Ces deux derniers jours, nous avons siégé sans discontinuer en Conseil municipal, jeudi, et en Conseil Communautaire, vendredi. Au menu, dès 9 heures le matin et jusqu'à 17 heures, les budgets des deux collectivités.

Pour avoir une vision d'ensemble de l'engagement des collectivités, l'impact, peut aussi se traduire ainsi : 4 900 emplois.

La Ville à elle seule, va brasser 217millions d'euros en 2011. Le budget traduira une aide forte à l'investissement (32 millions dont 19 pour l'Espace Culturel des Jacobins).

Côté Métropole, ce sont 153 millions d'euros de fonctionnement et 76 millions d'investissements. En perspective bien sûr la seconde ligne de Tram, mais pour le moment, cap sur l'enseignement supérieur, la recherche, le logement social, les écoquartiers...

Tout cela, dans un contexte économique compliqué, avec des concours de l'Etat à la baisse. Certains dans le débat ont même dit que « c'est presque un exploit de voter ce budget car il a été construit dans le flou le plus total, côté recettes de l'Etat qui vient de bouleverser la fiscalité locale avec la suppression de la TP et le gel de la DGF. »

Patrice, intervenant pour notre Groupe, a stigmatisé « la volonté de l'État de compresser les collectivités et de leur d'appliquer la suppression d'un fonctionnaire sur deux. Une volonté exprimée très récemment au plus haut niveau par le Président Sarkozy puis soutenue par le FMI, qui dans une note de juin dernier, recommandait de comprimer les dépenses des collectivités et de la sécurité sociale et enfin, tout dernièrement, renforcée par l'Union Européenne qui, depuis le 28 Octobre dernier, au travers du semestre de cohérence des politiques économique, fera ses recommandations budgétaires aux Etats. »

Patrice a expliqué que notre vote serait favorable parce que les deux budgets étaient « en rupture avec cette logique. Car  ils proposent, à l'opposé de ce qu'attend le Gouvernement des collectivités territoriales, de maintenir et de « sanctuariser » les actions menées par les services publics municipaux et de soutenir un haut niveau d'investissement public. Nos budgets préparent l'avenir avec des équipements structurant, ils sont solidaires et ils sont écologistes. »

Enfin, un échange a eu lieu à propos de la subvention attribuée à l'entreprise Col'Art, d'abord entre François et le Président puis entre Patrice et Stéphane Le foll. Les élus du groupe et du PCF se sont abstenus ainsi que quelques élus Verts.


Michel Rocard, l'ancien Premier ministre de François Mitterrand, est venu hier au Mans dédicacer son dernier ouvrage. Il a fait un crochet par la mairie.

En dernier lieu, il y eut aussi la visite de Michel Rocard, jeudi. L'accueillant au Conseil Municipal en séance, en saluant le 1er Ministre, j'avais oublié, mais il me revenait en entendant JC Boulard, "le dernier des rocardiens", que Rocard avait été chef du Gouvernement dans les années 80. Pour moi, il demeurait l'image de l'animateur de la 2ème gauche et Rocroa, la marionnette du Bébett' show. Tout cela est loin...Les derniers échos de M. Rocard sont liés à Sarkozy, l'homme tenant avec A. Juppé la plume du Président en vue du Grand Emprunt... L'échec et le naufrage de la 2ème gauche en personne, qu'un de ses animateurs éminents, Pape du Nouvelobs, J. Julliard, reconnaissait très récemment en quittant l'hebdo pour rejoindre Marianne, et appelant à une « social-démocratie de combat » contre la « social-démocratie comme ligne de repli de la bourgeoisie d'affaires » : « Au-delà des spéculateurs, sangsues de la société, c'est l'idée même de ce capitalisme hors sol, hors production, fondé sur la spéculation, qu'il faut déraciner, expulser des cerveaux formatés par le bourrage de crâne ultralibéral." Ajoutant : « Qu'est-ce qu'un homme de gauche doit faire de plus ? D'abord, commencer à ne plus réfléchir comme un banquier. Il faut tout reconstruire, car, si la deuxième gauche est morte, la première aussi ! » 

Rien à dire de plus. C'est parfait!