 2013

Réaction au meurtre de Clément, militant antifasciste et appel à un rassemblement unitaire

 

Communiqué de presse – Front de Gauche

Le Mans, le jeudi 6 juin 2013

 

Clément Méric, antifasciste, étudiant de Sciences Po où il militait au syndicat Sud a été tué hier en plein Paris par un groupe de militants d’extrême droite manifestement du groupe JNR (Jeune Nationaliste Révolutionnaire).

Violemment frappé au sol, il a été déclaré en état de mort cérébrale à l’hôpital Salpetrière.

Le Front de Gauche  est triste et en colère devant le meurtre politique de ce jeune de 18 ans. Il adresse ses condoléances à sa famille ainsi qu’à ses camarades.

Le Front de Gauche s’adresse au Ministre de l’intérieur pour que les forces de police retrouvent rapidement les responsables de cet assassinat. Le FDG exige la dissolution des groupes d’extrême droite qui multiplient les actes de violence et affichent avec de moins en moins de retenue la haine raciale et leurs convictions fascistes à Paris et à travers le pays depuis plusieurs semaines.

Nous dénonçons le climat malsain qui voit la banalisation des idées d’extrême droite en permettant à celle-ci de tenir le pavé et les tribunes.

La manif pour tous et l’UMP ont ouvert la porte aux fascistes. De même que ceux qui ont mis un signe « égal » entre l’extrême-droite et le Front de Gauche doivent maintenant se taire car par quel mystère les premières réactions hier soir faisaient encore de notre camarade, simple militant contre l’extrême-droite, un militant d’extrême-gauche ?

Le renvoi dos à dos de partis se réclamant de cette famille politique avec des forces démocratiques et antiracistes doit maintenant cesser.

Le Front de Gauche appelle ce jeudi 6 juin, à 18 h 30, place de la Préfecture, à un rassemblement unitaire le plus large possible pour dire notre horreur face à ce crime odieux et exiger la dissolution des groupes d’extrême droite responsables de la mort de Clément.

mercredi 8 mai 2013

5 Mai : une marche qui dérange

On imaginait que les médias, le gouvernement et le PS n'accepteraient pas de reconnaître le succès de notre Marche citoyenne. Cela se passe comme prévu ! Mais l’événement crée une responsabilité et il nous faut maintenant défendre sa portée.

Reconnaître un quelconque succès au Front de Gauche est insupportable pour ceux qui nous gouvernent avec leurs médias de révérence. La Préfecture de police de Paris, qui s'était d'abord cru autorisée (par communiqué) à ne pas donner de chiffres, a dû se faire rappeler à l'ordre par son ministre, puisque 3 heures plus tard le chiffre tombait : 30 000.

A cette échelle, la sous-évaluation de la préfecture est évidente quand on sait que lorsque la tête de la manifestation est arrivée à Nation, la queue du cortège n'était pas partie de Bastille. Les photos prises de haut donnant des images de la foule présente circulent maintenant sur le net et ridiculisent Manuel Valls et ceux qui ont repris ses chiffres. Le chiffre de 180 000 manifestants n'a rien d'aberrant:!

La presse de révérence, dans une mauvaise fois presque égale, a fait ses décomptes: Libération trouve 50 000, pour Le Monde c’est 45 000. Tout cela est ridicule, tous ces tripotages de chiffres sont grotesques.

La bataille de chiffre mise de côté, le reste du traitement médiatique est non moins révélateur. Pour Le Monde, 3 petites colonnes en bas à gauche, quand les anti-mariage pour tous ont le droit à une pleine page ; et Marine Le Pen, en visite éclair en Lot et Garonne pour la législative partielle, a droit à la même taille d'article que la marche citoyenne, avec un titre en gras en plus ! Le même journal ne vous dira pas que la veille, une réunion réunissait plus de 150 personnes à l'appel du Front de Gauche de la circonscription.

Tout est fait pour faire taire le Front de Gauche : la stratégie de l'effacement ou le dénigrement. Mais la hargne avec laquelle nous sommes attaqués, les tentatives répétées de nous diviser, montrent que nous avons raison de garder la tête haute.

Les manifestants sarthois, sur le chemin du retour, disaient la même chose : le bonheur d'avoir été là et de se sentir nombreux. De dire tout haut ce que nous avons sur le cœur : marre du pouvoir de la finance, marre que le Medef fasse la loi, temps de changer de système. Joie aussi de voir des camarades de toute la France.

