Depuis une semaine, une petite plateforme quasiment inconnue, "Democracia Real Ya" (démocratie réelle maintenant), réussit à mobiliser des milliers de personnes dans les villes espagnoles. Avec un slogan : "Nous ne sommes pas des marionnettes entre les mains des banquiers et des politiciens". "Démocratia real ya" a réussi la première manifestation de dimanche en la convoquant via les réseaux sociaux et par des réunions locales.

L'exemple des révolutions arabes est dans toutes les têtes. Et l'Espagne, est peut-être en proie à un bouleversement politique. Un mouvement populaire est né, jusqu'où ira-t-il ? Les slogans parlent d'eux-mêmes : "Si le peuple ne se bat pas, les politiciens ne les écoutent pas", "Votre crise, nous ne la paierons pas", "Ne votez pas pour eux". Des slogans qui viennent en écho récents des révolutions arabes et plus lointains des révolutions citoyennes d'Amérique du Sud qui avaient ouvert le bal des soulèvements contre les politiques d'ajustement du FMI.

Le PSOE est fort inquiet car ses dirigeants ont parfaitement saisi qu'ils sont les principaux visés par le mouvement du 15 mai. Les élections ont lieu dimanche 22 mai. A suivre...

En Italie, c'est la Gauche de gauche qui dimanche dernier a créé la surprise à la sortie des urnes. Non seulement Berlusconi vient de subir une défaite électorale importante mais dans son sillage la Ligue du Nord xénophobe et ultra-libérale enregistre de sérieux revers. Bonne nouvelle donc!

Mais la bonne surprise vient de Pisapia, le candidat de Rifondazione, responsable de la Commission d'enquête sur les violences policières lors du Sommet du G8 de Gênes, qui est en ballottage favorable à Milan, la ville du Cavaliéré. La Gauche de gauche est donc de retour en Italie aussi. A suivre dimanche...