Face à la pénurie actuelle et à venir du nombre de médecins généralistes en Sarthe, les élus Front de Gauche ont proposé qu’un groupe de travail ouvre une réflexion sur le dispositif des centres de santé.

Précisons que la Sarthe compte 117 médecins généralistes pour 100 000 habitants, ce qui la place en-dessous de la moyenne nationale s’élevant à 151 médecins pour 100 000 habitants. Le phénomène n’est pas que rural : Le Mans connait des problèmes de recrutement pour remplacer les généralistes partant à la retraite.

En ce qui concerne la formation de futurs médecins, l’Université du Maine et le Centre Hospitalier, avec le soutien de Le Mans Métropole, ont développé, en partenariat avec l’Université d’Angers, une première année en médecine. C'est un bon début et il ne faut pas s’arrêter là ! Il serait nécessaire de libérer le numérus clausus au niveau national, mais ayons présent à l’esprit qu’il faudra huit ans pour former un médecin.

Au niveau local, il est possible d’envisager la création de centres municipaux de santé qui ont fait la preuve de leur efficacité depuis longtemps en région parisienne, et depuis peu dans le Nord de la Sarthe, d’autant qu’il va falloir faire face à l’évolution des besoins de santé de populations aux maladies chroniques et aux poly-pathologies chez des patients toujours plus âgés.

De tels centres permettent à la fois de rapprocher l’accès aux soins à nos concitoyens les plus modestes, de développer la prévention (parent pauvre de la santé dans notre pays) et de satisfaire la pratique de nouvelles générations de médecins de plus en plus désireux d’évoluer en structures qui allient salariat et travail en équipe.

Les centres municipaux, comme services publics locaux de santé, offrent une place unique dans le système de santé, avec des actes médicaux qui suivent strictement les conventions tarifaires, sans dépassement d’honoraires, et fonctionnent au tiers-payant.

En conclusion, les élus Front de Gauche ont donc proposé d’étudier la création de centres de santé comme un des éléments de réponse à la désertification médicale, ou alors comme élément de couverture publique des besoins de santé de la population sans discrimination et quasiment gratuite.

Maryse BERGER