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vendredi 27 septembre 2013

« La Flambée se consume »

L’annonce des fermetures du foyer l’Etape et du lieu d’accueil La Flambée, les difficultés rencontrées par le 115 et le SIAO (service intégré d’accueil et d’orientation) ne sont dernièrement pas passées inaperçues.

Le personnel du 115, pourtant aguerri et formé à traiter des situations d’urgence et de détresse, a eu le courage d’alerter publiquement mi-septembre de son quotidien de plus en plus difficile car confronté à des restrictions budgétaires et à des exigences administratives.

La presse a fait écho de la situation des différents dispositifs d’accueil et d’hébergement d’urgence malmenés dont les missions sont remises en cause.

Jeudi 26 septembre, un certain nombre de personnes, des associations, les syndicats ont manifesté devant le bar « La Flambée », rue des ponts neufs pour dénoncer un durcissement des conditions d’accès et un appauvrissement des moyens financiers pour l’hébergement d’urgence.

Thierry Samain, délégué CGT, a eu raison de souligner qu’au travers de ce rassemblement « il s’agit de sensibiliser la population qui a de quoi vivre, à l’abandon des populations qui n’ont rien ».

Car, en vérité, nous sommes nombreux à méconnaître le travail de ces structures. Encore plus nombreux sommes nous à ne pas avoir conscience (ou à ne pas vouloir voir) que ces structures viennent en aide à des hommes, des femmes, des enfants, parfois des bébés.

Personne n’est à l’abri un jour de connaître les mêmes difficultés sociales. Face à la montée de la pauvreté et la précarité, la solidarité ne doit pas être un vain mot. Il est urgent de protester contre cette remise en cause sous-jacente de notre système de prise en charge collective.

L’état et les collectivités locales doivent poursuivre leurs interventions afin de garantir un niveau de solidarité qui puisse protéger les plus vulnérables. Avec d'autant plus d'urgence à l’approche de l’hiver !

dimanche 2 juin 2013

Foyer N. Mandela: une résidence sociale et chaleureuse

<br /><br />La résidence sociale Neslon-Mandela comptait de nombreux invités samedi matin, dans sa nouvelle salle commune. Élus de la Région et du Mans, maire en tête, sont venus saluer le travail des entreprises, de l'équipe et des résidents.

Nous étions nombreux au Foyer Neslon-Mandela, samedi matin, dans sa nouvelle salle commune, venus inaugurer l'extension et la rénovation de la résidence et par là-même saluer le travail des entreprises, de l'équipe et des résidents.
L'établissement met toute son énergie à accompagner ses résidents en difficultés (personnes sans toit, "chibanis" et demandeurs d'asile).

Inauguré voilà 26 ans par Robert Jarry, le foyer est situé rue de l'Angevinière. Il accueille 300 résidents, aux parcours chaotiques, mais d'une richesse et chaleur humaine inouies,  trouvant ici un hébergement digne.« Chaque locataire participe au loyer, c'est le principe », a rappelé notre camarade F. Edom, Président de l'asso. qui gère le Foyer.

Dans la salle commune toute neuve, des couleurs vives illuminent les lieux donnant sur la terrasse et son barbecue. Des fauteuils et des petits canapés rouge et orange pétants habillent chaleureusement les lieux, équipés d'une télévision écran plat, d'un bar ne servant que des sodas. « Il fallait s'adapter à nos visiteurs, qui arrivent seuls mais aussi avec des enfants", rappelle François.Une cuisine entièrement équipée favorisera des ateliers de cuisine. Coût de l'extension, de la rénovation (architecte Couallier) et de l'équipement, 420 600 €, financés par Le Mans habitat, propriétaire des lieux, la Région, Le Mans Métropole et la Caf (Caisse d'allocations familiales).

