Le mercredi 10 juin s’est tenue à l’Hôtel de Ville une table ronde réunissant les élus du Mans, la CGT Cheminots, et des responsables de la SNCF, à propos du devenir des ateliers SCNF du Mans. Claude  y participait pour notre groupe et a fait une série de propositions.

Si la rencontre a abouti à la mise en place d’un comité de suivi à l’issue duquel les différentes propositions seront examinées, l’avenir des ateliers n’en n’est pas plus assuré.

L’Histoire et les liens étroits qui unissent la Ville du Mans et la SNCF nous permettent pourtant d’envisager des solutions permettant d’aller bien au-delà dela charge de travail actuelle et de consolider l'activité ferroviaire du site du Mans.

La position du Mans au centre de l’étoile ferroviaire reliant l'Ouest au Bassin Parisien, à l'estuaire de la Seine et donc au Port du Havre, nous permet de croire fortement au développement de l’activité de fret, moins onéreuse, plus propre et lui offrant la possibilité de contourner l'agglomération parisienne. Nous considérons qu’il faut procéder à un rééquilibrage du système de transport des biens et marchandises. A ce titre, l’écart important entre la mobilité routière et la mobilité ferroviaire pourrait être en partie gommé.


En outre, nous sommes en accord avec la proposition des syndicats quand ces derniers affirment que la pérennité du site des ateliers pourrait être assurée grâce au développement du ferroviaire de proximité train-tram dans le cadre d’un accord à définir entre la SNCF, la Région et les Villes tram.


Et nous ajoutons que l’existence d’une plate-forme de désamiantage confère au site du Mans une vocation nationale dans la mesure où elle ouvre de nouvelles perspectives de collaboration avec les industries. Avec le concours de l’Union Européenne, de l’Etat, et des diverses collectivités territoriales, il nous parait possible de repenser le processus de traitements des déchets amiantés pour faire du site du Mans un nouveau lieu de recyclage du matériel ancien.