Il ne faut rien lâcher. Puisque ce gouvernement ne veut rien entendre, il nous faut crier toujours plus fort notre refus de baisser les bras. Alors comme la marche le scandait dimanche : aujourd'hui dans la rue, demain on continue !

L. Morisot et E. Jamet


mardi 7 mai 2013

La gauche est de retour...La majorité de demain!

180 000 personnes dans la rue à Paris. Un rassemblement inédit de toutes les sensibilités de la gauche pour exiger une 6e République et une politique de gauche. La marche du 5 mai a tenu ses promesses.

Certes, ce n’est pas la rue qui gouverne. Mais ce 5 mai, la rue a manifesté son aspiration à gouverner. Dans une ambiance où se mêlent la joie d’être là et une sourde colère, 180 000 personnes ont défilé entre les places de la Bastille et de la Nation pour exiger une 6e République mais aussi la fin de l’austérité. Quelques 300 sarthois ont fait le déplacement. Cette manifestation populaire a réuni ce qui s’apparente à un début de rassemblement majoritaire.
 

                                            

Au-delà du Front de Gauche dans sa diversité, Eva Joly et les militants d’Europe Ecologie-Les Verts sont bien présents. Leurs drapeaux au vent, ils affichent leur exigence de réformes plus marquées et leur volonté de rassemblement. Eva Joly précise : « Nous avons la tête dure. Nous ne céderons ni aux menaces, ni aux flatteries, aux intimidations, aux rappels à l’ordre. Nous avons chacun nos histoires, nos traditions politiques, nos réflexes (…) Mais nous ne nous laisserons pas diviser ».

Au fil d’une marche qui arrive tout juste à Nation quand les derniers ne sont pas encore partis de Bastille, de nombreux militants de la motion 3 du Parti socialiste (Maintenant la gauche) tiennent à faire savoir qu’ils sont présents pour les mêmes raisons : rupture avec l’austérité même camouflée sous le nom de « rigueur », rassemblement « rouge rose vert », une politique authentiquement de gauche. Ces mots reviennent sur les lèvres, majoritaires, de celles et ceux qui manifestent sans carte.

C’est en effet le peuple de gauche qui a repris sa marche, débordant le précédent succès qu’a constitué, pour le seul Front de gauche alors, la manifestation du 18 mars 2012. Il y a là de nombreux militants associatifs ; le fondateur de Mediapart, Edwy Plenel ; des syndicalistes, avec leurs banderoles ; Yvan Le Bolloc’h ; le NPA avec Olivier Besancenot ; Ridan ; toutes celles et tous ceux qui ont fabriqué leurs propres calicots ou banderoles, s’estimant « trahis » ou revendiquant que leur vote du 6 mai dernier soit pris en compte dans sa signification politique…

« Il y a un an, la majorité de la France (...) a clairement choisi la voie du changement, de la rupture avec dix années de reculs sociaux, d’autoritarisme, de racisme », peut donc résumer Pierre Laurent, secrétaire national du PCF. Et le co-président du Parti de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, après lui, a toutes les raisons de s’adresser à la majorité au pouvoir : « Si vous ne savez comment faire, nous, nous savons ».

                                          

Il y a, dans cette Marche du 5 Mai, les contours d’une majorité alternative décidée à exercer le pouvoir afin de changer la donne. Pour de bon cette fois.

lundi 6 mai 2013

La "Grande Marée" citoyenne.

Après la grande Marche citoyenne du dimanche 5 Mai, mon passage sur France Bleu Maine pour le Parti de Gauche.

                                       

 

jeudi 2 mai 2013

1er Mai, contre l'austérité.

Le traitement médiatique du 1er mai serait-il un formidable révélateur ? La médiacratie aurait-elle choisi son camp, tant l’effet ciseau a semblé évident ce mercredi ? La presse télé a vraiment donné l'impression, avant se rattraper un peu en soirée, d'être passée du côté de la dédiabolisation de Madame Le Pen, en contrebalaçant sa complaisance à l’égard du Front national par des attaques à l’égard de Jean-Luc Mélenchon et du Front de Gauche.

