Les échauffourées survenues récemment à Trappes ont donné du grain à moudre aux médias, peu scrupuleux, de s’éparpiller en commentaires nauséabonds (immigration, islam) sur l’origine de ces événements.

Afin de conforter le sentiment anti-banlieue dans l’opinion publique et dans une démocratie d’opinion, les « éditocrates » s’en sont donné à cœur joie !

Mais auraient-ils oublié, volontairement ou non, que le problème des quartiers populaires n’est pas tant l’immigration ou l’islam, mais plutôt la crise sociale.

Bien évidemment, d’une ville à une autre, les problèmes sont de diverses natures et l’ampleur plus ou moins importante. Mais il y a bien un dénominateur commun à ces quartiers : celui de l’éloignement de la République.

Chômage de masse, précarité, paupérisation et destruction des services publics sont des réalités subies par les habitants et les familles de ces quartiers.

Au contraire de Sarkozy et de Valls, la répression policière comme unique solution aux problèmes affrontés dans ces quartiers ne nous convainc pas du tout.

C’est par l'emploi et le redéploiement des services publics, dans le logement, dans la santé, dans l’éducation, dans l’enfance, dans l’aménagement du territoire, dans la culture, et dans le sport, que des solutions globales existent. C'est donc par une politique qui tourne le dos à l'austérité qu'une solution est envisageable sans quoi, comme en Grèce et ailleurs, ces événements se multiplieront.

Ensuite, c’est en recréant un tissu social et du vivre ensemble que des solutions de pacifications et d’équilibre dans ces territoires peuvent être trouvées.

Il est urgent que la République réinvestisse les quartiers populaires et il revient au gouvernement Hollande d’inverser la logique  qui a consisté à abandonner ces lieux de vie et d'opérer une rupture avec les précédents gouvernements Sarkozy.

C'est à ce prix que la gauche retrouvera ses soutiens dans les quartiers populaires.