Avant un Week-End de repos et quelques jours de vacances, un long marathon, composé de deux séances de conseils, nous attendait (Conseil Municipal et Communautaire). A l'ordre du jour des deux séances la même "grande question": le vote des taux d'imposition.

C'est Patrice qui est intervenu en CUM et en Ville. A l'initiative du Groupe PG, Maryse a proposé le vote d'un voeu concernant la situation créée au Collège du Ronceray par le regroupement administratif avec le Collège des Sources. Comme toujours sur les questions éducatives, c'est rugueux avec la Droite. Et enfin, Chantal a souhaité, lorsqu'il a été proposé que la nouvelle Maison de la Forêt de l'Arche de la Nature s'appelle "Maison René Dumont", que l'on pense plus souvent à choisir des noms de femmes. En exemple, Chantal a évoqué le nom de la Prix Nobel et grande amie des arbres: la kenyanne Wangarai Matthai.

Sur le vote des taux, Patrice a annoncé que les élus du Parti de Gauche voteraient la proposition d'évolution de 1,5% parce qu'elle était modérée et inférieure à l'inflation moyenne. Pour répondre à l'UMP prétendant que la crise touchait à sa fin, il a relaté l'entretien avec un jeune électricien qu'il venait de recevoir en permanence, et maintenu que la crise frappait toujours autant les plus fragiles. Et de ce point de vue, il s'est félicité du montant des investissements (74 millions d'euros pour la CUM) correspondant pour l'année 2011, en terme de retombées, à quelques milliers d'emplois induits sur le territoire de la CUM.

Il a ensuite qualifié la décision de la BCE d'augmenter ses taux directeurs d'intérêt comme "imbécile et inhumaine". Imbécile car, justifiée pour lutter contre l'inflation, elle aura pour conséquence d'augmenter de 500 000 euros le poids de nos intérêts en 2011 alors que l'inflation n'impacterait notre budget que de 105 000 euros seulement, soit un effet multiplicateur de 5 pour 1. Inhumaine, car elle invite les Collectivités et l'Etat à réduire l'investissement au moment où il faut au contraire relancer l'emploi pour combattre le chômage. Du bruxellois et libéral pur jus !

Enfin, posant la question de savoir qui étaient les gagnants de la Réforme Territoriale et de la suppression de la Taxe Professionnelle, il lui a suffi de trois chiffres pour se convaincre qu'une fois encore, comme pour les retraites, le MEDEF l'avait emporté. Puisqu'avant la réforme il y avait quasi équilibre entre les recettes fiscales provenant des ménages et celles perçues auprès de entreprises de l'Agglo (47 % mén., 53 % entreprises), alors qu'en 2011 l'équilibre est rompu au détriment des ménages qui contribuent à hauteur de 75 %. Une façon de faire un cadeau de 19 millions d'euros aux entreprises de la Métropole et de compliquer encore un peu plus, pour les collectivités, l'exercice d'augmentation de l'impôt. Et pourtant, sans cet outil, quid de la redistribution et quid du bon fonctionnement des services publics locaux ?

A suivre...