Le collectif « 8 mars », composé des associations : Planning Familial, BPW, CIDFF, la mission locale, Femmes Relais Sarthe, Mouvement du Nid et SOS Femmes Accueil 72, a organisé un temps de réflexion au carré  Plantagenêt  sur les femmes et le pouvoir.  Hélas, les militantes étaient condamnées au silence, presque 3 heures d’intervention sans débat. Même moi qui ai eu l’honneur d’ouvrir la soirée, j’étais frustrée.

Les intervenants étaient cependant convaincants. Samuel Chevallier, patron d’un super U sarthois, et Sylvie Casenave, cheffe d’entreprise à Sablé, sincères, essaient de faire entrer l’égalité dans leurs entreprises. Il et elle se heurtent aux stéréotypes de toutes sortes et aux contradictions entre intérêts financiers et développement humain.

Florence Nobili a  présenté une enquête sur la place des femmes dans les associations. Cela reflète le reste de la société, c’est inégalité à tous les étages.  Et notre amie Françoise Verchère a défendu avec conviction la nécessité de renouveler le personnel politique auquel elle appartient depuis longtemps. Les Français et Françaises sont représentés par de vieux hommes blancs. On est loin de la parité et de la diversité de la rue.

Par la suite, aux Cinéastes,  un débat sur les violences conjugales était suivi de la projection du sympathique film « We wanted sex equality ». Déjà en 1968, des femmes se battaient pour l’égalité des salaires. On n’est pas fatiguées certes, mais, après quarante ans de négociation, la différence en France est encore de 27 %. Il reste à faire...