Eh voilà ! Seulement trois petites semaines de vidéosurveillance et déjà un dérapage grave révélé par l’adjoint au commissaire Chaumard, pas le moins du monde embarrassé, sur les ondes de France Bleu Maine, lorsqu’il affirme l’utilisation en direct des caméras de vidéosurveillance pour la Parade des Pilotes des 24 Heures du Mans et la Fête de la Musique.

Le débat sur l’installation de la vidéosurveillance en centre-ville a pris du temps, et il a permis à toutes les composantes du Conseil Municipal de développer leurs arguments.

Concernant notre groupe, nous n’allons pas tous les restituer, mais juste ceux que nous considérons comme primordiaux et qui nous ont conduit à voter contre.

Nous disions que la pente naturelle de la vidéosurveillance était de demander toujours plus, de l’étendre et de confondre les rôles entre l’Etat et les collectivités territoriales :

 

-          Extension du périmètre géographique à d’autres rues, quartiers, jusqu’à l’ensemble de la ville,

-          Extension des moments de fonctionnements à la journée,

-          Extension technique vers le visionnage en direct, vers la télésurveillance, et demain l’utilisation de logiciel de comportements…

 

Nous avions pronostiqué une pente douce, mais force est de constater qu’il s’agit en fait d’une pente raide, et la ligne rouge a été allègrement dépassée, sans vergogne !

Notre groupe avait retenu le principe de l’utilisation, à posteriori, des images enregistrées entre 21 h et 7 h, et ce dans le cadre d’une enquête judiciaire déclenchée.

Manifestement, ces conditions n’étaient pas réunies pour la Parade des Pilotes des 24 Heures du Mans et la Fête de la Musique.

C’est en fait la télévision en direct et de jour qui est en place ! Les élus ont été trompés !

A ceci s’ajoute le fait que la Ville n’a pas été prévenue de l’utilisation des images en direct. Il a fallu le passage sur France Bleu Maine et le culot du fonctionnaire de police pour l’apprendre. La sémantique ayant également fait partie du débat, le mot vidéosurveillance que nous employons, trouve dans cet exemple tout son sens !!

Un comité de suivi de la vidéosurveillance a été constitué et se réunira très prochainement. Nous ne manquerons pas de nous renseigner auprès de la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) pour savoir si ce qu’il vient de se produire est légal.

Le Préfet de la Sarthe et le commissaire de police Chaumard ont été pris la main dans le sac !