Dans son discours de politique familiale de février dernier, Nicolas Sarkozy a proposé la réduction du congé parental comme solution à envisager pour remédier aux prises de congés parental par défaut qui ont pour conséquence, entre autres, l’exclusion du monde du travail, notamment chez les femmes en situation de précarité.

 

Nous y voyons là plutôt une proposition pour rééquilibrer les comptes de la branche famille en déficit depuis peu de temps, au détriment des familles elles-mêmes. Les comptes étant dans le rouge du fait des allègements successifs de charges.

 

Par conséquent, nous ne sommes pas favorables à la proposition apportée par le Chef de l’Etat  et préconisons plutôt l’ouverture de crèches pour pallier aux prises de congés parental par défaut. L’arrêt et le retour sur les allègements de charges sociales consentis permettra de rétablir l’équilibre des comptes et le développement de politiques fiscales ambitieuses et progressistes.

 

Nous considérons que c’est en améliorant et en multipliant les structures pour la petite enfance que les mères de famille auront véritablement le choix de reprendre leurs activités professionnelles.

Nous considérons que c’est en dotant les familles de possibilités de placement en crèche que nous pourrons favoriser et mieux accompagner le retour vers l’emploi des femmes qui ont arrêté de travailler pour élever leurs enfants.