                                                                       

C'est une sculpture très ressemblante de N. Mandela qui nous tend les bras à l'entrée de l'établissement. En béton et haute de deux mètres, elle a été réalisée il y a trois ans, « par Grégoire Nahabetian, l'un de nos pensionnaires, artiste, que nous avons aidé à reprendre le cours de sa vie, rappelle le directeur, Jean-Jacques Jeulin. C'est cela la philosophie du foyer Nelson-Mandela : décrypter les valeurs et les compétences de chacun, afin de préparer avec lui ou elle, un retour à l'autonomie. »

vendredi 1 février 2013

Un Conseil municipal marqué par les syndalistes de la CGT Renault

Situation tendue chez Renault au Conseil

Des syndicalistes de la CGT, Renault en tête, mais aussi de NTN Allonnes puis des territoriaux de la Ville du Mans, se sont invités au Conseil municipal de jeudi soir. Leur revendication, présentée de façon tonitruante et théâtrale, plane dans toutes les têtes des salariés: ils demandent que le gouvernement passe des paroles du "changement, c'est maintenant !", aux actes !

L'occasion également de condamner l'accord Medef-CFDT sur la "fléxicurité" qui représente une atteinte considérable aux droits sociaux des salariés, et consacre la politique social-libérale désormais assumée par le gouvernement Hollande.

Traduction concrète de la fléxicurité : les suppressions de postes et le chantage à l'emploi chez Renault ! Et le site du Mans ne sera épargné puisque 265 postes seront supprimés d'ici 2017, passant de 2365 salariés à 2100 salariés. L'annonce de la Direction de Renault remet à jour la question de l'octroi de 450 000 euros par Le Mans Métropole à ACI pour un projet de Recherche et Développement portant sur un essieu à profil fermé.

Nous nous sommes largement exprimés lors du débat communautaire, dans la presse, et dans notre blog, sur les raisons qui ont conduit le groupe des élus Progressistes - Parti de Gauche à voter contre cette aide publique. Le conseil de Le Mans Métropole, malgré notre opposition, a adopté l'aide considérant qu'elle était assortie de la création nette de 45 emplois au Mans. A l'annonce des suppressions d'emplois, nous avons interpellé le Président de Le Mans Métropole afin que cette clause soit respectée.

Nous réitérons notre proposition de conditionner les aides publiques aux entreprises selon des critères tels que la non distribution de dividendes et l'interdiction des licenciements boursiers, et nous sommes donc solidaires de la démarche entreprise par les salariés de Renault. Notre groupe recevra donc très prochainement  une délégation du site Renault du Mans.

L'avenir de Le Mans FC

L'autre sujet principal du Conseil concernait Le Mans FC et les résultats du concessionnaire du MMArena, Le Mans Stadium, qui accuse une perte de 1,6 millions d'euros pour 2011, et ce malgré une affluence moyenne de 10793 entrées dont 8138 entrées payantes. François EDOM, notre collègue adjoint aux Sports, est intervenu pour prévenir l'assemblée qu'il fallait s'attendre à des pertes plus importantes pour 2012, du fait de l'affluence moyenne encore plus faible et de s'inquiéter encore plus de la situation. A suivre.

 

samedi 12 janvier 2013

Solidarité avec les Candias


La décision des Candias de se mettre en grève ce mercredi est la réponse unanime des
salariés du Lude face à la nouvelle provocation de la direction du groupe Sodiaal-Candia.
Depuis le début, il semble que la direction du groupe ait décidé de procéder en alternant
silence et brutalité à l’égard des salariés.
Silence jusqu’à l’annonce du plan de fermeture de sites, alors qu’en septembre 2012, les
manifestations des producteurs de lait devant le groupe annonçaient un malaise.
Brutalité ensuite de l’annonce de fermeture en novembre.
Après une série de rencontres, silence à nouveau de la part du groupe.
Puis enfin, brutalité et provocation ce mardi lors du Comité Central d’Entreprise présentant le
plan de sauvegarde de l’emploi (PSE).


