Je participais, la semaine dernière, à l’assemblée générale du Club sportif des Sablons-Gazonfiers Omnisports, au cours de laquelle le Président M. Keravec a pointé les problèmes de financements de l’emploi solidaire.

Il s’agit bien là d’une dure réalité à laquelle nous sommes confrontés en tant qu’élus locaux, et ce malgré la mise en place par l’Etat du dispositif des contrats aidés dans le cadre du Plan de Cohésion Sociale régit par la loi de programmation pour la cohésion sociale du 18 janvier 2005.

Le Gouvernement joue pleinement son rôle dans l’accentuation des effets de la crise puisqu’après avoir poussé fortement la création de contrats aidés au premier semestre 2010, le gouvernement nous impose de ralentir le rythme de prescription des contrats d'accompagnement vers l'emploi pour la fin de l’année.

Cette situation est dramatique pour les salariés dont le contrat ne sera pas renouvelé et pour les associations d’insertion dont la mission est mise à mal.

Le projet de budget 2011 prévoit ainsi une baisse du nombre de contrats aidés avec 340.000 Contrats d’Accompagnement dans l’Emploi CAE contre 400.000 en 2010. Le secrétaire national chargé de l'emploi, Laurent Berger, ajoute dans un communiqué que cette baisse du nombre de contrats aidés s'accompagnerait d'une diminution du taux de prise en charge par l'Etat, que les contrats aidés dans le cadre du plan de relance seraient supprimés ainsi que l'aide majorée.

Et là encore réside une différence nette entre la droite et la gauche dans la manière de gérer les périodes de crise économique. Quand la droite au Gouvernement n’assume pas le rôle d’agent atténuateur de la crise ; nous, nous affirmons au contraire qu’il est du devoir des pouvoirs publics d’investir massivement pour lutter contre la crise en soutenant une politique de solidarité.

François EDOM