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vendredi 4 janvier 2013

Pôle Santé Sud: et pourquoi cela ne resterait il qu'une opération immobilière?

Comme le personnel de la clinique, c'est par la presse que nous avons appris le rachat de l'immobilier du Pôle Santé Sud, ainsi que de 8 autres cliniques privées françaises, par une filiale de la Caisse des Dépôts (CDC), banque para-publique. Cela est vraiment choquant que le personnel soit ainsi informé. Mais le Groupe CMCM, qui avait déjà connu des grosses difficultés, il y a quelques mois, avec son directeur, est coutumier de relations peu amènes avec le personnel...

Mais, là n'est pas le fond de notre interrogation à propos de ce rachat. Le directeur actuel de l'établissement parle "d'une opération purement immobilière qui n'interfère en aucun cas sur l'exploitation", le terme est emblématique, assurée par le groupe privé VEDICI. Cette vente dit -il, "doit générer une rentrée de trésorerie...pour leur permettre de se développer". C'est poursuit-il une sorte "d'externalisation des murs" !!!

Pour lui, l'outil immobilier que constitue la clinique et son matériel de haut niveau, est un moyen dans le secteur de la santé de faire des profits et de rétribuer des actionnaires. Cela est assez choquant car la santé devrait échapper au secteur lucratif, mais soit ! Mais surtout, que viendrait faire la Caisse des Dépôts (CDC), bras armé de l'Etat, dans une telle affaire ?

Car rappelons que la CDC, institution financière publique, placée sous le contrôle direct du Parlement, doit exercer des activités d'intérêt général pour le compte de l'Etat. Nous avons été un peu surpris de l'explication donnée par le directeur de VEDICI et nous en espérons d'autres plus convaincantes dans les semaines à venir, qu'une simple arrivée de trésorerie publique pour que les affaires juteuses puissent continuer à se développer alors que la santé publique doit relever des défis d'une toute autre nature. Nous interrogerons les parlementaires sarthois dans les jours qui viennent à ce sujet.

Qu'une institution financière publique, dans un secteur aussi important pour le bien commun qu'est la santé, détiennent de l'immobilier n'est pas pour nous choquer. On pourrait même imaginer à l'avenir, que ce genre de participation faciliterait le passage du privé lucratif vers du non lucratif et pourquoi vers un nouveau pôle hospitalier public? Cela ne serait pas aberrant au sud de l'agglomération mancelle, à proximité des quartiers d'habitat social, et répondrait à toutes les interrogations soulevées au moment de la constitution du Pôle Santé Sud.

lundi 19 novembre 2012

Des centres municipaux de santé, une piste pour lutter contre la désertification médicale

Face à la pénurie actuelle et à venir du nombre de médecins généralistes en Sarthe, les élus Front de Gauche ont proposé qu’un groupe de travail ouvre une réflexion sur le dispositif des centres de santé.

Précisons que la Sarthe compte 117 médecins généralistes pour 100 000 habitants, ce qui la place en-dessous de la moyenne nationale s’élevant à 151 médecins pour 100 000 habitants. Le phénomène n’est pas que rural : Le Mans connait des problèmes de recrutement pour remplacer les généralistes partant à la retraite.

En ce qui concerne la formation de futurs médecins, l’Université du Maine et le Centre Hospitalier, avec le soutien de Le Mans Métropole, ont développé, en partenariat avec l’Université d’Angers, une première année en médecine. C'est un bon début et il ne faut pas s’arrêter là ! Il serait nécessaire de libérer le numérus clausus au niveau national, mais ayons présent à l’esprit qu’il faudra huit ans pour former un médecin.

Au niveau local, il est possible d’envisager la création de centres municipaux de santé qui ont fait la preuve de leur efficacité depuis longtemps en région parisienne, et depuis peu dans le Nord de la Sarthe, d’autant qu’il va falloir faire face à l’évolution des besoins de santé de populations aux maladies chroniques et aux poly-pathologies chez des patients toujours plus âgés.