Pour la médiacratie, le 1er mai, journée internationale de revendication des travailleuses et des travailleurs, serait désormais le rassemblement annuel du Front national. Ce traitement éclaire un peu la collusion oligarchique et les intérêts communs de classe  du FN et des belles personnes.

Voyons un peu et étayons notre propos:

-13h, sur France-Inter, commentant le rassemblement du Front national en direct de la statue de Jeanne d’Arc (un journaliste de terrain …),  livrait ces propos irréels : « un regroupement donc sage un peu comme le FN ». A ce niveau, ce n’est plus de la dédiabolisation, c’est du prosélytisme !

-Et enfonçant le clou pour décrire le cortège : «un rassemblement plutôt sage sans dérapages verbaux ». Pour ce Mooonsieur, des slogans comme « La France aux français » ou « On est chez nous », ce ne sont pas des dérapages. Ah mais quand c’est la bande des puissants, des oligarques et des financiers qui est montrée du doigt, c'est un tout son que l'on entend. Par contre, quand le FN et ses sbires crachent sur les arabes, c’est « sage et sans dérapages verbaux »!


Les médiacrates  cherche donc à museler le Front de Gauche avant le 5 mai et à laisser aboyer Madame Le Pen en croyant préserver le système. La réponse à leur entre-soi  sera apportée par « des citoyens qui ne s’en laissent pas conter mais qui entendent qu’on leur rende des comptes » selon la formule de Condorcet. Tel est le peuple qui déferlera sur eux sous la forme d’une marée citoyenne dimanche entre Bastille et Nation.

La presse locale quant à elle, a  beaucoup mieux rendu compte des multiples rassemblements qui ont eu lieu à travers le pays. Grâce à elle, on a appris que 160 000 personnes ont rejoint les manifestations quand 3000 seulement ont défilé dérrière la famille Le Pen.

                                               

                                                 

Au Mans, 500 personnes étaient présentes pour entendre l'invitation des syndicats (CGT, FSU et Solidaires) à s'opposer à l'austérité. "L'austérité ça suffit !" a déclaré pour les syndicalistes D. Piron, responsable sarthois de la CGT. Certes, l'affluence était moins nombreuse que l'an passé, mais depuis, F. Hollande a déçu et organisé la division des syndicats avec le texte MEDEF.

Nous, nous étions présents bien sûr, comme chaque année, proposant l'oeillet rouge des premiers rassemblements ouvreires réprimés et des révolutions citoyennes contemporaines. Ce fut aussi l'occasion de poursuivre la mobilisation pour la Marche du 5 Mai et de prendre les dernières inscriptions pour les bus.

dimanche 21 avril 2013

Hommage d'Yves VOISIN à Georges LETHIELLEUX

Georges, nous sommes réunis pour te rendre un hommage sincère et du fond du cœur, comment pourrait-il en être autrement, toi qui a tant donné pour tes camarades de déportation par ta générosité et ton dévouement.

Si quelques mots devaient décrire ta personnalité, ils seraient : Solidarité, Fidélité, Engagements, générosité.

Né en 1922 dans une famille de 10 enfants tu travailles dès l’âge de 13 ans comme garçon de ferme, puis comme journalier de 18 à 20 ans, âge de ton arrestation suite à la manifestation du 6 mars 1943 au Lude, acte de Résistance civile à l’initiative de quelques opposants au nazisme comme André Le Bouffant, Rodolphe Perdrieux et Jean Chapin.

Cette journée du 6 mars est restée gravée dans l’histoire du Lude, mais surtout dans ta mémoire comme la décision d’une révolte contre les autorités de Vichy et de sa collaboration avec l’Allemagne nazie. Ils voulaient vous envoyer travailler  dans les usines d’armement pour remplacer les ouvriers allemands partis sur le front de l’est et décimés devant Stalingrad.

Arrêtés le 7 mars comme meneur, brutalisé, transféré au Mans puis interné à Compiègne, tu seras déporté vers l’Autriche à  Mauthausen où tu arrives le 22 avril après 3 jours et 2 nuits passés en wagons plombés dans des conditions inhumaines d’hygiène de faim et surtout de soif.

A l’arrivée, c’est la quarantaine au camp central de Mauthausen, période que tu savais si bien décrire avec ton camarade Rodolphe Perdrieux. Vous êtes tondus, les chiens vous mordent, les SS vous frappent, et vous dormez à même le sol serrés comme des sardines.    Puis c’est le Kommando de Loibl-Pass où tu resteras avec Rodolphe Perdrieux et Jean Chapin.

