Quelques 2500 personnes, parents d’élèves, enseignants public-privé, lycéens, élus, ruraux-urbains, se sont retrouvés pour manifester contre la politique actuelle du gouvernement qui vise à sacrifier l’éducation de nos enfants sous l’autel de la seule rentabilité.

Suppression de postes, classes surchargées, classes fermées, écoles fusionnées, recrutement « hasardeux » de personnes sans qualification via Pôle Emploi ou le boncoin.com, la liste est longue…

Si nous avons obtenu gain de cause pour l’école Jean Mermoz, située en Zone d’Education Prioritaire (ZEP), au Mans, d’autres combats subsistent notamment à Trangé ou à Guécélard dont le Maire faisait partie du cortège.

Ce dernier alertait sur l’urgence des suppressions qui ne sont plus possibles, ni pour les enfants, ni pour les communes rurales, qui ont plus que besoin de leurs écoles. Et d’annoncer que Guécélard va porter un mouvement en commun avec Trangé pour demander un demi-poste à l’Inspection Académique, en plus d’alerter l’association des Maires ruraux de France.


 

Et face au mal-être général, Sarkozy ne trouve rien de mieux que de sombrer dans la provocation, en prenant à témoin, contre les enseignants, les salariés d'une usine en Picardie : « Mon devoir est d'abord de penser aux ouvriers et aux cadres qui  se sont lancés dans la compétition internationale (...). Les fonctionnaires ont un travail difficile, mais ont un statut qui les protège». Minable, et qu'on le "dégage" au printemps!

 

Côté Front de Gauche, nous avions organisé une saynète d’un instituteur, muni de son tableau pour dispenser des leçons de morale, à l’instar de son Ministre.

Cette animation a eu un grand retentissement auprès des manifestants qui, bien souvent, se sont arrêtés pour assister à l’intégralité de la saynète (cf. les photos ci-dessous).

 


Plus que jamais, notre pays a besoin d’une éducation forte qui doit être financée à la hauteur des enjeux qu’elle représente. Parce que l’éducation n’est pas une dépense mais un investissement sur l’avenir, nous nous opposerons toujours,  et avec vigueur, à la politique de casse de l’éducation. Il ne faut rien lâcher et on ne lâchera rien !