Le blog des élus Progressistes - Parti de Gauche lance sa nouvelle rubrique intitulée "Questions à ..."

Dans cette rubrique, il s'agit de poser des questions à des acteurs (politiques, syndicaux, universitaires,...) qui permettent d'apporter un éclairage sur des dossiers liés au territoire de notre agglomération, et ce en raison de leur profession et de leurs responsabilités.

 

 

 

Et nous inaugurons cette rubrique avec Samuel Depoix, Secrétaire général de la CGT Cheminot 72.

 

 

 

 

1. Nous avons appris que l'électrification des Ateliers SNCF du Mans était remise en cause malgré un accord entre les collectivités territoriales et la SNCF. Pouvez-vous nous dire quelles sont les raisons ?

La SNCF argumente cette décision par un retour sur investissement insuffisant. Ainsi, elle abandonne l'idée d'une maintenance légère des TER sur le site du Mans, sans tenir compte de l'éventualité de nouvelles circulations périurbaines.

2. Comment envisagez-vous la suite du dossier ?

La CGT considère qu'avec son étoile ferroviaire à 5 branches, Le Mans doit pouvoir jouer un rôle dans le domaine de la maintenance des TER. Aujourd'hui, nous savons que les sites de Nantes, de Rennes et Saint-Pierre-des-Corps ont du mal à assurer les charges de travail. Cette situation risque même de se dégrader avec l'accroissement des trafics.

J'ajouterai que nous attendons les conclusions de l'étude socio-économique menée par la Région, sur le développement du périurbain et des dessertes de TER, pour mener une démarche syndicale constructive. Dans l'optique de l'augmentation de trafics liés au contournement du Mans par la LGV et au fait que des sillons seront libérés. Nous sommes convaincus que la maintenance doit être réalisée sur le site du Mans.

Enfin, la CGT continuera de porter ses revendications, et lors du prochain Comité de pilotage du 30 octobre prochain, nous allons insister pour que les engagements de la SNCF vis-à-vis des élus politiques soient respectés.

 

 

3. Ceci s'ajoute à l'état des voies de la gare de triage du Mans où les cheminots rencontrent des difficultés supplémentaires pour exercer leur métier. Quelles sont-elles ? Quels moyens supplémentaires revendiquez-vous auprès de votre Direction ?

Les cheminots rencontrent des difficultés pour acheminer les trains en gare, à cause de la vétusté des installations qui entraine des restrictions de circulations et de manoeuvres.

Cet été, 7 voies du relais sur 29 ont été fermées partiellement ou totalement à la circulation, notamment parce qu'elles ne répondaient plus aux normes de sécurité. A cela, il faut ajouter 3 voies sur 6 du garage TER qui étaient interdites.

Nous demandons donc des moyens humains, car l'entreprise a considérablement réorganisé les Chantiers de l'Equipement par des suppressions de postes qui ont mécaniquement augmenté les délais d'interventions. De plus, si la SNCF met en place des travaux de grande ampleur sur tout le territoire, elle doit aussi investir dans l'entretien courant. Il faut donc aussi des investissements.

4. Enfin dernière question, que pensez-vous du projet de port-sec sur le site du triage du Mans ?

Nous ne disposons pas d'éléments nous permettant de donner un avis sur ce sujet. Pour notre part, la CGT revendique la rénovation et l'électrification de la ligne Caen-Le Mans-Tours, la remise en état du triage du Mans, le retour du Fret SNCF à travers le wagon isolé pour desservir les PME sarthoises à commencer par celles où des embranchements sont existants et enfin, une meilleure complémentarité des modes de transports FER-route pour éviter des aberrations environnementales comme celle des carrières de Voutré, sur notre département.

Entretien avec Samuel Depoix du mercredi 10 octobre 2012