En propos liminaires le Maire rappelait que cela faisait le 38 ème parrainage d'enfants que nous faisions en Mairie. Beaucoup sont aujourd'hui sortis d'affaire. Notre démarche a une certaine efficacité. Nous souhaitons vivement que la famille
Youssounov  connaissent ce dénouement heureux car aujourd'hui toute la famille est plongée depuis des mois dans la peur, l'angoisse et la déprime. C'est ce qu'on fait vivre aux parents et bien sûr à leurs enfants durant des mois et parfois des années. Comment se construire normalement quand le doute, la peur et la déprime minent un père et une mère? C'est donc le courage de cette grande soeur, collégienne au Val d'Huisne, tête de file d'une fratrie de 6 enfants qui me submerge ce soir. Lorsque j'ai reçu sa maman et son papa , elle passait des épreuves du Brevet des Collèges. Les résultats tomberont demain, et dans mon dos je croise les doigts.

Les Youssounov sont tchétchènes. Alors que les sbires de Kadirov viennent jusqu'ici semer la peur, sans vergogne les conditions de régularisation des tchétchènes se durcissent parce que la situation serait là-bas "normalisée".
Bernard Lebrun, pour RESF, a aussi rappelé les effets inhumain de « Dublin II » qui renvoie les demandeurs d'asile dans le pays de la communauté européenne où  ils sont arrivés. Comme beaucoup de ressortissants du Caucase sont arrivés par l'Autriche, c'est donc en Autriche qu'ils sont renvoyés, alors que les autorités autrichiennes refoulent 75 % des sans papiers vers leur pays d'origine. Les conséquences sont donc dramatiques pour des ressortissants tchétchènes menacés d'être renvoyés en Russie.
Alors, raison de plus pour que le regard bleu de notre collégienne restent des nôtres.