Le candidat Hollande avait promis dans sa proposition 22 la construction de 2,5 millions de logements intermédiaires, sociaux et étudiants, dont 150 000 logements « très sociaux » pour lutter contre la spéculation sur les loyers.

Car la réalité est incontestable, la crise du logement, qui est d’abord une crise locative, touche les familles les plus modestes (familles monoparentales et familles nombreuses).

Le projet de loi Duflot II n’est pas assez ambitieux, l’Etat continuant à diminuer ses aides à la construction de logements sociaux. Les associations qui œuvrent localement pour des solutions d’hébergement d’urgence en font malheureusement les frais au quotidien.

Dans notre ville, l’association Tarmac et le 115, dont les missions sont de régler les problèmes urgents d’hébergement, ont récemment tiré la sonnette d’alarme sur les difficultés auxquelles elles sont confrontées : suppression de moyens financiers et manque de solutions d’hébergement. Les demandes d’hébergement en urgence ayant augmenté de 30 % depuis 2012.

Bon nombre de personnes, de familles en demande d’asile, se retrouvent dans des situations de souffrance inacceptables, et ce malgré le dévouement des travailleurs sociaux.

Pourtant, à la vue du taux de logements inoccupés, des solutions existent, et l’Etat, via la Préfecture de la Sarthe, peut engager des conventions de partenariat avec les bailleurs afin de dédier des logements à l’hébergement d’urgence.

De manière plus générale, l’Etat doit assumer ses responsabilités en consacrant les moyens nécessaires à la résolution de situations familiales dramatiques et le Gouvernement honorer ses promesses en engageant une véritable campagne de construction de logements sociaux par un financement via la Caisse et des Dépôts et Consignation.