Face à des hommes et des femmes qui risquent de perdre leur emploi, la direction du groupe
Sodiaal avait le devoir d’attendre que les salariés aient entre les mains l’expertise qu’ils ont
commanditée auprès de Syndex. Elle n’a pas eu ce respect des salariés et cette décence.
Le calendrier choisi et la teneur du PSE témoignent du peu de cas qu’elle fait des salariés.
Est-ce pour mieux masquer les erreurs stratégiques de la direction du groupe qui s’est
engagée dans une coûteuse politique de rachat ces dernières années ? Ou est-ce pour
provoquer la surprise et brutaliser les salariés ? Les deux à la fois certainement !
Le Parti de Gauche de la Sarthe depuis le début soutient les salariés qui luttent pour la
sauvegarde d’un outil industriel et de l’emploi. A fortiori aujourd’hui, il est à leurs côtés face à
des pratiques et des propositions scandaleuses et méprisantes pour les femmes et les
hommes qui donnent leur vie au travail.
Innovant depuis toujours (Candy’UP), le site du Lude peut vivre. Dans ce sillage de la
fermeture, ce serait une filière entière qui viendrait à disparaître en sud-Sarthe. Sous-traitants
d’abord ! Et ensuite, producteurs de lait sarthois car la collecte et le transport vers des sites
éloignés coûteraient trop chers.
Le Parti de Gauche sarthois est convaincu que le lait et l’agriculture doivent être au coeur
d’enjeux humains et écologiques plutôt que d’enjeux financiers et capitalistiques. Son soutien
aux salariés est donc total car ce sont eux qui, aujourd’hui, portent ces enjeux-là et non la
direction du groupe Sodiaal.
C’est pourquoi le PG 72 appelle à la solidarité des sarthois en faveur des Candias.

mercredi 12 décembre 2012

Toute une ville solidaire des Candia du Lude

Ce samedi 8 décembre, les rues du Lude ont résonné de la forte manifestation contre la fermeture de Candia et pour la défense des 192 emplois de cette usine. Au plus fort de l'après-midi, 600 manifestants et peut être plus étaient réunis dans le cortège.

A cela s'est ajoutée une forte implication des commerçants. La quasi-totalité des magasins sont demeurés fermés jusqu'au passage du cortège et avaient affiché l'appel à la manifestation signé par le syndicat de l'usine et du collectif de soutien ainsi qu'un message propre. Plusieurs commerçants se tenaient en outre devant leur boutique close et ont applaudi le cortège.

En fin de manifestation, des élus locaux et régionaux, des responsables syndicaux et le collectif de soutien ont pris la parole devant l'Hôtel de Ville.

Dans une démarche personnelle et inattendue, l'ancien directeur de l'usine est également intervenu pour tenir un propos digne et d'une grande force en affirmant sa solidarité avec les salariés de l'entreprise, et pour défendre un outil de travail "ultra moderne dont la qualité des productions - souvent à la pointe de l'industrie laitière - n'a jamais été mise en cause".

Tous ont dit attendre avec impatience l'expertise du cabinet Syndex commanditée par le comité central d'entreprise de Candia pour conforter l'exigence de la révision de la position de Candia et Sodiaal. Aucune raison de nature industrielle ne pouvant justifier cette casse et la liquidation du site du Lude.

La mobilisation dans les semaines à venir sera encore plus forte et le combat continu.

 

mercredi 14 novembre 2012

Une journée d’action contre les politiques d’austérité en Europe.

Le 14 novembre, la Confédération européenne des syndicats (CES) organisait une journée d’action contre les politiques d’austéritéen Europe et leurs conséquences dramatiques pour les salariés européens. Des grèves, des manifestations ont eu lieu dans toute l’Europe. En Grèce, au Portugal, en Espagne, cela a pris la forme d’une grève générale assez suivie. La CES déclarait s’opposer  " fermement aux mesures d’austérité qui font plonger l’Europe dans la stagnation économique, la récession, et le démantèlement du modèle social européen". Ces mesures ne font en effet qu’aggraver les déséquilibres et créer des injustices. 

