Communiqué de presse

 

Pas de suppression au Mans : Renault doit honorer ses engagements !

La suppression de 15 % des effectifs (7500 postes) annoncée pour 2016 par la Direction nationale de Renault fait naître des inquiétudes légitimes chez les salariés du site du Mans.

Cette même Direction ajoutant, comme forme inacceptable de chantage, qu’elle fermera un site si les syndicats ne signent pas un accord de compétitivité qui, comme en Espagne, fera reculer les droits des salariés. Voilà une entreprise qui saura se servir « à merveille » des accords de flexibilité voulus par le MEDEF si le Parlement les adopte !

Simples variables d’ajustement des crises dont ils ne sont pas responsables, les salariés  de Renault, et les sous-traitants, payent des erreurs industrielles de gamme, les délocalisations, et le désinvestissement continu en France alors même que Renault fait des profits et a largement profité d’aides publiques comme la prime à la casse, le crédit impôt-recherche et les aides économiques des collectivités territoriales.

Avec ce  plan social, c’est à la clé une économie de 400 millions d’euros alors que les dividendes (en hausse) versés aux actionnaires s’élèvent à 324 millions d’euros en 2012 pour l’exercice 2011. Et ceci sans compter sur le free cash flow de l’entreprise, c’est-à-dire sa capacité d’autofinancement, qui s’élève à 1 084 millions d’euros fin 2011. Les questions quant aux motifs de ces suppressions d’emplois sont donc nombreuses !

En septembre 2012,  le groupe des élus Progressistes-Parti de Gauche de l’agglomération mancelle a voté contre l’octroi d’une aide économique de 450 000 euros à ACI Renault Le Mans.

Nous estimions que le projet de R&D alors présenté était une stratégie industrielle propre à une entreprise, bénéficiant déjà du crédit impôt-recherche, qui a les moyens de développer  ses recherches sans recourir aux collectivités territoriales, qui plus est en période d’austérité économique.

Plus que jamais, les élus Progressistes-Parti de Gauche de l’agglomération mancelle réitèrent leur proposition de conditionner les aides publiques aux entreprises selon les critères suivants : ne pas distribuer de dividendes et ne pas procéder à des licenciements boursiers…

Le Conseil de Le Mans Métropole, malgré notre opposition, a adopté l’aide à l’ACI considérant qu’elle était assortie d'une création nette de 45 emplois au Mans. Nous allons interpeller le Président de Le Mans Métropole afin que cette clause soit respectée.

Si, en septembre dernier, ACI Renault nous a dit la vérité, alors il ne doit pas y avoir de suppression nette d’emplois sur le site du Mans pendant trois ans. Nous serons vigilants et nous apportons notre soutien aux salariés.

 

Patrice PERDEREAU

Pour le groupe des élus Progressistes - Parti de Gauche du Mans