De tels centres permettent à la fois de rapprocher l’accès aux soins à nos concitoyens les plus modestes, de développer la prévention (parent pauvre de la santé dans notre pays) et de satisfaire la pratique de nouvelles générations de médecins de plus en plus désireux d’évoluer en structures qui allient salariat et travail en équipe.

Les centres municipaux, comme services publics locaux de santé, offrent une place unique dans le système de santé, avec des actes médicaux qui suivent strictement les conventions tarifaires, sans dépassement d’honoraires, et fonctionnent au tiers-payant.

En conclusion, les élus Front de Gauche ont donc proposé d’étudier la création de centres de santé comme un des éléments de réponse à la désertification médicale, ou alors comme élément de couverture publique des besoins de santé de la population sans discrimination et quasiment gratuite.

Maryse BERGER

vendredi 14 octobre 2011

Indemnités journalières versées pour arrêt maladie : un nouveau cadeau fait au patronat.

Après l’augmentation des cotisations mutualistes, le gouvernement Fillon revient à la charge en s’attaquant au régime des indemnités journalières via le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS).

Le gouvernement imposerait cette mesure par décret sans ouvrir la discussion aux parlementaires ni aux partenaires sociaux !

Alors que diverses études ont montré que les arrêts maladies sont le résultat d’une souffrance vécue au travail, le gouvernement en rajoute en faisant des économies sur le dos des salariés.



Pour un salarié au smic (1365 euros brut, 1071 euros net), l’indemnisation mensuelle par la Sécurité Sociale passerait donc de 680 euros à 640 euros.

Cette mesure pour 2012 s’ajouterait à celle de 2011 (changement du mode de calcul des mêmes indemnités) qui a déjà diminué le revenu des salariés de 1,4 %. Au final, si le projet passe en l’état, les indemnités journalières auront baissé de 7 % en treize mois à peine.

L’économie escomptée par le gouvernement est de 220 millions d’euros, somme o combien vitale pour rembourser la dette, quand la « niche Copé » qui exonère d’impôts les plus-values faites sur les cessations d’entreprise a engendré une perte de 22 milliards d’euros de revenus pour l’Etat en 3 ans.

Le Groupe des élus Progressistes - Parti de Gauche 72 condamne fermement cette mesure inscrite dans le PLFSS de 2012 et enverra un courrier au Premier Ministre pour demander le retrait de cette mesure injuste socialement.

mercredi 30 mars 2011

Il ne fait plus bon être malade en France !

Longtemps, la France a occupé la première place mondiale des pays pour son système de santé. Depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy à la Présidence de la France, nous avons reculé au 4ème rang...

Toujours prompts à expliquer que ce qui se fait ailleurs est toujours mieux qu'en France, le gouvernement s'est pourtant acharné à casser notre système de santé, pourtant le plus admiré au monde.

"La santé coûte trop cher", nous dit-on. La santé, c'est pourtant la vie ! La vie coûterait donctrop cher ? C'est surtout que "la santé, ça peut rapporter gros". Oh, pas à nous, non ! C'est à nous qu'elle coûte de plus en plus cher ! Recours au secteur privé, déremboursement d'un grand nombre de médicaments, instauration de la franchise médicale...Si elle rapporte, c'est aux financiers qui investissent dans le secteur privé de la santé et dans les assurances privés qui viennent suppléer les remboursements de la Sécurité Sociale de plus en plus anémiques. C'est ça, le but de la droite : assécher le service public pour le remplacer par du privé, dirigé par bon nombre des convives du Fouquet's le soir de la dernière élection présidentielle.


