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Durant le mois de Décembre 2008, le Conseil Général a décidé de céder la maison de retraite Monthéard au secteur lucratif, l’entreprise Noble Age en l’occurrence. Nous considérons que cette opération relève d’une logique qui portera atteinte à un équipement essentiel de la vie sociale, sur la Ville et le Département. Nous nous opposons donc vivement à la privatisation de la maison de retraite pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, nous sommes choqués par la procédure de cession de la maison de retraite. En effet, pourquoi ne pas garder Monthéard dans le giron non lucratif en acceptant les propositions de La Reposance et de Georges Coulon qui se portaient acquéreurs, ou bien de Beaulieu, au lieu de céder aux surenchères du secteur privé et ainsi reconnaître à Monthéard une valeur marchande qui n’a pas lieu d’être !

En outre, par sa décision, le Conseil Général réduit l’offre de maisons de retraite à but non lucratif sur Le Mans alors que les besoins des personnes âgées à faible revenu sont importants. Besoins qui avec la tendance actuelle de l’évolution de la population (vieillissement de la population sarthoise et précarisation des personnes âgées) ne feront qu’augmenter.

Non seulement le Conseil Général réduit l’offre de maisons de retraite à but non lucratif sur Le Mans mais il creuse encore un déséquilibre déjà existant. Alors que les établissements privés ont dû mal à remplir leur capacité d’hébergement, le secteur public et associatif manque d’environ 300 lits pour répondre à la demande.

Dans les colonnes du Maine-Libre du 27 Décembre 2008, M. Siret (président de Noble Age) annonçait que le changement de propriétaire n’aura pas d’impact sur les tarifs d’hébergements de Monthéard. Simple effet d’annonce ou réel engagement ? Quand M Siret souhaite apaiser les inquiétudes et les contestations en annonçant le maintien des prix d’ici à 2011, il précise toutefois qu’à partir de cette date, le groupe Noble Age fixera librement les tarifs d’hébergement. Il devient alors légitime de s’interroger sur l’augmentation des tarifs d’hébergement. A ce sujet, nous n’avons aucune garantie de stabilisation des prix.

Enfin l’optique de rentabilité des prestations de services nous permet d’émettre de sérieuses réserves vis-à-vis de la qualité des services (accueil, alimentation, soins, animation) et des restrictions de personnel.

C’est pourquoi, avec les élus Communistes et Républicains, nous avons décidé de lancer une pétition qui maintenant commence à rassembler plus largement puisque les élus socialistes et verts nous ont rejoints.