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Très engagés, depuis que la Police, sur ordre du Préfet, est venue dans une de nos écoles maternelles chercher des petits afin de les expulsés avec leur mère, les élus Progressistes-Parti de Gauche se déclarent sous le coup de la Loi pour aide au séjour d'enfants étrangers sans papier.Nous soutenons sans réserve les rassemblements à l'appel de nombreuses associations qui auront lieu le mercredi 8 avril, contre la volonté du Gouvernement de criminaliser celles et ceux qui font acte de solidarité en direction de femmes,d'hommes et d'enfants sans papiers.

Le gouvernement a même chiffré ses objectifs en terme d'interpellations d' «aidants » à 5000 pour 2009 et à plus 5500 pour 2011 ! Ce délit ne vise plus seulement les réseaux mafieux qui profitent, à des fins lucratives, de la détresse des étrangers ; sont également visées les personnes physiques ou morales qui, par humanité, témoignent de leur solidarité et apportent leur soutien aux étrangers démunis, ce qui n'est pas acceptable. Les différents cas récents d'interpellations de militants des restaus du coeur, d'Emmaüs, d'autres associations engagées dans des actions humanitaires à Calais, s'ajoutent à la liste déjà bien longue de citoyens poursuivis pour avoir manifesté leur solidarité ou agi avec humanité à l'égard de migrants privés du droit de séjour.

Plus la crise sociale s'aggrave, plus ce gouvernement s'acharne dans des politiques sécuritaires pour tenter d'en détourner l'attention et durci sa politique répressive à l'égard des immigrés en situation irrégulière. Et plus la contestation sociale prend de l'ampleur, plus ce gouvernement souhaite la criminaliser !

C'est pourquoi les sénateurs du Parti de Gauche Jean-Luc Mélenchon et François Autain sont signataires avec les sénateurs communistes d'une PROPOSITION DE LOI tendant à exclure les bénévoles et les associations du champ d'application du délit d'aide à l'entrée, à la circulation et au séjour irréguliers des étrangers en France

La bataille est idéologique et culturelle. Il ne s'agit pas seulement, pour le gouvernement, de dissuader les militants et les citoyen-ne-s de s'engager dans des actions de solidarité en les intimidant et en les menaçant, il s'agit également de présenter ces militants comme des ennemis de la nation. Il s'agit par là-même de dévaloriser la solidarité, la fraternité. C'est un délit d'humanité institué !

« Alors si la solidarité devient un délit, les élus Progressistes-Parti de Gauche demandent à être poursuivis pour ce délit ! »