En déclarant sur France-Inter mercredi 30 novembre que le gouvernement réfléchissait à « un plan épargne éducation » aidé par l’Etat pour que les parents préparent dès la naissance les études de leurs enfants, le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche Laurent Wauquiez veut lester chaque berceau d’un emprunt individuel en guise de faire-part libéral.

Le nouveau modèle en matière d’éducation devrait donc être les Etats-Unis, précurseurs en la matière. Belle perspective que celle d’une société injuste et inégalitaire où les familles doivent emprunter dès la naissance pour couvrir des frais d’inscription qui peuvent dès lors exploser !

C’est le retour du chèque éducation, vieille lubie libérale, sous une forme à peine voilée. De l’Université aujourd’hui jusqu’à la maternelle demain, il viserait grâce à l’autonomie des établissements, la destruction de la carte scolaire et la marchandisation savamment orchestrée par les libéraux, à transformer les familles en consommatrices d’éducation au royaume de la concurrence libre et non faussée.

Pour cette droite bouffie d’individualisme, la réussite ou l’échec devraient désormais reposer sur les seules épaules des enfants et des familles. Le Parti de Gauche y oppose frontalement l’ambition de la réussite de toutes et tous, seul passage obligé vers la démocratisation.

Pour nous, l’éducation est notre richesse. C’est un investissement que nous voulons assumer collectivement pour le futur de notre pays. Il n’est pas de dette qui vaille en la matière et surtout pas celle que l’on ferait endosser par les familles pour mieux instaurer un système à deux vitesses