Les organisations syndicales françaises CGT, CFDT, FSU, Solidaires, Unsa avaient décidé de s’inscrire dans le cadre de cette journée de la CES. Comme le disent les 5 organisations syndicales françaises, «  les traitements de choc infligés aux travailleurs notamment en Grèce, en Espagne et au Portugal, montrent l’impasse de politiques qui conduisent à la destruction des droits sociaux ».


Au Mans, devant le siège de la Sécurité Sociale, nous étions près de 500 rassemblés autour des salariés de Candia du Lude. Dans les têtes et sur les "mines", le climat est lourd. Et chacun sent bien que les salariés ne peuvent guère compter sur le Gouvernement dans le bras de fer qui les oppose au patronat dans les entreprises. Chacun a bien conscience, depuis le conférence de presse du Président de la République, que F. Hollande s'obstine dans l'erreur et refuse tout affrontement avec le pouvoir de la finance.

F. Hollande a réaffirmé son obstination à se couler dans le moule libéral européen dessiné par le TSCG. En mettant comme priorité la lutte pour la compétitivité, la question de la dette et le coût du travail, il montre qu'il n'a pas l'intention de changer son orientation erronée. Il annonce même qu'en cas de croissance moindre que celle espérée, il ne dérogera pas à la règle des 3% ! Cette obstination est la récession assurée.

Chacun le ressent, s'il n'y a aucun regret d'avoir "chassé" Sarko du pouvoir, l'hôte de l'Elysée et le gouvernement ne sont pas des points d'appui sur lesquels on peut vraiment compter! C'est un peu cela qui se disait dans les groupes de discussion qui parsemaient le parvis de la Sécu.

jeudi 18 octobre 2012

« Mémoires d’oubliés » et l’importance du foyer Nelson Mandela

 

Le salon de la 25ème heure du Livre s’est tenue le week end des 13 et 14 octobre au Mans.

Le foyer Nelson Mandela que je préside, a été mis à l’honneur grâce à un ouvrage, « Mémoires d’oubliés », composé de clichés et de témoignages saisissants des résidents du foyer.

Dans cet ouvrage, le photographe Georges Pacheco met en lumière ces femmes et hommes que la vie n’a pas épargné. Violences familiales dès le plus jeune âge, adolescences troublées et vie rugueuse en général ont conduit bien souvent ces gens à la rue.

C’est donc ces parcours extraordinaires que l’auteur s’attache à restituer par des témoignages, quoique durs, empreints d’une grande humanité.

Nous vous conseillons d’acheter cet ouvrage qui par ces témoignages montre combien l’action du foyer Nelson Mandela est nécessaire et salvatrice pour eux qui voient en ce foyer enfin une lueur d’espoir pour se réintégrer dans notre société, par le logement.

François EDOM

jeudi 6 septembre 2012

Communiqué de presse sur la tarification progressive et sociale de l'eau

A un moment où la tarification sociale et progressive de l'énergie (gaz, électricité) est étudié par les législateurs, le groupe des élus Progressistes - Parti de Gauche du Mans a obtenu l'année dernière qu'une tarification sociale et progressive de l'eau soit mise à l'étude dans notre ville.

 

mercredi 25 avril 2012

Le 2ème Tour passe par le 1er Mai.

 En recherchentant le bras de fer avec les syndicats, N. Sarkozy est dans une logique de compétition avec l’extrême-droite. Rappelons que celle-ci se réunit tous les ans ses sbires autour de la statue de Jeanne d’Arc. Une compétition oui,mais pas avec l’extrême-droite. Dans le sens de l’extrême-droite. Ce n’est pas pareil. Le bras de fer voulu, est contre les syndicats. C’est-à-dire contre les salariés organisés sur leurs revendications. C’est sans précédent. Mais c’est la suite logique du discours contre les « corps intermédiaires » qu’il avait prononcé à Marseille. La logique d’affrontement, déjà manifeste tout au long du quinquennat, franchit un seuil. Ce n’est pas un « coup de com' ». C’est une orientation politique de fond, réorganiser la droite autour de l'axe extrème et anti-républicain.

