La Ministre envoie ces Directeurs d'établissements au charbon. Pourtant ce ne sont pas eux qui sont en cause dans ce que l'Hopital public est entrain de subir. C'est l'Etat et le Gouvernement qui doivent être mis sur la sellette. Car s'il est de plus en plus admis que les dispositifs de protection sociale ont agi comme filet et amortisseurs des effets de la crise économique, nous entendons pourtant encore parler de « trou noir » ou « sans fond » concernant la Sécurité Sociale  comme lors de ces dernières années. Et bien sûr, paradoxalement, son démantèlement continue. Avec la hausse du forfait hospitalier et autres mesures, les mécanismes de solidarité universelle continuent d’être entamés alors que notre sysrème est scruté par beaucoup.

Comme si de rien n'était, les réformes se poursuivent et toujours selon les deux mêmes axes :

  • Il faut responsabiliser (culpabiliser) chaque personne face aux risques sociaux.

  • D’autre part la main invisible du marché serait à même de résoudre bien des problèmes.

En conséquence, il résulte une volonté de réduction des dépenses des organismes de sécurité sociale consacrées à la protection sociale. L'entêtement à ce niveau peut être considéré comme du dogmatisme liléral.

Si le niveau de protection sociale rend compte d’une société, d’une communauté nationale et des liens entre ses membres, le moment est certainement venu de dire que nous devons par d’autres mécanismes de socialisation de la richesse, assurer solidairement le risque touchant chacun d’entre nous. Et alors dire et faire dire clairement à ses fonctionnaires  qu'il est temps de réhabiliter l’investissement social. Nous sommes certains qu'ils en seraient eux aussi ravis.

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