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Déclaration de Maryse BERGER – Jean-François SOULARD – Bernard VETILLARD- Administrateurs, lors de la séance du Conseil d’Administration du Centre Hospitalier du Mans du Vendredi 26 septembre 2008

Nous sommes très conscients de l’importance du plan stratégique avec lequel on ne peut qu’être d’accord puisqu’il propose un développement de l’Hôpital Public et une amélioration des soins.Le problème est de comprendre comment financièrement on y parvient.Nous ne contestons pas que la rationalisation des soins et de la gestion hospitalière puissent encore être améliorées. Des efforts ont déjà été faits, l’activité a augmenté et pourtant la situation financière a continué à se dégrader. Absence de visibilité sur l’évolution des tarifs.

Monsieur le Directeur a parlé d’une « culture financière nouvelle ». Effectivement, Le Gouvernement veut que le secteur de santé et l’hôpital en particulier soient gérés selon des méthodes directement transposées de l’entreprise, or, à la différence des entreprises, l’activité hospitalière ne se déroule pas sur les marchés, mais avec des usagers.

On nous affirme que le financement par le biais de la T2A est un remède miracle, or, on sait que la détermination du tarif à l’acte pose problème, parce qu’il n’y a pas d’acte médical standard. Une fracture chez une personne jeune et saine ne correspond pas à une fracture chez une personne âgée, diabétique, et précaire.

Il serait donc grave que l’Hôpital, quelle que soit la bonne volonté et la compétence reconnue des uns et des autres, soit conduit à privilégier – pour partie au moins – la prise en charge de patients valorisants financièrement.

Ce que nous craignons donc, c’est la remise en cause progressive et insidieuse des missions de service public au profit de l’activité privée à but lucratif.

Une fois de plus, il va falloir voter à travers le volet financier qui prévoit surtout la diminution de la masse salariale (300 emplois sur 4 ans), les conséquences de décisions prises ailleurs, et beaucoup plus haut (Ministre de la Santé et Gouvernement).

Même si nous accueillons positivement les financements obtenus et si nous sommes conscients du travail important mené par l’ensemble des équipes de l’Hôpital du Mans, nous pensons que le curseur de l’effort demandé n’est pas au bon endroit et c’est pourquoi, nous ne voterons pas ce plan.