Or, la santé n'échappe pas à la longue liste des inégalités croissantes dans notre patrie républicaine, qui arbore pourtant la devis "Egalité" sur ses frontons. L'espérance de vie d'un ouvrier est de 10 ans inférieure à celle d'un cadre ! Et encore prend-on un cadre comme frange supérieure du salariat. Imaginons ce qu'il en est pour les rentiers. Mais aucun chiffre ne filtre là-dessus. Les cadres vivent de plus en plus longtemps et en meilleure santé. C'est à 35 ans que l'écart se creuse. C'est donc bien une question de moyens consacrés à sa santé qui est en cause. Et cette inégalité ne cesse de se creuser (source : Observatoire de l'inégalité).
Les salariés de la santé dans le secteur public vivent de plein fouet cette politique régressive symbolisée par l'arsenal des lois Bachelot.

C'est la raison qui les fait se mobiliser. Le Parti de Gauche sera à leurs côtés le 2 avril, pour cette journée d'action nationale. En Essonne, le dernier centre de radiothérapie public a fermé ; la maternité et la chirurgie de l'hôpital de Juvisy a fermé ; le futur grand pôle hospitalier de Corbeil suscite les plus vives inquiétudes. Se soigner coûte de plus en plus cher et de plus en plus de kilomètres sont à faire pour y parvenir.

C'est pourquoi le Parti de Gauche de la Sarthe, à l'instar de 80 autres associations, appelle à soutenir le mouvement impulsé par la CGT hospitalier pour manifester le samedi 2 avril, devant l'entrée de l'Hôpital (côté av. Rubillard), à partir de 14 H 30, pour la défense de l'Hôpital publi et l'accès aux soins pour tous.

lundi 7 février 2011

Communiqué de presse au sujet de l'hôpital du mans

Retrouvez ci-dessous un communiqué de presse co-rédigé par plusieurs élu-e-s manceaux, membres du Conseil de Surveillance de l'Hôpital, dont Maryse BERGER, qui comdamne les mesures financières restrictives infligées aux personnels soignants de l'Hôpital.

vendredi 7 mai 2010

Courriers adressés par Maryse Berger à Mme la Directrice de l'Agence Régionale de Santé (ARS) Mme Desaulle.

Suite à la déclaration de Mme Desaulle qui a qualifié l'hôptial du Mans de "fragile" dans les colonnes du Maine-Libre, retrouvez ci-dessous le courrier de Maryse Berger en réponse à cette déclaration.



Retrouver ensuite le courrier, toujours adressé à Mme Desaulle, sur les menaces liées à la pratiques des opérations du cancer.

samedi 31 octobre 2009

Santé, suite...

La Ministre envoie ces Directeurs d'établissements au charbon. Pourtant ce ne sont pas eux qui sont en cause dans ce que l'Hopital public est entrain de subir. C'est l'Etat et le Gouvernement qui doivent être mis sur la sellette. Car s'il est de plus en plus admis que les dispositifs de protection sociale ont agi comme filet et amortisseurs des effets de la crise économique, nous entendons pourtant encore parler de « trou noir » ou « sans fond » concernant la Sécurité Sociale  comme lors de ces dernières années. Et bien sûr, paradoxalement, son démantèlement continue. Avec la hausse du forfait hospitalier et autres mesures, les mécanismes de solidarité universelle continuent d’être entamés alors que notre sysrème est scruté par beaucoup.

Comme si de rien n'était, les réformes se poursuivent et toujours selon les deux mêmes axes :

  • Il faut responsabiliser (culpabiliser) chaque personne face aux risques sociaux.

  • D’autre part la main invisible du marché serait à même de résoudre bien des problèmes.

En conséquence, il résulte une volonté de réduction des dépenses des organismes de sécurité sociale consacrées à la protection sociale. L'entêtement à ce niveau peut être considéré comme du dogmatisme liléral.

Si le niveau de protection sociale rend compte d’une société, d’une communauté nationale et des liens entre ses membres, le moment est certainement venu de dire que nous devons par d’autres mécanismes de socialisation de la richesse, assurer solidairement le risque touchant chacun d’entre nous. Et alors dire et faire dire clairement à ses fonctionnaires  qu'il est temps de réhabiliter l’investissement social. Nous sommes certains qu'ils en seraient eux aussi ravis.

