Malgré des médias nationaux qui n’ont cessé de minorer l’ampleur des manifestations, la première journée de mobilisation contre la réforme injuste des retraites a bien été un succès : 400 000 personnes en France et plus de 4000 personnes au Mans.

Syndicalistes, membres de parti politique de gauche, jeunes et anciens, hommes et femmes, ont manifesté contre cette réforme qui n’est pas de gauche puisqu’elle ne va pas dans le sens du progrès pour tous, mais profite bien au patronat.

Ce sont 2,6 Mds de cadeaux sur les retraites qui arrivent après les 20 Mds offerts sur la compétitivité !!

C’est inouï pour un gouvernement de gauche sur un dossier aussi emblématique que celui des retraites…

Cette réforme porte un coup fatal à tous les français qui ont moins de 40 ans. En effet, avec l’allongement de la durée de cotisation à 43 ans, il est impossible de bénéficier d’une retraite à taux plein terminer sa carrière professionnelle à 70 ans, surtout quand le marché impose des études longues aux futurs travailleurs.

Qui peut imaginer un professeur tenir ses classes à 68 ans ?!!! Qui peut imaginer des professionnels de la santé administrer des soins aux patients à 68 ans ?!! Ces deux exemples suffisent à démontrer l’absurdité de cette réforme !

Et on comprend bien que le gouvernement Ayrault s’inscrit dans les pas des gouvernements Fillon et entend ainsi poursuivre la libéralisation du régime des retraites via un système de capitalisation individuelle… ce qui n’est pas tolérable dans une société riche comme la nôtre !

Non la réforme du gouvernement Ayrault n’est pas bonne !

Non la réforme du gouvernement Ayrault n’est pas une réforme de gauche !

Cette journée du mardi 10 septembre n’était que le début de mobilisations bien plus amples à venir dans les semaines prochaines, où nous continuerons à montrer notre détermination à combattre une réforme injuste imposée par Bruxelles.

Elle entérine la réforme Sarkozy alors que Jean-Marc Ayrault, alors Président du groupe PS à l’Assemblée Nationale, et François Hollande, député de Corrèze, employaient les mots les plus durs contre cette réforme, pendant que leurs camardes défilaient dans les cortèges comme notre collègue Marietta Karamanli au Mans.