Le Mans, mercredi 18 juillet 2012,

Le Gouvernement a annoncé sa décision de réviser le programme de construction des Lignes à Grande Vitesse (JGV) sur le territoire français.

La LGV Bretagne-Pays de la Loire serait concernée par cette révision, pour la partie de prolongeant au-(delà de Rennes vers Brest.

C’est plutôt une bonne nouvelle tant ce projet est disgracieux et de plus en plus inutile vu le temps gagné prévu initialement grâce à la nouvelle infrastructure, et revu à la baisse depuis.

Le Gouvernement ferait bien aussi de se pencher sur le montage du partenariat public-privé (PPP).

Comme tous les partenariats public-privé, celui-ci a toutes les chances d’offrir son lot de surprises « financières » pour les finances publiques dans quelques temps.

Ce montage a, dans une première phase de réalisation, quelques intérêts puisqu’il permet à l’Etat de ne pas supporter tous les investissements pais par la suite et sur la durée de la concession, c’est une autre affaire !

Le Gouvernement a fait le choix de remettre à plat les PPP du « Plan Campus » ; il serait bien inspiré d’en faire autant pour le financement des grandes infrastructures comme la LGV.

L’idée d’un moratoire défendu par Alto est de ce point de vue très opportun comme pour Notre-Dame-des-Landes.Ca, nous rappelons que nous avons toujours été opposés au contournement du Mans et que nous proposons de fait par l’abandon de ce projet une économie de taille.

Il est indispensable de rappeler que le contournement du Mans avec le prolongement Connéré-La Milesse ne se justifie pas puisque d’un point de vue infrastructurel, il n’offre un gain de temps pour Nantes que de 8 minutes seulement, et que par ailleurs, le site du Mans peut être amélioré afin que les dessertes TGV se poursuivent en ce lieu efficacement.

Enfin, le contournement du Mans fragiliserait la position économique de la ville alors même qu’un lifting de la gare et de ses alentours doit développer un pôle tertiaire ambitieux et prometteur d’emplois.

Il nous emble encore plus opportun au jour d’aujourd’hui de mettre en avant et de défendre l’alternative du TGV pendulaire comme la solution de modernisation et de dynamisme du réseau ferroviaire et comme la solution présentant le meilleur ratio coût économique et efficacité du service public.

 

Patrice PERDEREAU

Pour le groupe des élus Progressistes-Parti de Gauche du Mans