L’idée de la mise en place d’une tarification progressive et sociale de l’eau fait son chemin dans la gauche française, y compris dans les rangs du PS.  

A l’instar de notre camarade du Parti de Gauche, Gabriel AMARD, Président de la Communauté de Communes Les Lacs de l’Essonne, qui a instauré dans sa collectivité ce nouveau barème calculé à partir de la consommation des ménages, nous avons proposé au Maire du Mans, il y a quelques semaines, qu’une étude soit réalisée par les services concernés pour engager la réflexion sur la mise en place de barèmes différenciés dès les premiers m3 d’eau.

Ainsi, l’eau vitale et l’eau utile, avec l’application d’une tarification sociale, seraient distinguées de l’eau de confort. La raréfaction du bien indispensable à l’être humain  qu’est l’eau impose aux collectivités de revoir leur système de tarification. Cela permettrait à notre municipalité de conduire une politique de l’eau volontariste, solidaire et responsable.

Selon les références mondiales, l’eau est considérée comme vitale pour les 15 premiers m3. Cela représente environ 40 litres d’eau par jour, par abonné.

 

Le nouveau système de barème pourrait être le suivant :

-         de 0 à 15 m3 : pour l’eau vitale, le tarif serait de 0,10 HT euros/m3.

-         de 16 à  120 m3 : dans cette tranche, l’eau est considérée comme utile. Son service serait donc facturé 0,70 HT euros/m3.

-         De 121 à 150 m3 : il s’agit de l’eau de confort, facturée à 0,75 euros HT/m3.

-         Enfin, au-delà de 151 m3, l’eau serait facturée 0,835 euros HT/m3.

 

     La place de l’eau dans la lutte contre la précarité est liée à la part que représente ce budget de « besoin » dans un budget familial global. Plus une personne est en situation de précarité, plus cette part est importante. Et c’est cette difficulté que la tarification sociale de l’eau permet de traiter. Et puis, pourquoi ne pas étudier la gratuité de l'abonnement ( 16 euros/an) et des premiers m² en relevant encore un peu plus le coût des consommation ostentatoires et celles des entreprises qui ne paient plus la taxe professionnelle (- 19 millions d'euros) ?

François Edom.