Ce petit rappel de ce que les élus ont adopté est utile :

 

« Le Conseil Municipal du Mans a opté pour le système de vidéo-surveillance avec enregistrement des images sans exploitation en temps réel par la collectivité. Les images enregistrées ne sont regardées qu'a posteriori dans le cadre d'une procédure judiciaire. »

Dans un précédent billet, faisant suite aux révélations du Commissaire Carabin sur les ondes de France-Bleu-Maine, nous parlions d’un « dérapage ». Nous pensions vraiment que le comité de pilotage ferait le clair et proposerait de rétablir le dispositif dans son fonctionnement  tel qu’adopté par le Conseil Municipal. Hélas, il n’en a rien été ! Il a même été mis au vote un avis proposant une extension épousant l’usage décrit par le commissaire.

Nous avons certes appris qu’il s’agissait « d’un cafouillage » pendant une période de test. Mais, pour annoncer  immédiatement qu’une convention  entre la ville et le commissariat était en cours d’élaboration pour permettre l’utilisation en direct de la vidéo-surveillance depuis le commissariat et  de jour aussi, sur autorisation du Préfet, en cas de troubles graves. Cafouillage vraiment? Pas certain, car les travaux d’écriture de la convention correspondent bien aux « essais » en cours et relatés par la « bévue » verbale du commissaire. A aucun moment pourtant, nous n’avions évoqué une éventuelle convention entre la ville et la police lors de nos débats et dans la délibération du Conseil.

 

Il y a comme un air de tromperie qui flotte sur ce dossier. Nous avons défendu l’idée que la pente naturelle de la vidéo contraindrait les élus, sous la pression des événements et des pressions diverses, à étendre géographiquement et techniquement le dispositif. Jamais nous n’avions imaginé que sans pressions extérieures, on procéderait à cette extension si rapidement. Eh bien c’est fait !

Nous avons bien été quelques-uns  à proposer qu’avant le vote de la convention, décrivant l’extension du dispositif,  on s’en tienne à la délibération des élus mais refus… Le système va donc fonctionner en contradiction avec ce que le conseil a adopté…

Nous avons le sentiment que ce débat et ce dossier ont avancé en intention masquée et c’est fort désagréable.