Ce midi, devant la Préfecture, 150 personnes ont répondu présents à l’appel de la CGT pour un rassemblement contre le sommet « anti-crise », ou plutôt anti-social de Nicolas Sarkozy.

Et c’est donc en instrumentalisant la crise et le déficit de compétitivité que Sarkozy a mis en avant sa recette ultra-libérale à travers sa TVA sociale et la flexibilité du travail.

Dérèglementation du travail, travailler plus, gagner moins, le sourire de L. Parisot, patronne du MEDEF, était éclatant à l’issue de ce sommet.

Nicolas Sarkozy en appelle à la nécessité urgente de répondre à la crise mais ne propose rien de concret contre les plans sociaux, les délocalisations et la précarité.

Au contraire, pour masquer son bilan catastrophique en matière de chômage, il nous annonce la généralisation de « l'activité partielle » sans contrepartie des entreprises et de nouvelles obligations pour les chômeurs sous couvert de formation pendant « le temps libre forcé ». Les quelques mesurettes, contrats aidés, formations, embauches à Pôle Emploi (mais sous quel statut ?) se feront à budget constant.

En résumé : hausse de la TVA, baisse des salaires, aggravation de la précarité et de nouvelles exonérations sociales.

Ce n'est qu'un début, il nous promet « une fin de mois difficile » lorsqu'il nous présentera l'addition de ses mesures d'austérité et de régression des droits sociaux.

C’est un combat long et âpre que toutes les forces progressistes de ce pays auront à combattre dans les mois à venir…