L’annonce des fermetures du foyer l’Etape et du lieu d’accueil La Flambée, les difficultés rencontrées par le 115 et le SIAO (service intégré d’accueil et d’orientation) ne sont dernièrement pas passées inaperçues.

Le personnel du 115, pourtant aguerri et formé à traiter des situations d’urgence et de détresse, a eu le courage d’alerter publiquement mi-septembre de son quotidien de plus en plus difficile car confronté à des restrictions budgétaires et à des exigences administratives.

La presse a fait écho de la situation des différents dispositifs d’accueil et d’hébergement d’urgence malmenés dont les missions sont remises en cause.

Jeudi 26 septembre, un certain nombre de personnes, des associations, les syndicats ont manifesté devant le bar « La Flambée », rue des ponts neufs pour dénoncer un durcissement des conditions d’accès et un appauvrissement des moyens financiers pour l’hébergement d’urgence.

Thierry Samain, délégué CGT, a eu raison de souligner qu’au travers de ce rassemblement « il s’agit de sensibiliser la population qui a de quoi vivre, à l’abandon des populations qui n’ont rien ».

Car, en vérité, nous sommes nombreux à méconnaître le travail de ces structures. Encore plus nombreux sommes nous à ne pas avoir conscience (ou à ne pas vouloir voir) que ces structures viennent en aide à des hommes, des femmes, des enfants, parfois des bébés.

Personne n’est à l’abri un jour de connaître les mêmes difficultés sociales. Face à la montée de la pauvreté et la précarité, la solidarité ne doit pas être un vain mot. Il est urgent de protester contre cette remise en cause sous-jacente de notre système de prise en charge collective.

L’état et les collectivités locales doivent poursuivre leurs interventions afin de garantir un niveau de solidarité qui puisse protéger les plus vulnérables. Avec d'autant plus d'urgence à l’approche de l’hiver !