 C’est la raison pour laquelle le Front de Gauche fait de la mobilisation pour ce 1er mai une affaire centrale. Nous devons être derrière nos syndicats. Nous appelons donc tous ceux qui partagent notre combat à aller manifester avec les syndicats, dans le cortège de leur choix.

lundi 23 janvier 2012

Pour un véritable accompagnement des personnes handicapées

Selon le Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 : "Chacun a le devoir de travailler et le droit d'obtenir un emploi" (article 5) ; "La Nation assure à l'individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement" (article 10) ; "Tout être humain qui, en raison de son âge, de sont état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l'incapacité de travailler a le droit d'obtenir de la collectivité des moyens convenables d'existence" (article 11).
Malheureusement, entre les principes et le réalité, il y a un fossé énorme ! C'est ce qu'ont voulu dénoncer les "1000 indignés du handicap" dans le cortège que je suivais ce samedi en centre-ville et qui a rassemblé son argumentaire sur les grilles de la Préfecture.
En raison d'un manque global de moyens, 500 personnes  se retrouvent ou bien en situation d'attente pour intégrer une structure correspondant à leur demande, ou bien sans auxiliaire de vie, ou encore en situation financière pénible.
Le Front de Gauche est bien conscient de toutes ces difficultés et propose, parmi diverses mesures, notamment la création d'un revenu de complément, propose de redonner à l'Education Nationale les moyens d'accompagnement pour une scolarisation normale des élèves handicapés et de reconfigurer l'accès aux bâtiments pour une meilleure accessibilité.

mercredi 18 janvier 2012

Rassemblement contre le sommet "anti-crise" devant la préfecture

Ce midi, devant la Préfecture, 150 personnes ont répondu présents à l’appel de la CGT pour un rassemblement contre le sommet « anti-crise », ou plutôt anti-social de Nicolas Sarkozy.

Et c’est donc en instrumentalisant la crise et le déficit de compétitivité que Sarkozy a mis en avant sa recette ultra-libérale à travers sa TVA sociale et la flexibilité du travail.

Dérèglementation du travail, travailler plus, gagner moins, le sourire de L. Parisot, patronne du MEDEF, était éclatant à l’issue de ce sommet.

Nicolas Sarkozy en appelle à la nécessité urgente de répondre à la crise mais ne propose rien de concret contre les plans sociaux, les délocalisations et la précarité.

Au contraire, pour masquer son bilan catastrophique en matière de chômage, il nous annonce la généralisation de « l'activité partielle » sans contrepartie des entreprises et de nouvelles obligations pour les chômeurs sous couvert de formation pendant « le temps libre forcé ». Les quelques mesurettes, contrats aidés, formations, embauches à Pôle Emploi (mais sous quel statut ?) se feront à budget constant.

En résumé : hausse de la TVA, baisse des salaires, aggravation de la précarité et de nouvelles exonérations sociales.

Ce n'est qu'un début, il nous promet « une fin de mois difficile » lorsqu'il nous présentera l'addition de ses mesures d'austérité et de régression des droits sociaux.

C’est un combat long et âpre que toutes les forces progressistes de ce pays auront à combattre dans les mois à venir…

jeudi 6 octobre 2011

La preuve par l’exemple

Le Programme Partagé du Front de Gauche le propose : le soutien public à l’économie sociale et solidaire, et notamment aux coopératives, sera fortement augmenté (p 47).

