Nous sommes à la fin du mois de juillet. Les juilletistes et les aoûtiens se croisent sur l’autoroute des vacances ! Qu’elles se terminent pour les uns ou qu’elles débutent pour les autres, il faut passer par les péages !

Quel que soit le sens des déplacements, c’est le jackpot pour Vinci (Cofiroute et Autoroutes du Sud de la France), Eiffage et Abertis dont les tarifs des péages sont de plus en plus difficiles à supporter pour les familles.

La Cour des Comptes a dénoncé récemment l’augmentation excessive des péages autoroutiers français, et a même pointé la faiblesse de l’Etat face à Vinci, Eiffage et Abertis pour négocier des tarifs au bénéfice des usagers.

L’évolution de ces tarifs entre 2006 et 2011 illustre bien les conclusions du rapport de la Cour des Comptes. Quand les tarifs des péages en France ont augmenté de 20 % entre 2006 et 2011, l’inflation n’était que de 8 % sur cette même période.

Vinci, Eiffage et Abertis justifient ces hausses par les investissements réalisés dans les travaux d’entretien et de développement des autoroutes.

Mais normalement, ce sont bien les bénéfices de ces sociétés qui doivent financer les investissements ?!

Alors, comment expliquer la hausse continue des tarifs de péages alors que ces sociétés ont engrangé 7,5 milliards d’euros de péages pour la seule année 2011 ?

Cette pratique est d’autant plus insoutenable que Dominique de Villepin, alors Premier Ministre, a vendu pour une bouchée de pain (11 milliards d’euros) notre réseau autoroutier en 2005. Ce n’est pas très cher pour un réseau qui a été entièrement construit par l’Etat, et donc les contribuables !

Le Parti de Gauche de la Sarthe voit dans ces hausses successives une autre réalité : le versement démesuré de dividendes aux actionnaires dans le but de satisfaire leur appétit gargantuesque.

En Allemagne, les autoroutes sont gratuites et ne souffrent pas du manque d’entretien. Un automobiliste autrichien doit s’acquitter d’une vignette de 80 euros pour utiliser, à l’année, des autoroutes qui sont en très bon état. Nous sommes bien loin de cette situation en France.

Le Parti de Gauche demande à ce que le réseau autoroutier français soit renationalisé pour casser la spirale du toujours plus cher, et éviter que les sociétés privées ne fassent un pactole juteux sur le dos des usagers français.

  

Patrice PERDEREAU