Longtemps, la France a occupé la première place mondiale des pays pour son système de santé. Depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy à la Présidence de la France, nous avons reculé au 4ème rang...

Toujours prompts à expliquer que ce qui se fait ailleurs est toujours mieux qu'en France, le gouvernement s'est pourtant acharné à casser notre système de santé, pourtant le plus admiré au monde.

"La santé coûte trop cher", nous dit-on. La santé, c'est pourtant la vie ! La vie coûterait donctrop cher ? C'est surtout que "la santé, ça peut rapporter gros". Oh, pas à nous, non ! C'est à nous qu'elle coûte de plus en plus cher ! Recours au secteur privé, déremboursement d'un grand nombre de médicaments, instauration de la franchise médicale...Si elle rapporte, c'est aux financiers qui investissent dans le secteur privé de la santé et dans les assurances privés qui viennent suppléer les remboursements de la Sécurité Sociale de plus en plus anémiques. C'est ça, le but de la droite : assécher le service public pour le remplacer par du privé, dirigé par bon nombre des convives du Fouquet's le soir de la dernière élection présidentielle.


Or, la santé n'échappe pas à la longue liste des inégalités croissantes dans notre patrie républicaine, qui arbore pourtant la devis "Egalité" sur ses frontons. L'espérance de vie d'un ouvrier est de 10 ans inférieure à celle d'un cadre ! Et encore prend-on un cadre comme frange supérieure du salariat. Imaginons ce qu'il en est pour les rentiers. Mais aucun chiffre ne filtre là-dessus. Les cadres vivent de plus en plus longtemps et en meilleure santé. C'est à 35 ans que l'écart se creuse. C'est donc bien une question de moyens consacrés à sa santé qui est en cause. Et cette inégalité ne cesse de se creuser (source : Observatoire de l'inégalité).
Les salariés de la santé dans le secteur public vivent de plein fouet cette politique régressive symbolisée par l'arsenal des lois Bachelot.

C'est la raison qui les fait se mobiliser. Le Parti de Gauche sera à leurs côtés le 2 avril, pour cette journée d'action nationale. En Essonne, le dernier centre de radiothérapie public a fermé ; la maternité et la chirurgie de l'hôpital de Juvisy a fermé ; le futur grand pôle hospitalier de Corbeil suscite les plus vives inquiétudes. Se soigner coûte de plus en plus cher et de plus en plus de kilomètres sont à faire pour y parvenir.

C'est pourquoi le Parti de Gauche de la Sarthe, à l'instar de 80 autres associations, appelle à soutenir le mouvement impulsé par la CGT hospitalier pour manifester le samedi 2 avril, devant l'entrée de l'Hôpital (côté av. Rubillard), à partir de 14 H 30, pour la défense de l'Hôpital publi et l'accès aux soins pour tous.