Pour lire l'extrait du Ouest France, cliquez sur l'image suivante.

 

mardi 13 octobre 2009

Souffrance dans le milieu hospitalier...

Nous en parlions la semaine passée et cela se confirme. Il semble bien que les potions infligées depuis plusieurs années font leurs dégats chez les agents hospitaliers. Dans cet article, il est question de l'Hôpital du Mans, mais il y a quelques jours le journal Libération tirait une vraie sonnette d'alarme à propos des établissements de l'Assistance Publique de Paris. Une vague d'épuisement, de découragement serait à l'origine d'un syndrome suicidaire semblable à celui qui a endeuillé les personnels de France-Télécom. La puissance publique ne parait pas réagir, occupée qu'elle est dans sa fuite en avant libérale.
Au Mans, grâce à l'intervention des élus manceaux du CA et du Maire, un groupe de travail va voir le jour sur ce sujet. Par ailleurs, il est certainement temps de revoir complètement les politiques de santé publique et leurs sources de financement sous peine de voir exploser un système de protection sociale qui, en pleine crise, a su jouer son rôle d'amortisseur et fait de la France un modèle pour beaucoup de pays et notamment aux USA. A suivre...

mercredi 7 octobre 2009

Malaise à l'Hôpital...

Maryse Berger était présente ce même jour à l'Hôpital. Avant le Conseil d'Administration extraordinaire, elle s'est entretenue avec les représentants des syndicats et des membres du personnel. Maryse a rappelé qu'elle a voté contre la proposition de budget et a tenu à réaffirmer son soutien au personnnel hospitalier.

vendredi 12 juin 2009

Hôpital du Mans, un budget sous tension...

Déclaration de Maryse BERGERJean-François SOULARDBernard VETILLARD- Administrateurs, lors de la séance du Conseil d’Administration du Centre Hospitalier du Mans du Vendredi 26 septembre 2008

Nous sommes très conscients de l’importance du plan stratégique avec lequel on ne peut qu’être d’accord puisqu’il propose un développement de l’Hôpital Public et une amélioration des soins.

Le problème est de comprendre comment financièrement on y parvient.

Nous ne contestons pas que la rationalisation des soins et de la gestion hospitalière puissent encore être améliorées. Des efforts ont déjà été faits, l’activité a augmenté et pourtant la situation financière a continué à se dégrader. Absence de visibilité sur l’évolution des tarifs.

Monsieur le Directeur a parlé d’une « culture financière nouvelle ». Effectivement, Le Gouvernement veut que le secteur de santé et l’hôpital en particulier soient gérés selon des méthodes directement transposées de l’entreprise, or, à la différence des entreprises, l’activité hospitalière ne se déroule pas sur les marchés, mais avec des usagers.

On nous affirme que le financement par le biais de la T2A est un remède miracle, or, on sait que la détermination du tarif à l’acte pose problème, parce qu’il n’y a pas d’acte médical standard. Une fracture chez une personne jeune et saine ne correspond pas à une fracture chez une personne âgée, diabétique, et précaire.

Il serait donc grave que l’Hôpital, quelle que soit la bonne volonté et la compétence reconnue des uns et des autres, soit conduit à privilégier – pour partie au moins – la prise en charge de patients valorisants financièrement.

Ce que nous craignons donc, c’est la remise en cause progressive et insidieuse des missions de service public au profit de l’activité privée à but lucratif.

Une fois de plus, il va falloir voter à travers le volet financier qui prévoit surtout la diminution de la masse salariale (300 emplois sur 4 ans), les conséquences de décisions prises ailleurs, et beaucoup plus haut (Ministre de la Santé et Gouvernement).

Même si nous accueillons positivement les financements obtenus et si nous sommes conscients du travail important mené par l’ensemble des équipes de l’Hôpital du Mans, nous pensons que le curseur de l’effort demandé n’est pas au bon endroit et c’est pourquoi, nous ne voterons pas ce plan.

vendredi 15 mai 2009

Non au projet de loi Bachelot !