Comme l'indique Jean-Luc Mélenchon : "D'abord rassurer et protéger les productifs. Pas les marchés". Et ça marche ! La preuve par l’exemple : les salariés d’une menuiserie sarthoise en liquidation ont créé une coopérative pour racheter leur entreprise de Saint-Jean-de-la-Motte il y a deux ans.


Aujourd’hui, ils ne le regrettent pas. Partis à cinq, ils sont désormais six à décider collectivement de l’avenir de leur entreprise et les carnets de commande sont encourageants. EN 2010, la France comptait 21 000 entreprises qui employait 1 million de salariés.

Malgré la frilosité des banques, la coopérative et ses salariés ont multiplié les démarches de recherche de partenaires auprès des pouvoirs publics et des banques coopératives, et ont réussi à poser les jalons d’une entreprise solide financièrement, responsable socialement, et durable.

mercredi 28 septembre 2011

Manifestation inédite des enseignants

Quelques 2500 personnes, parents d’élèves, enseignants public-privé, lycéens, élus, ruraux-urbains, se sont retrouvés pour manifester contre la politique actuelle du gouvernement qui vise à sacrifier l’éducation de nos enfants sous l’autel de la seule rentabilité.

Suppression de postes, classes surchargées, classes fermées, écoles fusionnées, recrutement « hasardeux » de personnes sans qualification via Pôle Emploi ou le boncoin.com, la liste est longue…

Si nous avons obtenu gain de cause pour l’école Jean Mermoz, située en Zone d’Education Prioritaire (ZEP), au Mans, d’autres combats subsistent notamment à Trangé ou à Guécélard dont le Maire faisait partie du cortège.

Ce dernier alertait sur l’urgence des suppressions qui ne sont plus possibles, ni pour les enfants, ni pour les communes rurales, qui ont plus que besoin de leurs écoles. Et d’annoncer que Guécélard va porter un mouvement en commun avec Trangé pour demander un demi-poste à l’Inspection Académique, en plus d’alerter l’association des Maires ruraux de France.


 

Et face au mal-être général, Sarkozy ne trouve rien de mieux que de sombrer dans la provocation, en prenant à témoin, contre les enseignants, les salariés d'une usine en Picardie : « Mon devoir est d'abord de penser aux ouvriers et aux cadres qui  se sont lancés dans la compétition internationale (...). Les fonctionnaires ont un travail difficile, mais ont un statut qui les protège». Minable, et qu'on le "dégage" au printemps!

 

Côté Front de Gauche, nous avions organisé une saynète d’un instituteur, muni de son tableau pour dispenser des leçons de morale, à l’instar de son Ministre.

Cette animation a eu un grand retentissement auprès des manifestants qui, bien souvent, se sont arrêtés pour assister à l’intégralité de la saynète (cf. les photos ci-dessous).

 


Plus que jamais, notre pays a besoin d’une éducation forte qui doit être financée à la hauteur des enjeux qu’elle représente. Parce que l’éducation n’est pas une dépense mais un investissement sur l’avenir, nous nous opposerons toujours,  et avec vigueur, à la politique de casse de l’éducation. Il ne faut rien lâcher et on ne lâchera rien !

mardi 7 décembre 2010

La politique des contrats aidés et de solidarité en danger !

Je participais, la semaine dernière, à l’assemblée générale du Club sportif des Sablons-Gazonfiers Omnisports, au cours de laquelle le Président M. Keravec a pointé les problèmes de financements de l’emploi solidaire.

Il s’agit bien là d’une dure réalité à laquelle nous sommes confrontés en tant qu’élus locaux, et ce malgré la mise en place par l’Etat du dispositif des contrats aidés dans le cadre du Plan de Cohésion Sociale régit par la loi de programmation pour la cohésion sociale du 18 janvier 2005.

Le Gouvernement joue pleinement son rôle dans l’accentuation des effets de la crise puisqu’après avoir poussé fortement la création de contrats aidés au premier semestre 2010, le gouvernement nous impose de ralentir le rythme de prescription des contrats d'accompagnement vers l'emploi pour la fin de l’année.

