Il y a 105 ans, le 9 décembre 1905, était promulguée la loi concernant la séparation des Eglises et de l'Etat. Ses deux premiers articles disposent que « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées [...] dans l'intérêt de l'ordre public » et que « la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. ». Voilà résumés les fondements et implications de la laïcité de l'Etat : liberté de conscience, égalité de traitement entre toute les options philosophiques (foi religieuse, agnosticisme, athéisme). Et ces principes ont un corollaire indispensable, l'universalité de la dépense publique : les impôts, payés par tous, ne peuvent être utilisés qu'à des fins universelles : hôpital public, école publique, équipements et infrastructures également accessibles à tous.

En cette date anniversaire, le Parti de Gauche réaffirme son engagement total dans ce combat pour la laïcité. Il réaffirme également que l'idéal laïque n'est pas une originalité locale ou nationale mais bien un idéal universel.

Il s'oppose aux attaques de N. Sarkozy, chanoine de Latran, et de son gouvernement contre la laïcité et reviendra sur toutes les mesures antilaïques : accord Vatican-Kouchner reconnaissant les diplômes des établissements universitaires catholiques au même niveau que les diplômes d'Etat, Loi Carle obligeant les collectivités locales à financer l'école privée, fonds publics accordés à l'école privée (le plus souvent confessionnelle) alors que l'Education Nationale fait face à un plan de réduction de postes sans précédent. Il est d'ailleurs bien curieux d'entendre les amis de Jean-Louis Borloo se réclamer de la laïcité alors qu'ils n'ont jamais protesté depuis 2007.

Arrivé au pouvoir, le Parti de Gauche abrogrera la loi Debré et organisera la fin des financements publics à l'école privée. Cela permettra, avec d'autres mesures budgétaires, de redonner les moyens dont elle a besoin à l'école publique. Dès à présent, il défend une proposition de loi constitutionnelle tendant « à interdire au Président de la République de recevoir tout titre religieux » qu'ont déposé à l'Assemblée Nationale le député Jacques Desallangre (PG) et des députés communistes.