Quelques dossiers importants ce soir pour ce dernier Conseil avant le départ en vacances d'un certain nombre d'entre nous.

Tranquillité publique.

En novembre dernier, un rapport comportant 16 propositions d'actions nous avait été soumis. Principalement, il s'agissait de mesures visant à réorganiser nos services de proximité et à les faire travailler en plus étroite relation avec la Police Nationale. Puis d'autres détaillaient des actions de médiations et de préventions encore plus fortes et plus étendues. Enfin, pour la situation plus particulière de l'hyper-centre, outre la proposition d'une charte de la nuit contenant une batterie de mesures coercitives, il était à l'époque aussi proposé d'engager le débat sur l'installation de la vidéo-surveillance sur la voie publique.

Comme nous l'avions proposé en novembre, la mise en oeuvre des premières mesures a déjà amélioré la situation. Bien sûr, tout n'est pas réglé et ne le sera sans doute jamais. C'est ce que le bilan d'étape a montré.
A Véronique Rivron, la leader de l'UMP locale au Conseil, disant : "On fait du surplace, rendez-vous dans dix ans à la même heure", souhaitant sans aucun doute que notre Ville applique l'évangile de Sarkozy en matière de tranquillité publique, à savoir une ribambelle de caméras dans les rues. Maryse a répliqué que " la lenteur et la prudence étaient au contraire nécessaires afin de mesurer les conséquences de ce qui s'est fait" et que "pour les Progressistes,  la vidéo sur la voie publique n'était pas la solution et que nous y sommes opposés". Rappelant au passage l'originalité de notre Municipalité, partagée avec celle de Brest seulement, de ne pas avoir de Police Municipale. "Un choix que Robert Jarry avait fait et que nous avons reconduit à juste titre".

Maryse a salué " la méthode originale de l'action menée associant dialogue, concertation et prévention. Les cellules de veille dans les quartiers  et l'Observatoire de la tranquillité vont montrer que notre préoccupation s'étend à toute la ville". Enfin, la déclaration ne pouvait se terminer sans rappeler que le Commissaire Chaumard était dans l'impossibilité de promettre une stabilisation de ses effectifs sur le territoire car la RGPP frappe implacablement.

De son côté, Chantal a regretté que le Fonds Interministériel de Prévention de la Délinquance ait été siphonné par la vidéo-surveillance, au détriment de ce qui aurait du être destiné à d'autres causes, comme la lutte contre les violences faites aux femmes. Et d'ajouter qu'il faudra que "nous veillerons à ce que le financement de l'étude soit pris en charge par l'Etat sur les crédits du FIPD".



Compte administratif 2009.

Patrice a commenté le CA 2009 présenté par P. Delpech en rappelant que nous devons notre assez bonne santé financière à la politique fiscale que nous avons choisie en 2001. A l'époque, le crédo nous encourageait à promettre stabilité ou même baisse."Nous avons été quelques uns à l'époque à proposer une autre voie, celle de l'évolution modérée, et aujourd'hui on peut dire que la situation nous a donné raison. Car nous pouvons assumer et développer des politiques de solidarité au travers d'un haut niveau des services publics municipaux tout en ayant un niveau d'investissements élevé".

Le bio dans la restauration scolaire.

La délibération présentée par Claude Jean, et soumise au débat, reprenait les engagements de notre campagne municipale. L'objectif étant d'amener à 20% la part du bio dans les repas. Maryse est intervenue, pour approuver, au nom du groupe, la démarche proposée, tout en rappelant que 8500 enfants fréquentaient chaque jour la cantine et qu'en soit, cela traduisait la très grande qualité des menus réalisés jusqu'à ce jour. Elle a aussi attiré l'attention sur la difficulté à appliquer cela en marchés publics puis soulevé le risque de voir du bio venant d'assez loin et ayant donc un bilan carbone supérieur à des produits issus de circuits courts. Par ailleurs Maryse a aussi fait allusion au très récent et controversé Label bio européen autorisant les OGM, jusqu'à hauteur de 1%, dans les produits bio, soulevant du coup l'ire de Stéphane Lefoll. Enfin, Patrice a attiré l'attention du Conseil sur l'incidence financière en souhaitant que cette dernière soit neutre pour les familles dans le contexte que nous traversons.