Ce mardi 17 septembre, le Président de l’Université du Maine a tenu une conférence de presse pour faire le point sur la prochaine année universitaire.

Malgré le gel des crédits de l’Etat, la situation financière de l’Université du Maine reste plutôt bonne car elle dispose encore de fonds de roulement. Mais depuis la loi relative aux Libertés et aux Responsabilités des Universités (LRU), elle ne cesse d’y puiser pour boucler son budget.

Alors l’avenir est moins radieux, nous dit l’équipe présidentielle, car l’Université du Maine n’aura bientôt plus à disposition ce fonds de roulement. En effet, la LRU du gouvernement Sarkozy et  les Responsabilités et Compétence Elargies (RCE) rendront la situation critique en 2016.

En terme d’effectifs, l’Université du Maine est sous dotée de 160 postes (corps enseignants et corps des agents techniques) et fonctionnent essentiellement en recrutant des enseignants contractuels, en tant que vacataires, qui sont rémunérés à l’équivalent SMIC.

Ce contexte austéritaire défavorable n’empêche pourtant pas de voir les effectifs étudiants de l’Université augmenté cette année, et ce depuis 2007. L’Université du Maine développe davantage ses formations d’enseignements supérieurs, en médecine et en langues étrangères notamment, et poursuit ses efforts d’investissements dans les locaux abritant le département de maths et l’institut du risque et de l’assurance (IRA), ainsi que le Centre de l’International et des Langues (CIEL). Le classement de l’Université du Maine s’est amélioré, passant au 11ème rang des villes moyennes.

Mais ces résultats sont le fait d’une gestion prudente et maîtrisée propre à la direction de l’Université du Maine !

Et si l’Etat soutenait mieux l’enseignement supérieur et la recherche publics ! Nous pouvons donner une piste très radicale qui consiste par exemple en une remise à plat totale de la niche fiscale que constitue le Crédit Impôt Recherche (CIR).

Les 5 Mds d’euros dépensés en 2011 par l’Etat, via ce dispositif CIR, auraient donné une belle bouffée d’oxygène aux universités, plutôt que de rentrer dans les caisses des entreprises qui, selon un rapport de la Cour des Comptes, l’ont utilisé comme un outil d’optimisation fiscale frauduleux.