C’est en plein été que le gouvernement a annoncé la privatisation de la Poste. Oh, bien sûr, il s’agit officiellement d’une « ouverture du capital » consécutive à la transformation de la Poste d’entreprise publique en société anonyme. L’Etat conserverait, dit-on, la majorité du capital. L’exemple de France Télécom n’est pas là pour nous rassurer.

Notre collègue F. Edom participe au collectif départemental qui s’est mis en place. A l’initiative conjointe des élu(e)s Progressistes - PG et Communistes et Républicains, la majorité municipale s’engage à organiser et à soutenir la votation citoyenne du samedi 3 octobre prochain.

Le Conseil municipal prochain, le 17 septembre, adoptera une motion engageant notre collectivité dans le soutien à cette action nationale et décrira son organisation en divers endroits de la ville (Mairie, Atlantides, etc.).

Derrière la question du statut de la Poste, c’est toute la question du service public de proximité qui est posée. C’est en effet dans les quartiers populaires que les besoins en matière de poste, que ce soit le courrier ou les services financiers, sont les plus criants. Nous n’apprendrons à personne que le secteur financier de la Poste est le seul qui ouvre encore des comptes bancaires à nos concitoyens les plus en difficulté, là ou les banques privées s’inquiètent de leur solvabilité.

Aujourd’hui, ce sont ces mêmes bureaux que la direction de la Poste considère comme les moins rentables et donc prioritaires dans la liste des fermetures le jour où les critères en vigueur dans le secteur privé prévaudront. Du fait des baisses d’effectifs pendant l’été, force est de constater que ce sont des quartiers populaires qui ont connu des baisses d’amplitudes d’ouverture. Cela nous renseigne sur les orientations de l’entreprise si elle venait à être versée dans le domaine de la concurrence dite « libre et non faussée ». Tout cela ne doit pas se faire en catimini, dans l’ombre des couloirs de la Commission européenne qui pousse chaque jour plus au démantèlement des services publics et à la libéralisation de tous els d’activité. Les élu(e)s Progressistes – PG estiment que l’avenir d’un bien public doit être déterminé par les usagers et les de ce service public. C’est pourquoi nous sommes heureux que notre majorité municipale organise la votation citoyenne. N’oublions jamais que la Poste est à nous !