Bonheur et soulagement d'apprendre la libération d'Hervé et Stéphane. C'est Clémentine Autain qui me l'apprend mercredi avant le meeting où elle va prendre la parole. Un frisson de joie me parcourt, rien, non rien n'est plus important!

Ils ne l'ont pas souhaité, ni recherché, mais ils viennent à ce moment et à juste titre de rentrer dans le Panthéon du journalisme. On va retenir leurs noms, à leur corps défendant c'est sûr. Ils connaissaient les dangers de la quête d'informations, n'en déplaisent à Mr Guéant. Ils savaient aussi que leur acte,courageux, était la condition pour que nous connaissions la réalité d'un monde en convulsion. Informer, c'est permettre à ses semblables de devenir des citoyens. Cacher, taire, c'est rabaisser les hommes et les femmes au rang de sujets. C'est ce qu'attendent les terroristes de tout poil. Tous deux, ont d'ailleurs assuré qu'ils éprouvaient "plus que jamais" l'envie de faire leur métier et que les journalistes se devaient d'aller en Irak ou en Afghanistan, zones de conflits à risque.

Nous avons été fiers de manifester à chaque fois que nécessaire, à l'Hôtel de Ville, notre solidarité avec Hervé et Stéphane. Car la liberté d'informer doit être défendue comme l'air que nous respirons. Et c'est avec une immense joie que nous avons fait tomber le calicot installé depuis leur captivité sur la façade de la Mairie.