Cette situation est dramatique pour les salariés dont le contrat ne sera pas renouvelé et pour les associations d’insertion dont la mission est mise à mal.

Le projet de budget 2011 prévoit ainsi une baisse du nombre de contrats aidés avec 340.000 Contrats d’Accompagnement dans l’Emploi CAE contre 400.000 en 2010. Le secrétaire national chargé de l'emploi, Laurent Berger, ajoute dans un communiqué que cette baisse du nombre de contrats aidés s'accompagnerait d'une diminution du taux de prise en charge par l'Etat, que les contrats aidés dans le cadre du plan de relance seraient supprimés ainsi que l'aide majorée.

Et là encore réside une différence nette entre la droite et la gauche dans la manière de gérer les périodes de crise économique. Quand la droite au Gouvernement n’assume pas le rôle d’agent atténuateur de la crise ; nous, nous affirmons au contraire qu’il est du devoir des pouvoirs publics d’investir massivement pour lutter contre la crise en soutenant une politique de solidarité.

François EDOM

 

samedi 23 octobre 2010

Labrett'immonde arrive.Tremblez syndicalistes,

Après l'amalgame de Dominique Le Mener mercredi après-midi à l'Assemblée, cherchant insidieusement à lier mouvement social sur les retraites et incendie du collège Val d'Huisne, c'est Fabienne Labrette-Ménager , la multi-cumularde de la Sarthe (conseillère municipale de Fresnay-sur-Sarthe, conseillère générale du canton de Fresnay-sur-Sarthe, vice-présidente de la commission des affaires économiques du Conseil Général, députée de la 1ère circonscription), qui s'est distinguée dans l'hémicycle sur le même thème allant même jusqu'à parler d'un barrage constitué de barrières et de containers à ordures qui aurait empêché la progression des pompiers lors de l'incendie du collège.

Après l'amalgame, voilà maintenant le mensonge!


Notre député UMP cumularde, non contente de sa saillie, a poussé sa morgue jusqu'à déposer une proposition de loi voulant à engager la responsabilité civile des auteurs de blocus lors de mouvements sociaux.

Ah! Cette une vielle et tenace lubie de la droite réac que de vouloir à tout prix criminaliser l'action syndicale et revendicative. On connait bien leur hargne en Sarthe. Les renault ont été naguère la cible de leurs attaques et de leur venin puis les faucheurs et enfin les plaisantins, comme notre camarade Hervé Eon pour son célèbre « Casse toi pov' ».


Le Front National n'y avait pas pensé ! Eh bien, Labrett'immonde  le fera!

mercredi 13 octobre 2010

Rassemblement en soutien aux grévistes devant la Préfecture

Nous étions plusieurs militants PG à nous être déplacés ce matin au blocage de la zone industrielle sud qui a bien fonctionné avec un gros écho médiatique, puis plus tard, vers midi, au rassemblement devant la Préfecture de la Sarthe. Une délégation a d'ailleurs été reçue par le directeur de Cabinet du Préfet.

Après la journée monstre d'hier, il est clair que le mouvement se cherche un peu et rien de plus normal à cela. Il est tout aussi certain que des décisions nationales de l'intersyndicale seraient un levier essentiel. Beaucoup de salariés sont "disposés" à radicaliser le mouvement mais craignent l'isolement et l'èchec. Après samedi, il faudra un autre rendez-vous. Peut être devrait-il appeler en commun syndicats et partis pour une manifestation à Paris ?

Pour ce qui nous concerne, nous avons trop d'admiration et de respect pour le mouvement syndical pour lui indiquer une quelconque direction. Nous suivrons les syndicats.

vendredi 10 septembre 2010

Communiqué de presse au sujet de la réforme des retraites.



jeudi 9 septembre 2010

Manifestation contre la réforme Woerth. Les élus du PG 72 au coeur de la bataille.