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Le Gouvernement Sarkozy poursuit obstinément sa stratégie de démantèlement du service public ! Après les collectivités territoriales et les universités, c’est au tour du secteur public de la santé d’être confronté à des politiques de gestion drastiques et régressives. Avec le projet de loi « Hôpital, patients, santé, territoires », le Gouvernement rompt encore une fois le pacte républicain qui consiste, dans le secteur public de la santé, à garantir un maillage territorial de proximité et à assurer les meilleurs soins possibles pour tous, pour les plus fragiles et démunis.

Or, cette loi, par son contenu, traduit les intentions de l’Etat à vouloir se désengager de sa mission régalienne et à affaiblir davantage le secteur hospitalier public (concentration des pouvoirs, réduction de personnels, etc.). Et tout cela au profit des cliniques et des assurances privées lucratives ! Dans ce contexte, une manifestation intersyndicale des personnels soignants et de deux syndicats de médecins, au cours de laquelle le retrait pur et simple de la loi a été exigé, a eu lieu hier après-midi devant la Préfecture. Une délégation, qui réclame l’organisation d’Etats Généraux, a par la suite été reçue.

Les élu(e)s Progressistes – Parti de Gauche, avec Maryse Berger, Première adjointe au Maire du Mans et membre du Conseil d’Administration de l’Hôpital, se sont associés à la mobilisation des professionnels de la santé. Nous refusons de faire de la santé publique un objet de rentabilité obéissant aux directives libérales européennes. Par conséquent, nous exigeons également le retrait pur et simple de la loi et affirmons notre souhait de soutenir un secteur hospitalier de qualité et non lucratif.

jeudi 2 avril 2009

4000 signatures contre la privatisation de Monthéard !

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Le vendredi 27 mars, le collectif formé contre la privatisation de la maison de retraite Monthéard s'est déplacé au Conseil Général pour donner en main propre à Roland du Luart (Président du CG) toutes les pétitions récoltées au Mans et ses environs depuis début février.

Les élus de la majorité municipale, Patrice représentant les Progressistes, et d'autres représentants de la Reposance ont réunis pas moins de 4000 signatures.

Nous avons donc envoyé au Conseil Général un message fort ! Ni les élus du Mans, ni les professionnels de la santé, ni les citoyens manceaux ne veulent d'une logique de privatisation et de marchandisation dans le secteur de l'accompagnement des personnes âgées qui sélectionnera par l'argent les lits disponibles et rejettera les personnes les plus en difficultés.

Il est du devoir des pouvoirs publics d'assurer un accompagnement pour tous. Nous réitérons donc notre demande au Conseil Général de revenir sur sa décision et de conserver Monthéard dans le giron du secteur non lucratif.

Espérons que notre demande sera entendue !!

mercredi 21 janvier 2009

Une pétition lancée contre la privatisation de la maison de retraite Monthéard.

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Durant le mois de Décembre 2008, le Conseil Général a décidé de céder la maison de retraite Monthéard au secteur lucratif, l’entreprise Noble Age en l’occurrence. Nous considérons que cette opération relève d’une logique qui portera atteinte à un équipement essentiel de la vie sociale, sur la Ville et le Département. Nous nous opposons donc vivement à la privatisation de la maison de retraite pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, nous sommes choqués par la procédure de cession de la maison de retraite. En effet, pourquoi ne pas garder Monthéard dans le giron non lucratif en acceptant les propositions de La Reposance et de Georges Coulon qui se portaient acquéreurs, ou bien de Beaulieu, au lieu de céder aux surenchères du secteur privé et ainsi reconnaître à Monthéard une valeur marchande qui n’a pas lieu d’être !

