Journée internationale des droits de l'enfant

Et de cinq! C'était le cinquième arbre que nous plantions, ce mardi 20 novembre, pour célébrer la Journée Internationale des Droits de l'Enfant. L'initiative revient à la Jeune Chambre Economique de la Sarthe qui m'avait sollicité en 2007. Depuis, un nouvel arbre par an est planté,par une école des Sablons, qui va illustrer pour les générations futures un droit sur le parcours pédestre de l'Arche de la Nature:la santé et le droit à être soigner était à l'honneur. Et c'est un jeune chêne des marais qui en témoignera pendant longtemps. Cette année, j'étais accompagné de mon collègue Claude Jean, l'occasion de rendre visite aux quatre premiers arbres et de lire avec les élèves de Gérard Philippe les droits associés et d'en discuter ensemble quelques minutes. Encore cinq années et nous aurons fini notre allée des Droits de l'Enfant. J'espère que le Maire de l'époque viendra le planter lui même et en profitera pour baptiser cette promenade ainsi.
Rencontre avec un militant sahraoui, torturé



                  Mustapha Abdeddaim au côté du rapporteur des Nations Unies, Juan E. Mendez

Moment poignant et témoignage insoutenable lors de cette rencontre avec Mustapha Abdeddaim, un intellectuel sahraoui, libéré de prison le 27 octobre 2011 après 3 années de détention au Maroc et victime de tortures. Le témoignage que j'ai entendu de cet homme, à la voix si faible lorsqu'elle commence à évoquer ces douleurs, a été présenté très récemment au rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture. Un récit qui m'a marqué au fer rouge, pour toujours, un récit nécessaire, mais un récit que je ne voudrais plus entendre de la voix d'un homme.
Mustapha était au Mans, avec la soeur d'un jeune militant mort sous la répression marocaine, à l'invitation de l'Association sarthoise de soutien à la RASD, pour présenter un film, "Le problème", d'un cinéaste espagnol. Le film relate cinq années d'enquête dans le plus grand secret pour témoigner d'un monde, le sahara occidental, ancienne colonie espagnole sous la domination du royaume chérifien, où règne le silence, la peur et l'impunité. Le documentaire a reçu plusieurs prix, dont le prix Amnesty International du Festival de San Sebastian.
Je garderai pour moi les tortures subies par Mustapha, mais j'ai besoin d'évoquer cette pancarte qu'il a du porter comme tous les détenus sahraouis: "Fils maudit du royaume". Elle témoigne bien que la liberté d'un individu et celle d'un peuple sont indissociables et relève du même combat.
Je suis assez fier dans cet instant du choix qui a été fait par R. Jarry, et renouvelé par l'actuelle majorité, d'engager Le Mans aux côté de ce peuple du désert.