Regardons la Grèce  ! Ca sonne comme un projet touristique ensoleillé, dit comme ça. Pourtant, non. A maints égards, la situation économique et sociale que connaît la Grèce en ce moment ressemble à celle de bons nombre de français qui n’osent envisager leurs départs en congés estivaux, justement. Et la situation de collectivités locales bouclant péniblement leurs budgets. C'est normal, toutes ces situations ont une même cause : le dogme libéral.

Quelles sont les raisons des difficultés économiques de la Grèce, actuellement ? Les agences de notation, sensées contrôler "objectivement" le marché, donnent une mauvaise note à ce pays. Or, les taux d'intérêt qu'offrent les banques pour les emprunts diffèrent selon cette note, justement. Les taux d'intérêt s'envolent et la Grèce peine à payer ses intérêts. En gros, plus un pays est riche, plus sa note est élevée, plus ses taux d'intérêt sont faibles. Bref, plus vous êtes riches, plus vous pouvez emprunter facilement. Ca ne vous rappelle rien ? Si, bien sûr, c'est comme pour les ménages. Plus vous êtes pauvres, plus vous êtes pauvres. Et plus vous êtes riches, plus vous êtes riches ! On ne prête qu'aux riches, c'est bien connu… C'est-à-dire à ceux qui en ont le moins besoin. C'est beau la solidarité internationale, et même européenne, non ?


Maintenant, attardons-nous un peu sur le pourquoi d'une note élevée ou basse des agences de notations. Sur quels critères cela se base-t-il ? Les déficits publics, principalement. La protection sociale, les infrastructures sont pénalisées. Les impôts bas pour les riches et les privatisations sont récompensés. Vous voulez faire une politique différente ? Vous êtes pénalisés ! Vous voulez contrevenir au Traité ultra libéral de Lisbonne ? Une mauvaise note et au piquet ! Il en va de même pour les collectivités locales : les notes affectent les taux d'intérêt auxquelles elles peuvent prétendre. Qu'on se le dise, les libéraux verrouillent tout pour que leurs politiques passent.