Cela fait plusieurs années que le secteur de la petite enfance se mobilise contre la politique du Gouvernement. Il y a de quoi ! Car les politiques impulsées vont à l'encontre de ce que nous pourrions attendre d'une politique ambitieuse basée sur l'épanouissement de l'enfant.


Mais plus grave encore, le Décret Morano, loin de s'attaquer à ce problème, autorise le surnombre d'enfants et livre le service d'accueil collectif de jeunes enfants à la libre concurrence. Il favorise également le secteur privé en encourageant la réalisation de jardins d'éveil payants pour les enfants de 2 à 3 ans dans lesquels les taux d'encadrement sont au rabais.
Nous n'acceptons pas, au PG, la privatisation de ce secteur. Ce sont de nouvelles structures collectives dont nous avons besoin. Seul un service public de qualité de la Petite Enfance garantit l'égalité des droits entre les hommes et les femmes, permettant aux femmes un retour au travail garanti et serein. Cela passe notamment par des créations de places en crèche. Il faut également mettre en place de réelles formations professionnalisantes pour les assistantes maternelles.
L'accueil de la petite enfance doit être exclu du champ de la directive européenne "Services" dont découle la mise en concurrence.
C'est ce à quoi s'engage le Parti de Gauche dans le cadre d'un gouvernement du Front de Gauche : abroger le décret Morano, désobéir à la directive européenne, en impulsant un véritable service public de la petite enfance.