Commençons par le jeu du tir à la corde !!!


Tir à la corde du Parti de Gauche 72
envoyé par PartideGauche72. - L'info video en direct.



Les "affreux représentants insatiables" du Medef, du FMI, et autres Sarko, Fillon, Woerth, et DSK, affrontaient....


......les élus PG qui, bien souvent, l'ont emporté grâce à l'aide des manifestants venus en renfort !


L'âpre combat contre l'injuste projet Woerth de réforme des retraites est de tous les âges !

mercredi 8 septembre 2010

Au revoir Bernard.

C'est un sacré monsieur qui vient de nous quitter. Bernard appartenait à la génération de ceux qui au sortir de la Guerre, animé par l'esprit de la Libération, ont pensé qu'un tel naufrage ne pouvait être de nouveau évité qu'en complétant l'oeuvre éducatrice des familles et de l'école par l'éducation populaire menée le milieu associatif sur le temps des loisirs. La République des Jeunes, les MJC et les Francs et Franches camarades sont apparus dans ce sillage. Les loisirs éducatifs leur doivent beaucoup. Enfin, les victoires des municipalités d'Union de la Gauche, l'expérience féconde du communisme municipal leur ont donné la possibilité de mettre en pratique leur utopie collective. Au Mans, grâce à R. Jarry et Jeanine Haudebourg, Bernard a participé activement au projet des Etangs Chauds. Pour la première fois cette année Bernars n'était pas là lors de la Fête des Etangs Chauds. Avec Pascal Simonnet nous nous sommes fait la remarque. Quelques jours après Bernard s'en allait. Nous allons fêter en 2011 le 30ème anniversaire des Etangs. Tout au long de cette année nous ne cesserons de penser à lui.

Patrice Perdereau

                                                                        Courrier adressé aux Francas de la Sarthe


mardi 7 septembre 2010

Bravo les syndicats. Impressionnant!!! Et maintenant Petit-Frère des Riches....

Avec ce succès massif, le 7 septembre s'impose et nécessite de rebattre les cartes. Aujourd’hui, l’ensemble des moteurs du sarkozysme sont éteints. Il nous avait promis un mai 1968 à l’envers. Il allait nous faire aimer l’Etat light. Il voulait même nous faire aimer les riches ! Tout ça est loupé. Cet été, il a même grillé la cartouche sécuritaire et xénophobe. Il n’est arrivé à rien et ses mesures n’ont déclenché que du mépris, jusque dans son camp, et maintenant c'est une levée en masse sociale qui lui fait face. L'heure arrive enfin de préparer l’enterrement du sarkozysme.

Bien sûr, tout n'est pas fait, mais les syndicats, CGT en tête, ont joué un puissant facteur de mobilisation. A eux d'envisager la suite, à nous sur le terrain politique de prolonger ce combat. Les députés du Front de Gauche à l'Assemblée s'opposent à la réforme Woerth et défendent la loi du Front de Gauche, c'est à dire la retraite pleine à 60 ans.C'est le Peuple Français, qui en 1981, a adopté la retraite à 60 ans en votant pour François Mitterrand. Que la question revienne devant les français, que Sarkozy organise un Référendum, lui qui avait dit qu'il n'y toucherait pas!

On le voit, le 7 Septembre s'imposé comme un marqueur pour la gauche. Et c'est tant mieux. Alors, sur les retraites, nul ne peut pas rester dans l’ambiguïté. Il en va de même pour tous les autres sujets. Accompagnement du système ou rupture ? Une chose est certaine, le pays n’attend pas un lifting et avec le champion du FMI, c'est certain, la gauche ira dans le mur.

Alors pour paraphraser la formule fétiche de Sarko, on a tous envie de dire: « Allez, casse toi ...Et Vive un Gouvernement de Front de Gauche ».

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