Samedi après-midi, à l'invitation du Pôle-Ressource Handicap, j'ai participé à une table ronde sur ce thème au Centre Social des Sablons.

J'ai beaucoup apprécié l'intervention de l'universitaire  qui a parlé, et proné l'inclusion à propos de l'accueil. Son concept faisait assez bien écho aux principes  qui ont fondé notre démarche d'intégration. Accueillir l'enfant et faire en sorte que son handicap disparaisse, le temps  du jeu, puis soulager ses parents, leur permettre de souffler, de se retrouver comme d'autres parents.

Les témoignages  des parents et des professionnels présents à propos de Loisirs-Pluriels ,que nous avons fondé aux Ardriers, m'ont fait très chaud au coeur. La tarification commune à tous les CLSH de la Ville, l'accueil mixte avec les enfants valides chaque mercredi et chaque période de vacances, tous disaient que ce qu'il faut faire est là sous nos yeux. Ces moments nous font toucher très concrètement du doigt l'utilité de notre action, et les heures passées avec Pascal, Joel ... prennent toute leur portée.

Dans la discussion, j'ai pu attirer l'attention sur le fait que notre Ville avait bien avant que je devienne Adjoint construit une culture et une volonté politique en la matière. Ca facilite l'action d'avoir eu des collègues qui ont jeté des bases solides.

Doucement, j'ai amené l'échange sur les dispositifs législatifs et d'accompagnement financier. Certes la Loi de 2005 est un sacré progrès, mais elle a fait de l'Etat  un prescripteur qui n'accompagne pas les collectivités à la hauteur de ce qu'il faudrait. Il a imaginé et créé la compensation. Très bien! Mais de nombreuses Maisons Dépatementales des Personnes Handicapées (MDPH) sont aujourd'hui dans la difficulté financière parce qu'il manque au moins 34 M d'euros à leurs budgets de fonctionnement. Enfin, en les confiant aux Conseils Généraux, l'Etat a ouvert la voie aux développements des inégalités de traitements sur le territoire. On aide plus ici et moins là.

Le rapport 2009 de la Défenseur des enfants y faisait d'ailleurs allusion. Il ait des domaines, et notamment pour que l'Egalité ne soit pas vaine, où la recentralisation aurait du bon. Allez... jacobin...

Une autre difficulté est venue dans le débat. La compensation étant financière et attribuée aux familles, ces dernières doivent être employeuses pour bénéficier d'un Auxilliaire de Vie. Là aussi, le gré à gré atteint toutes ses limites. L'Etat pourrait comme lors du dispositif Emploi-Jeune imaginer des pools départementaux portés par l'Education Nationale quitte à déléguer au secteur associatif ensuite, afin que le droit commun puisse être le lot commun des parents et des enfants. Car ces enfants ont le droit à l' "in"différence.