En outre, par sa décision, le Conseil Général réduit l’offre de maisons de retraite à but non lucratif sur Le Mans alors que les besoins des personnes âgées à faible revenu sont importants. Besoins qui avec la tendance actuelle de l’évolution de la population (vieillissement de la population sarthoise et précarisation des personnes âgées) ne feront qu’augmenter.

Non seulement le Conseil Général réduit l’offre de maisons de retraite à but non lucratif sur Le Mans mais il creuse encore un déséquilibre déjà existant. Alors que les établissements privés ont dû mal à remplir leur capacité d’hébergement, le secteur public et associatif manque d’environ 300 lits pour répondre à la demande.

Dans les colonnes du Maine-Libre du 27 Décembre 2008, M. Siret (président de Noble Age) annonçait que le changement de propriétaire n’aura pas d’impact sur les tarifs d’hébergements de Monthéard. Simple effet d’annonce ou réel engagement ? Quand M Siret souhaite apaiser les inquiétudes et les contestations en annonçant le maintien des prix d’ici à 2011, il précise toutefois qu’à partir de cette date, le groupe Noble Age fixera librement les tarifs d’hébergement. Il devient alors légitime de s’interroger sur l’augmentation des tarifs d’hébergement. A ce sujet, nous n’avons aucune garantie de stabilisation des prix.

Enfin l’optique de rentabilité des prestations de services nous permet d’émettre de sérieuses réserves vis-à-vis de la qualité des services (accueil, alimentation, soins, animation) et des restrictions de personnel.

C’est pourquoi, avec les élus Communistes et Républicains, nous avons décidé de lancer une pétition qui maintenant commence à rassembler plus largement puisque les élus socialistes et verts nous ont rejoints.

vendredi 26 septembre 2008

Hôpital en danger

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Déclaration de Maryse BERGER – Jean-François SOULARD – Bernard VETILLARD- Administrateurs, lors de la séance du Conseil d’Administration du Centre Hospitalier du Mans du Vendredi 26 septembre 2008

Nous sommes très conscients de l’importance du plan stratégique avec lequel on ne peut qu’être d’accord puisqu’il propose un développement de l’Hôpital Public et une amélioration des soins.Le problème est de comprendre comment financièrement on y parvient.Nous ne contestons pas que la rationalisation des soins et de la gestion hospitalière puissent encore être améliorées. Des efforts ont déjà été faits, l’activité a augmenté et pourtant la situation financière a continué à se dégrader. Absence de visibilité sur l’évolution des tarifs.

Monsieur le Directeur a parlé d’une « culture financière nouvelle ». Effectivement, Le Gouvernement veut que le secteur de santé et l’hôpital en particulier soient gérés selon des méthodes directement transposées de l’entreprise, or, à la différence des entreprises, l’activité hospitalière ne se déroule pas sur les marchés, mais avec des usagers.

On nous affirme que le financement par le biais de la T2A est un remède miracle, or, on sait que la détermination du tarif à l’acte pose problème, parce qu’il n’y a pas d’acte médical standard. Une fracture chez une personne jeune et saine ne correspond pas à une fracture chez une personne âgée, diabétique, et précaire.

Il serait donc grave que l’Hôpital, quelle que soit la bonne volonté et la compétence reconnue des uns et des autres, soit conduit à privilégier – pour partie au moins – la prise en charge de patients valorisants financièrement.

Ce que nous craignons donc, c’est la remise en cause progressive et insidieuse des missions de service public au profit de l’activité privée à but lucratif.

Une fois de plus, il va falloir voter à travers le volet financier qui prévoit surtout la diminution de la masse salariale (300 emplois sur 4 ans), les conséquences de décisions prises ailleurs, et beaucoup plus haut (Ministre de la Santé et Gouvernement).

Même si nous accueillons positivement les financements obtenus et si nous sommes conscients du travail important mené par l’ensemble des équipes de l’Hôpital du Mans, nous pensons que le curseur de l’effort demandé n’est pas au bon endroit et c’est pourquoi, nous ne voterons pas ce plan.