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Sommet de Durban : de l'élasticité du temps et des pleurs du ciel

Voilà, c'est fait. Un nouveau Sommet sur le climat s'achève. Et lui succède l'habituel cortège d'analyses aux antipodes les unes des autres. Les uns se congratulent quand les autres se désespèrent. Où est la réalité ? Faut il se réjouir ? A t on progressé à Durban ?

De l'élasticité du temps. Les organisateurs sud-africains ont parait il multiplié les "indabas", un terme d'origine zoulou qui désigne des conférences basées sur la culture du consensus. A l'opposé de la culture occidentale d'efficacité et de décisions à trancher dans un temps contraint. Résultat : le Sommet s'est achevé 36 heures plus tard qu'annoncé, provoquant crises de nerfs, chaos d'agendas d'occidentaux pressés et reports de billets d'avion. 

Comme l'impression que l'Histoire des négociations sur le climat bégaye. Un accord qui réaffirme les mécanismes du marché carbone, dont on sait la puissance à alimenter la bulle spéculative et l'impuissance à réduire les émissions de gaz à effet de serre. La réaffirmation d'un Fonds Vert destiné aux pays les plus menacés, déjà acté à Copenhague avec un objectif de 100 milliards par an an après 2020, mais dont on ne sait toujours pas comment il sera alimenté. Un accord signé par 190 pays, dont la Chine, l'Inde et les États Unis, certes... Qui vise pour 2015 l'établissement d'un prolongement du protocole de Kyoto, seul accord contraignant à ce jour, d'accord. Mais sans contrainte juridique, et sans nouveaux engagements chiffrés de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Aux dernières nouvelles, le monde continue de s'acheminer vers une hausse de la température globale de plus de 3°C. Et ce matin, le ciel pleure.

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