Après 24 mois à creuser un tunnel 12 h par jour dans le froid et l’humidité, à plus de 1000m d’altitude, vous êtes libérés par les partisans de Tito. Le 8 mai 45, tu rejoins et suit des éléments de la 8ème armée anglaise. Ils te soignent car tu es rendu presqu’aveugle par des furoncles. Avec eux tu rejoins l’Italie, passes par Rome, fais escale à Naples, et tu es enfin rapatrié sur un contre-torpilleur jusqu’à Marseille le 8 juin 45 pour rejoindre Paris et l’hôtel Lutétia où les contacts avec les familles de disparus te bouleversent énormément. Tu arrives enfin au Lude le 10 juin suivant…près d’un an après la libération du Mans

Tu apprendras vite que sur les treize déportés de l’affaire du Lude, sept ne reviendront jamais.

Tu apprendras aussi les serments prononcés, le jour de leur libération, sur les places d’appel des camps de Mauthausen et de Buchenwald. Il y était question de construire un nouveau monde, mais aussi de se souvenir des millions de tes frères assassinés par le fascisme nazi, que leur martyr ne serait jamais oubliés, et qu’ensemble, jusqu’au bout, les survivants combattraient les fléaux que sont pour l’humanité, l’antisémitisme, le racisme et la haine de l’autre.

Est-ce à la mémoire de tes sept camarades ou aux serments prononcés à la libération des camps de Mauthausen et de Buchenwald ?  Toujours est-il  qu’après la consolidation de ta santé jusqu’en octobre 1945, tu prends contact avec la Fédération Nationale des Centres d’Entraide des Internés et Déportés Politiques, ancêtre de la FNDIRP fédération qui devait voir le jour fin 45 début 46.

Tu rejoins l’Association départementale présidée alors par le Résistant de l’Armée Secrète  Camille Delétang puis par Raymond Adelet, ancien de Buckmaster. Tu participes à tous les objectifs de cette association, à commencer par l’entraide avec les rescapés les plus démunis et l’obtention de leurs droits à réparation.

Sur le plan mondial, le contexte est à la guerre froide et cela a des répercussions sur le monde associatif qui se scinde en fonction des affinités politiques, c’est bientôt la scission à l’intérieur même de la FNDIRP, une séparation entre les camarades de camps que tu n’as jamais acceptée, tu as toujours espéré une réunification entre tous ceux qui avaient vécu les mêmes souffrances dans les camps de répression.

Avec ta famille, tu as donné du temps et des moyens financiers pour les œuvres médico-sociales de la fédération, la clinique Frédéric-Henri-Manhès, le dispensaire Alice Grospérin, la maison de retraite Marcel Paul, le centre de réadaptation professionnel Jean Moulin. Tous ces établissements réalisés par et pour tous les déportés.

En tant que membre du Comité National, tu as participé à toutes les décisions de poursuites et de recherches des criminels nazis et des responsables de la collaboration passés au travers des mailles de la justice (la fédération s’est portée partie civile dans de nombreux procès dont celui de Papon).

Tu as fait partie de ceux qui ont sauvé le camp central de Mauthausen pour en faire un mémorial auquel tu as rendu visite de multiples fois en accompagnant des délégations, des scolaires ou des adultes.

Sur le plan local, tu as eu à cœur de porter notre drapeau pendant des décennies aux cérémonies et aux sépultures de tes camarades.

Ta participation à tout ce qui avait un lien avec la Résistance et la Déportation, les témoignages toujours appréciés pour leur sincérité, dans le cadre du Concours National de la Résistance et de la Déportation, la mémoire des fusillés avec l’association Coëffort-Chateubriand, l’AERIS lancée en 2002 à laquelle tu adhères sans réserve puisqu’elle regroupe nos associations sur l’objectif commun de sauvegarder le lieu de mémoire de « La prison des archives »

De 1945 à nos jours, tu auras été la mémoire de notre association le personnage central sur qui nous pouvions compter à tout moment.

