Le 1er Mai, alors qu'il n'avait pas comblé tous nos espoirs, nous avions dit à juste titre que pour un premier round d'observation ce n'était pas si mal que d'avoir rassemblé 3 à 4000 personnes et puis que d'autres rendez-vous viendraient nécessairement. Aujourd'hui, pour ce 2eme round, aucune résignation dans le cortège, mais au contraire, une forte combativité qui s'est aussi manifestée par des arrêts de travail dans le secteur public comme dans le privé.

Le Gouvernement avait pourtant tout fait pour enlever à la mobilisation des syndicats tout son carburant. D'abord en dramatisant la situation, en usant de la crise comme d'un assommoir puis en laissant croire qu'il prendrait aux hauts revenus et, enfin, certain d'avoir gagné son pari, il a anticipé en distillant quelques bribes du plan notamment l'abandon des 60 ans pensant le faire entériner par l'échec de la journée d'action.


Eh bien, c'est pari perdu. En quelques 36 heures seulement la réaction a eu lieu et elle a dépassé le niveau des 23 mars et 1er Mai. Les salariés et le peuple français plus généralement n'ont pas dit leur dernier mot. Certes ce n'est pas encore assez, nous l'avons bien mesuré au Mans. Alors il y aura d'autres rendez-vous et espérons que la montée en puissance à laquelle nous assistons ne se démentira pas car il en va du devenir des retraites, d'un mode de société et de répartition de la richesse; mais au-delà, il en va aussi et surtout de l'extension de la contestation face aux plans stupides d'austérité en France et dans toute l'Europe.


Ah, j'allais oublié, il y aura eu tout de même aujourd'hui un perdant et nous en sommes forts marris, car il s'agit de "notre Champion pour la Présidentielle de dans 2 ans" que certains dans les cortèges ont poussé la méchanceté de taxer d'"affameur du FMI".