Ton dernier engagement a pour nous une valeur exemplaire. A 90 ans tu as demandé ton adhésion aux Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation, ainsi, bien avant d’autres, tu as compris la nécessité de passer le témoin aux nouvelles générations par l’intermédiaire de ceux qui vont écrire l’histoire de cette tragédie du 20ème siècle. Ils s’appuieront sur les archives et les témoignages de celles et ceux qui  ont traversé ce siècle.

Georges, tu es resté solidaire de tes camarades, fidèle aux idéaux de la Résistance, généreux dans tes engagements et le don de ta personne, l’assistance ici présente t’en remercie aujourd’hui.

 

 

jeudi 18 avril 2013

Le Front de Gauche lui doit beaucoup!

Nous avons appris avec tristesse le décès de Christian Martin.

Les derniers souvenirs politiques que nous avons de Christian remontent aux élections

régionales 2010. Présent à chaque moment clef, il aura été de ceux qui ont mis beaucoup

d’énergie et qui ont demandé aux leurs de réaliser les efforts nécessaires pour que l’arc de la

gauche de transformation sociale soit rassemblé et puisse peser.

Un certain nombre d’entre nous l’ont connu à la fin des années 80 au moment où le PCF va être

plongé dans une crise profonde. Les relations n’étaient pas simples mais ce moment va nous

transformer.

Christian va conserver chevillé au corps la conviction qu’il faut transformer le parti et la

politique. Il va donc faire évoluer le PCF sarthois et renouer les liens entre les membres éclatés

de la famille anti-libérale ayant toujours à l’esprit que ce rassemblement devait être le coeur de

la gauche française. Cette démarche est engagée dès la fin des années 90 tendant la main au

MGP, puis avec une ampleur plus grande à partir de 2003 et surtout pendant la campagne

référendaire contre le TCE en 2005.

La force et la durée dans le temps de la gauche de transformation en Sarthe lui doivent

beaucoup.

Le Front de Gauche en Sarthe lui doit beaucoup.

Au revoir Christian ! Et toute notre sympathie à ses proches et à ses camarades.

Patrice PERDEREAU

Pour le Parti de Gauche 72

mercredi 17 avril 2013

"Faites Propre! " dit notre Maire.

Mais qu'arrive-t-il à nos camarades socialistes? Il semble qu'en tous temps et en tous lieux, du "Grand" Léon Blum à Ségolène Royal en passant par notre Maire, une manie de la salubrité se soit emparée d'eux !

Populisme?

Ou bien gauchisme?

 

 En tous les cas, c'est à suivre!

lundi 15 avril 2013

Municipales 2014 : la nécessité d'ouvrir le débat

Une conférence de presse était organisée, le vendredi 12 avril, à l’initiative du groupe des élus Progressistes-Parti de Gauche de la Ville du Mans, pour ouvrir le débat sur l’axe programmatique des municipales de 2014.

S’il est encore trop tôt pour parler de constitution d’une liste autonome Front de Gauche, ou d’une liste de majorité alternative (FdG, EELV, gauche du PS) à la politique sociale-libérale du gouvernement, les bases des prochaines discussions sont pour le moins posées.

« Parce que, depuis que François HOLLANDE a renoncé à sa promesse d’affronter le monde de la finance, il existe deux lignes à gauche » a expliqué Patrice PERDEREAU. « En maintenant son cap, le gouvernement prépare un choc austéritaire pour les collectivités locales. Et le Parti de Gauche doit continuer à contester ce choix. »

A ceci s’ajoute l’inquiétude exprimée par Maryse BERGER vis-à-vis de la baisse des dotations d’Etat programmée dès 2014. Baisse qui ne pourra être compensée par la fiscalité locale qui pèse pour beaucoup sur les ménages.

Les élus Progressistes - Parti de Gauche n’accepteront la ligne qui consisterait à opérer des choix ayant pour conséquence un recul du niveau des services publics rendus à la population. Bien au contraire !

Avec l’eau, les maisons de retraite, les crèches, les parkings…La population du Mans a la chance de disposer de nombreux services publics qui doivent être maintenus et même enrichis par d’autres, tels que les centres municipaux de santé pour palier la baisse du nombre de médecins généralistes dans certains de nos quartiers.

Place désormais à la discussion dans le but d’obtenir des éléments concrets permettant de prendre une décision d’ici la fin du mois de juin.

 

 

 


L'Actu Vue Par Patrice Perdereau (Front de... par lmtvsarthe-wizdeo

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